‹ Le peuple hier, aujourd'hui,demainChapitre 3 sur 11 · RUE MADAME X RUE DE RENNES · texte numérisé non relu

RUE MADAME X RUE DE RENNES

« L'économie politique s'occape assez, en général, des causes qui développent la richesse des nations ; eUe songe trop peu à celles qui produisent et entretiennent la mis^ des Peuples. »

I. L'étude qui va suivre a des rapports si intimes avec les deux sujets qui m*ont occupé Tau dernier, qu'elle semble en être le complément nécessaire.

J'ai considéré la popalatlon dans les phases diverses de son développement, de sa progression ; je Tai montrée dans les nécessités de son existence , dans le traTall ; c*est dans la vie sociale qu'il faut maintenant l'observer.

Une époque qui est déjà loin de nous a vu surgir de nombreux travaux ayant pour objet la défense des intérêts du peuple; mais les points de vue divers sous lesquels était envisagée la question , ont conduit à des déductions erronées, toutes les fois qu'à son intérêt et son bien-être s'est substitué l'intérêt individuel, l'avantage d'une coterie ou d un groupe social.

Parmi ces livres , vieux de plus de 50 années , il se renconti*e des pages remarquables qu'il m*a semblé bon

de sauver de Toubli , d'autant plus qu'on n'ira plus les rechercher à leurs sources , pour des motifs que je n'ai point à déduire ici.

II. C'est à la suite des hommes éminents qui ii*ont eu à cœur que l'intérôt des classes populaires que je ne cesserai de marcher. Les citations nombreuses qui interviendront seront puisées à des sources dont on ne pourra récuser ni le talent , ni la bonne foi , ni la sincérité ; ce qui viendra d'ailleurs ne sera rapporté que pour en faire ressortir l'erreur et le danger.

Cette masse prodigieuse de l'humanité qu'on appelle le Peuple ne peut plus être aujourd'hui ce qu'elle était autrefois : une machine inconsciente, trop souvent dirigée par des moteurs perfides.

Sans prétendre , avec Siéyès , que le Peuple doit être tout et qu'en réalité il n'est rien , on peut soutenir qu*U est et doit être quelque chose.

En face des efiorts tentés aujourd'hui pour exploiter le Peuple, d'une conspiration immense pour le tromper et l'asservir ; de ces hommes qui le fascinent par de fallacieuses promesses et qui, après s'en être servi comme de marche-pied pour escalader le Pouvoir, le délaissent \x ses misères quand ils n'en ont plus besoin , élevons la voix pour le servir, pour témoigner de ses soufirances une sympathie bien naturelle ; montrons-lui que ses plus dévoués amis ne sont pas ceux qui le poussent à la Révolution, mais bien ceux qui veulent l'éclairer, le

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prémunir contre les dangers qui le menacent et dont il a été dans tous les temps l'inconsciente victime.

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