‹ Le peupleChapitre 112 sur 188 · L'ANIMAL EN RAPPORT AVEC L*ENFANT · texte numérisé non relu

L'ANIMAL EN RAPPORT AVEC L*ENFANT

L'homme se détourne alors , et n'y veut plus voir une âme. L'enfant seul, par Tinstinct ducœur, sent encore une personne dans cet être dédaigné; il lui parle et l'interroge. Et lui aussi , de son côté, il écoute, il aime l'enfant.

L'animal! sombre mystère!... monde immense^ de rêves et de douleurs muettes. . . Mais des signes trop visibles exprlitient ces douleurs, au défaut de langage. Toute la nature proteste contre la barbarie de l'homme qui méconnaît, âvilit, qui torture son frère inférieur ; elle l'accuse devant Celui qui les créa tous les deux !

Regardez saiis prévention leur air doux et fêveur, et l'attrait que les plus avancés d'entre eilk éprouvent visiblement pour l'homme; ne diriezvous pas des enfants doiït une fée mauvaise empêcha le développement, qui n'ont pu débrouiller le premier songe du bèi'ceau, peut-être des âmes punies, humiUées, sur qui pèse une fatalité passagère?... Triste enchantement où l'être captif d'une forme imparfaite, dépend de tous ceux qui Ten^ tourent, comme une personne endormie... Mais, parce qu'il est comme endormi, il a, en récompense, accès vers une sphère de rêves dont nous n'avons pas l'idée. Nous voyons la face lumineuse

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