‹ Le peupleChapitre 124 sur 188 · LE GÉNIE RÉUNIT LES DONS 1U · texte numérisé non relu

LE GÉNIE RÉUNIT LES DONS 1U

simple*. Ces deux hommes, opposés ailleiurs, sont conciliés en lui . Au moment où son critique intérieur semble l'avoir poussé à Tinfinie division, le simple lui maintient Tunité présente. Il jui conserve toujours le sentiment de la vie, la lui garde indivisible. Mais, quoique le génie ait en lui les deux puissances, Tampur de Tharmonie vivapte, Ip tendre respect de la vie sont chez lui si forts, qu'il sacrifierait rétifdç et la science elle-même, si elle ne pouvait s'obtenir que par voie dp d^membreniept. Des deux hommes qui sont ei) liii, il laisserait celui qui divise ; le simple resterait, ayec s» force ignorante de divination et ^e prophétiei.

Ceci est un mystère du coeur. Si le génie, à trjhvers les divisions, les anatomies fictives de la science , conserve en lui toujours un simple, qui ne consent jamais à la vraie division , qui tend toujours à Tunité , qui craint de la détruire dans la plus petite existence, c'est que le propre du génie, c'est l'amour de la vie niême, l'aniour qui fait qu'on la conservet , , et l'amour qui la produit.

1 Le géQie, je le sais, a mille formes. QeUë qae Je donne ici est certainement celle des génies les plus origlnapx, les plus féconds, celle qui caractérise le plus souvent les grands inven^urs. La Fontaine et Corneille, Newton et Lagrange, Ampère et Geoffiroy Saint-Hilaire, ont été en même temps les plus flmpfe^ et l«9 plu^ |u]|til|idetf hommes. .

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