LE MARCHAND TYRAN DU FABRICANT
d'hier qui tire à grand'peine de sa poche un argent qui vient d'y entrera Ils exigent deux choses, la qualité brillante , et le prix le plus vil ; la bonté de l'objet est secondaire. Qui veut mettre le prix à une bonne montre? personne. Les riches même ne veulent autre chose qu'une belle montré à bon marché.
Il faut que le marchand trompe ces gens-^là, ou qu'il périsse. Toute sa vie se compose dé deux guerres, guerre de tromperie et de ruse contre cet acheteur déraisonnable, guerre de vexations et d'exigence contre le fabricant. Mobile , inquiet , minutieux, il lui rend jour par jour les plus absurdes caprices de son maître, le public, le tire à droite, à gauche, change à chaque instant sa direction, l'empêche de suivre aucune idée , et rend presque impossible, dans plusieurs genres, la grande invention.
Le point capital pour le marchand, c'est que le fabricant l'aide à tromper l'acheteur , qu'il entre dans les petites fraudes, qu'il ne recule pas devant les grandes. J'ai entendu des fabricants gémir des choses que l'on exigeait d'eux, contre l'honneur;
^ Ce sont de nouvelles classes qui arrivent , comme Téxplique trèsbien M. Leclaire {Peinture en bdHmeni), lit no («iMni nallement le prix réel des objets. Ils venlent^du brillant, en détrpQtpf, n'importe.