‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation; (volume 2)Chapitre 108 sur 108 · TROYENS · texte numérisé non relu

TROYENS

sœur dtt Phénicien Chrysor:î=Tubalcaïn. L'inondation qsLi motive son émigration , n'est pas autre que le déluge.

Laomédon est le représentant du monde primitif, et en particulier de la méchanceté des Antédiluviens. Il refuse à ses deux ouvriers, Apollon et Neptune, leur juste salaire. Le premier envole une peste, celle qui a fait périr la diluvienne Niobé; le second, un monstre, le monstre diluvien de Joppé. Hercule le tue, délivre Hésione, et réclame le prix convenu , les eourf^iers diluviens de Tros. S'ils avaient passé aux mains du dieu sauveur, ils n'auraient causé aucun mal aux hommes. L'impénitent et aveugle Laomédon traite Hercule avec la même ii\justice qu'il avait fait Neptune et Apollon. Mais cette fois il n'échappe pas au juste châtiment de ses forfaits : sa cité ou le premier monde est détruite , et liHHBéme périt avec tous ses enfants, sauf Hésione et Priam. Un mythe racontait même qu'il avait été dévoré par ses propres coursiers (P. I, 500).

Hésione = Andromède correspond à Ghloris, la seule sipylienne que Diane ait épargnée.

Priam a pour fils Paris, qui est exposé et sauvé, comme une foule innombrable de personnages mythiques qui figurent l'état des hommes après le déluge ( P. II, 237).

Paris semble d'ailleurs avoir été un dieu troyen, réduit dans la tradition grecque à l'état d'un simple mortel. Il est Sémite par son nom ordinaire, qui signifie le Violent (paKits), le Ravisseur. Par son nom grec d'Alexandre il est, au contraire, le protecteur des hommes. Il est un Typhon=Satan quand, avec la pomme de la discorde (P. II, 36) il devient la cause de la ruine de toute sa race; — un Typhon solaire (260), quand, armé d'une flèche mortelle comme celles d'Apollon, il fait périr Achille ; — un Typhon-serpent, quand il blesse au talon T. m. 23

ce héros protévangélîque des Phthiotes (P. II, 69). D'autre part, son caractère formé de courage et de mollesse rappelle celui de Sandan ou de l'Hercule lydien, et à ce titre il pourrait être un défenseur des hommes et uu sauveur.

Le vieux Priam, qui avait été sauvé du déluge, reparaît aux temps de la gloire et de la ruine de Troie, comme Sémiramis diluvienne se confond avec Sémiramis Atossa.

D'après notre interprétation des mythes troyens, entre le cataclysme et le fameux siège d'Ilion, les Berbyces auraient vu d'abord arriver, depuis l'Arcadie ou depuis l'Assyrie, Dardanus, qui construit sa ville sur les flancs de l'Ida ; puis, chez les Dardaniens se serait établie une colonie de Phéniciens adorateurs d'Ilus=Saturne ; et ensuite la ville de Troie aurait été bâtie dans la plaine. Enfin, après un 4ong temps d'une prospérité paisible, les Achéens ont renversé de fond en comble cette cité sacrée , aux larges rues et aux forts remparts.

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