NULLE NATION NC PÉRIRA
plus originale en soi. Si , par impossible, les diversités cessaient, si l'unité était venue, toute nation chantant même note, le concert serait fini; rharmonie confondue ne serait plus qu'un vain bruit. Le inonde, monotone et barbare, pourrait alors mourir, sans laisser même un regret.
Rien ne périra, j'en suis sûr, ni âme d'homme, ni âme de peuple; nous sommes en trop bonnes mains. Npus irons, tout au contraire, vivant toujours davantage, c'est-à-dire fortifiant notre individualité, acquérantdesoriginalités plus puissantes et plus fécondes. Dieu nous garde de nous perdre en lui!... Et si nulle âme ne périt, comment ces grandes âmes de nations, avec leur génie vivace, leur histoire riche en martyrs, comble de sacrifices héroïques, toute pleine d'immortalité, comment pourraient-elles s'éteindre? Lorsqu'une d'elles s'éclipse un instant, le monde entier est malade en toutes ses nations, et le monde du cœur en ses
qu'elle le révèle et le constate par des œoYres, elle a de moins en moins besoin de l'opposer par la gaerre A celai des autres peuples. Son originalité, chaque Jour mieux assurée, éclate dans la production, plus que dans Topposition. La diversité des nations qui se manirestait violemment par la gaerre, elle se marque mieux encore , lorsque chacune d'elles fait entendre distinctement sa grande voix ; toutes Priaient sur la même note, chacune Tait maintenant sa partie ; il y a peu k peu concert, harmonie, le monde devient une lyre. Mais cette barmonie, à quel prix? tu prix de la divenité.