‹ Le peupleChapitre 173 sur 188 · COMME DOGME ET GOMME LÉGENDE · texte numérisé non relu

COMME DOGME ET GOMME LÉGENDE

à la grande tradition du monde, romano-chrétienne et démocratique. Elles en prennent quelque chose, mais sans l'harmoniser bien avec leur fond qui est exceptionnel; elles le prennent de côte, indirectement, gauchement, le prennent et ne le prennent pas. Observez bien ces peuples, vous y trouverez, au physique, au moral, un désaccord de vie et de principe que n'offre pas la France, et qui (même sans tenir compte de la valeur intrinsèque, en s'arrêtant à la forme et ne consultîjpt que l'art), doit empêcher toujours le monde d'y chercher ses modèles et ses enseignements.

La France, au contraire, n'est pas mêlée de deux principes. En elle, l'élément celtique s'est pénétré du romain, et ne fait plus qu'un avec lui. L'élément germanique, dont quelques-uns font tant de bruit, est vraiment imperceptible.

Elle procède de Rome, et elle doit enseigner Rome, sa langue, son histoire, son droit. Notre éducation n'est point absurde en ceci. Elle l'est en ce qu'elle ne pénètre point cette éducation romaine du sentiment de la France; elle appuie pesamment, scolastiquement sur Rome qui est le chemin, elle cache la France qui est le but.

Ce but, H faudrait dès l'entrée, le montrera

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