‹ Le peupleChapitre 143 sur 188 · S34 MAGNANIMITÉ DES GÉNÉRAUX DE LA RÉVOLUTION · texte numérisé non relu

S34 MAGNANIMITÉ DES GÉNÉRAUX DE LA RÉVOLUTION

aider nos rivaux, pour donner la main aujourd'hui à ceux qui le seraient demain?

Triste aveu! quoi! pour quelque argent, pour une place misérable que vous perdrez bientôt, vous livrez le trésor de l'homme, tout ce qu'il a de bon, de grand, l'amitié, la patrie, la véritable vie du cœur)

£h ! malheureux ! si près, si loin de la Révolution, avez-vous déjà oubUé que les premiers hommes du monde, ces jeunes généraux, dans leur terrible élan, leur course violente à la mort immortelle, qu'ils se disputaient tous, rivaux acharnés pour la belle maîtresse qui brûle les cœurs du plus âpre amour, la Victoire ! n'éprouvèrent point de jalousie. Elle restera toujours la glorieuse lettre par laquelle le vainqueur de la Vendée couvrit de sa vertu, de sa popularité l'homme qui déjà faisait peur ^, le vainqueur d'Ârcole, et se porta garant

i On Mit que Bonaparte 8*était renda suspect , en agissant comme maître et arbitre de i*Italie, accordant on refusant, sans consulter personne, des armistices qui décidaient de la paiioa de la guerre, envoyant directement des fonds à l'armée du Rhin, sans prendre l'intermédiaire de la trésorerie, etc. On faisait courir le bruit qu'il allait être arrêté au milieu de son armée. ^ Hoehe éerivH, pour le Justifier, au ministre de la police, une leUre qui fut rendue publique. R y renvoie aux royalistes les brtiits calomnieux qu'on faisait courir : c Pourquoi Bonaparte se trouve->i-il l'objet des fureurs de ces messieursY Est-ce parce qu'il Ifi a baltoa en vendémiaiiet est^e paroo qu'il dissont les

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