‹ Le peupleChapitre 158 sur 188 · NULLE AME, NULLE AME DE PEUPLE NE PÉRIRA · texte numérisé non relu

NULLE AME, NULLE AME DE PEUPLE NE PÉRIRA

en deux ou trois siècles, autant que douze peuples du moyen âge en mille ans.

Le plus puissant moyen de Dieu pour créer et augmenter roriginalité distinctive, c'est de maintenir le monde harmoniquement divisé en ces grands et beaux systèmes qu'on appelle des nations, dont chacun ouvrant à l'homme un champ divers d'activité, est une éducation vivante*. Plus l'homme avance, plus il entre dans le génie de sa patrie, mieux il concourt à l'harmonie du globe ; il apprend à connaître cette patrie, et dans sa valeur propre, el: dans sa valeur relative, comme une note du grand concert; il s'y associe par elle; en elle, il aime le monde. La patrie est l'initiation nécessaire à l'universelle patrie.

L'union avance ainsi toujours sans péril d'atteindre jamais l'unité, puisque, toute nation, à chaque pas qu'elle fait vers la concorde *, est

* Toat coDCoart à cotte édacation. Nul objet d*art, nalle indoslrie, mi^rae de luxe, nulle Torme de culture élevée, n'est sans action sur la masse, sans influence sur les derniers, sur les plus pauvres. Dans ce grand corps d*uoe nation, la circulation spirituelle se fait, insensible, descend, monte, va au plus haut, au plus bas. Telle idée entre par les yeux (modes, boutiques, mpsées, etc.)* telle autre par la conversation, par la langue qui est le grand dépôt du progrés commun. Tous re-« coivent la pensée de tous, sans l'analyser peut-être, mais enfin ils la reçoivent.

* A mesure qu'une nation entre en possession de son génie propre »

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