CHAPITRE ym
fi^enfantemeot du géoie, type de reifantement sofial.
Si la perfection n'est point d'ici-bas^ ce qui en approche le plus, c'est selon toute apparence rhomme harmonique et fécond qui manifeste son excellence intérieure par une surabondance d'amour et de force, qui la prouve non-seulement par des actes passagers, mais par.des œuvres immortelles où sa grande âme restera en société avec tout le genre humain. Cette surabondance de dons, cette fécondité, cette création durable, c'est apparemment le signe que là nous devons trouver la plénitude de la nature et le modèle de Tart. L'art social, de tous le plus compliqué, doit bien regarder si ce chef-d'œuvre de Dieu> où la riche divers site s'accorde dans l'unité féconde, ne pourrait lui
LHOimB DB GÉNIE EST PÊCOH IK 9D5
donner quelques lumières sur l'objet de ses recherches.
Qu'on me permette donc d'insister sur le caractëre du génie, de pénétrer dans son harmonie intérieure, de regarder la sage économie et la bonne pofice de cette grande cité morale qui tient dans une âme d'homme.
Le génie^ la puissance inventive et génératrice, suppose, nous l'avons dit, qu'un même homme est doué des deux puissances, qu'il réunit en lui ce qu'on peut appeler les deux sexes de l'esprit, l'instinct des simples, et la réflexion des sages. Il est en quelque sorte homme et femme, enfant et mûr, barbare et civilisé, peuple et aristocratie.
Cette dualité, qui étonne, et qui fait que le vulgaire le regarde souvent comme un phénomène bizarre, une monstruosité, c'est ce qui lui constitue, au plus haut degré, le caractère normal et légitime de l'homme. À vrai dire, lui seul est homme, et il n'y en a pas d'autres. Le simple est une moitié d'homme, le critique une moitié d'homme ; ils n'engendrent pas ; encore moins les médiocres, qu'on pouirait appeler les neiUres, n'ayant ni l'un ni l'autre sexe. Lui, qui est seul complet, seul aussi il peut engendrer ; il est chargé de continuer la création divine. Tous les autres sont sté-
Sm PARCE Qira- réunit LHS I>UÎMA!)CIS9 <w^posées.
rilee^ sauf leA^ moments ou ils se peodpstàtnentpa# Tamour une sorte d'unité double ; leurs aptihidfjs natnreUesi trani^séâ piff 'ld><gé»éi^ioDyiré8tént impuissantes juaqu^à m qu'allés Teneorïtrent Fhomihe complet qui seul » te féconâilii. '• i
Cb n'est pqs topitf^tiilceHè iastintîtis^^ inspi-^ ratrice, ait manqué à tous ces'homtiies^ koÊB' chez msifh rtîfl«iài»iibi«iit6t k glaice<aiiV^^ cit. Le pfivilégedûfénié^ c'est qu'en lui l'imipi^ ration agitparâèrani;4ftr^texîi9n; sa flanknie btele eil'pleine lumière. :To<k seltvalne ehèe les autres^ lèhtemeat^ kteoéssitemdnt ç . l'intemUe les stért^ lise. Le génie ^mUe l'intervalle > joipi 1^ ée^x bouts ^ supp»rîme ie tçmps» 41 est ui> éalaif de l'é^ ternité-.i : ^ ' :
L'instinct, rapide à ce point> touche à l'acte^ et devient acte ; l'idée concentrée mad, «se &ît vi-* vante et engendre. . • . , /Tel autre, aujoiird'hui vulgaire> dvail aussi reçu ai germe cette dusdité féconde des deux personnes^ du simple et 'du critique; maïs sà^mattgaîté natu** relie a àé hotaie heure «détruit l'b^innonie ; dès . leti predûers pas^dans la semiœ/l'pfguéiliart venu> la^ subtilité ; le critique a tuë lé simple. La réflexion, sottement fi^ ^ de sa virilité précoce » a m^risé rinstinet, commie un fiûhle en&nt ; vaiiiteuse, an»*
EN> LUI, hK CRITIÔVE m TUE POINT L'INSPlBATlOIt 167
tocratique^ elle s'est mêlée dès qu'elle a pu, à la foule dorée des sophistes^ elle a reniée devant leurs risées, rhumblé pimenté qui la rapprochait trop du peuple. Elle les a devancées ; de peur qu'ils. n« s'^n moquassent, elle s'est mise, choseii^ie^à se moquer de son fràre... Ëh bim! elle festei^ seulô; sieule elle ne fait pas un homme. Celui -et eBtîm|)uisisant. i > .
Le génie ne connaît rienà eette triste politique: Il n'a gafde d'étouffer sa flaoltne intérieure, par crainte des risées dii monde; il ne ks entend même pas. En lui la réflexion n'a rien d'amer, m d'imnique^^lle traite avçie m^g^meûts leis en^ famés, à^Y'm$tiïKcL Cette xp(^itié ii^stinetive a be^ ^in que l'autre l'^pargn^; faible et vagulB, elle e^ ■SKjjette aux mouteroents désordonnés, parce qu'éy tantiplieiJded'âspu^Qn, aveugla d^amour, elle se firécipite au devaûtde h lumière. La réfleidon sait hien que, si elle 0st supmeurç 0n ce qu'^elle a déjà ia lumière» ^lle esl; inférieur^ à l'insti^eti comme chaleur féconde, comme concentration vivante^ ^pbre«0lle&i o'ie^ une que^tioi^ d'âg^ plutôt que de 4ign:it^. Tqut commence sougforijftQ d'ipBtinct. La réflexion d'anjourdlhui fut instinct hier. Lequel vwt. mieux? Qui le dira?... Le plua jeune etjl^ l^lus faible a peut-être l'avantage, w