CHAPITRE IV
Les Rois.
Le Papyrus de Turin, Manéthon, Ëratostliène s'accordent à placer en tête de l'histoire égyptienne Menés et Athothis; Diodore et Hérodote commencent également par Menés la série des rois du Nil. Mais le Papyrus en lambeaux nous abandonne déjà à la troisième ligne, et les écrivains grecs que nous venons de nommer s'écartent trop les uns des autres pour que nous fassions marcher de front l'explication de leurs quatre récits. Nous les examinerons donc successivement, en commençant par Hérodote. Les tables d'Abydos et de Carnac seront de peu de secours tant que les égyptologues, entre lesquels nous garderons une patiente neutralité, ne seront pas d'accord sur la vraie manière de les lire : M. Seyffarth , avec ses signes syllabaires , y trouve de tout autres noms que les disciples de Ghampollion, et ceux-ci se sont fait accuser d'abandonner, sans vouloir en convenir, les principes posés par leur maître. D'ailleurs les deux écoles lisent sur ces tables des noms qui ne se retrouvent ni dans Manéthon ni dans Eratosthéne.
Hérodote.
Menés est le premier homme. Mais en devenant le premier roi , il a changé de caractère , et l'on a dû lui attribuer la gloire d'avoir jeté les triples bases de la société égyptienne. C'est lui, a-t-on prétendu, qui a digue le Nil, fondé la première ville, Memphis, et élevé le premier temple, celui de Phtha.
« Après Menés viennent , jusqu'à Mœris, trois cent trente rois, parmi lesquels on compte di\-huit Ethiopiens et une femme indigène, Nitocris.» Hérodote ne nous dit pas qui sont ces dix.-huit Ethiopiens, s'ils ont régné avant ou après Nitocris, ni s'ils appartiennent à une seule ou à plusieurs dynasties. Pour nous, nous inclinons à croire que ces Ethiopiens sont , non point ceux de Méroé ou de la Nubie, mais les pieux Ethiopiens d'Homère, qui demeuraient vers l'Océan, aux derniers confins de la terre, et qui attiraient chez eux, par leurs hécatombes, Jupiter, Neptune et les autres dieux de l'Olympe. Tous les peuples de l'antiquité ont supposé qu'au delà des terres à eux connues vivaient des tribus que le déluge avait épargnées, et qui avaient hérité des vertus de l'âge d'or. Elles habitaient les unes vers le nord, les autres vers le sud ou vers l'occident. C'étaient des Hypérboréens , des Ethiopiens (des Hypernotiens), des Atlantes (150). Cependant Hésiode et les Védas nous apprennent que les hommes des premiers âges du monde, en quittant à leur mort la terre, ont peuplé les airs et les cieux sous le nom de Génies, de Pères, de Dieux, et aussi la Vieille Chronique donne-t-elle au premier peuple de l'Egypte le nom d'Aërites ou Aériens. Les Ethiopiens d'Hérodote seraient ainsi les habitants du monde antédiluvien , qui à leur mort devenaient des génies planant dans les airs.
Je m'avance, je le sais, dans les sables mouvants de l'hypothèse, et je m'expose à me laisser tromper par ses mirages. Ces rois éthiopiens, qui auraient vécu avant le déluge , seraient au nombre de dix-huit , et je compte depuis Adam=Ménès, neuf patriarches séthites et neuf caïnites. Mais je me hâte de revenir au texte d'Hérodote.
Le premier nom qu*il cite depuis Menés est celui de Nitocris, c'est-à-dire Neith la Victorieuse. Mais de qui a-t-elJe triomphé ? Sans doute du grand génie du mal, de Typhon, qui a causé le déluge. C'est ainsi que Niu-va, en Chine j a défait le Typhon diluvien de son peuple, Kong-kong. Et quelle déesse égyptienne pourrait mieux que Neith remporter une complète victoire sur l'ennemi qui détruisait la terre par l'eau? Elle présidait aux eaux du chaos, et la terre vient d'être replongée dans ces mêmes eaux qui sont son empire. Elle est la grande Fileuse qui avait tissé le voile du monde ; on l'a déchiré, et elle le répare de ses mains victorieuses.
Mais l'histoire de Nitocris nous est rapportée en détail par Hérodote. Confirme-t-elle notre interprétation ? «Nitocris, nous dit-il, fit périr un grand nombre d'Egyptiens par une inondation, pour venger le meurtre de son frère.» C'est elle qui fait périr, et non Typhon; mais elle est la grande déesse de la nature, et nous dirions, nous aussi, dans notre style pélagien, que la Nature, au temps de Noë, détruisit les hommes par une catastrophe immense. Le grand crime que Neith punit, était le meurtre de son frère : le frère d'une déesse peut bien être un homme pieux, comme Abel ou comme tous les Séthites égorgés par les Néphilim. Mais ne négligeons aucun trait de ce mythe : «Nitocris règne,» car elle est la Divinité même. Elle fait périr les meurtriers par artifice, par surprise ; et, en effet, le déluge a surpris les hommes à l'improviste. « lîs mangeaient et buvaient, dit Jésus- Christ , et ils ne pensèrent au déluge que lorsqu'il vint et les emporta tous « . » C'est là précisément ce que nous dit aussi le mythe égyptien : «Nitocris avait invité à un festin les principaux auteurs du meurtre, dans un
ft Matth. XXIV, 38, 39.
vaste appailement qu'elle avait pratiqué sous terre, et, pendant qu'ils étaient à table, elle les noya tous en faisant entrer les eaux du Nil par un grand canal secret, i Le mythe ne parle pas de tous les Egyptiens, parce qu'un peuple entier ne peut être invité à un seul repas. Mais les autres traits sont d'une frappante vérité : les hommes ne se doutaient pas que leur demeure ( le sol de la terre) où ils se livraient à la joie, fût en quelque manière plus bas que la mer, c'est-à-dire que la terre pût être tout entière recouverte par les eaux; et ce grand canal secret par où se précipitent les eaux du Nil rappelle ce que la Genèse dit du grand abîme dont les sources furent rompues et dont les eaux jaillirent des profondeurs de la terre. L'immense tableau du déluge a été réduit aux proportions d'une miniature, mais tous les principaux traits sont aisés à reconnaître.
Le mythe de Nitocris est pour nous la clef des traditions égyptiennes relatives aux temps primitifs, la ligne de démarcation entre le monde antédiluvien et Thistoire de l'Egypte.
Hérodote ajoute que cette reine, pour se soustraire à la vengeance du peuple, se jeta dans une chambre remplie de cendres. A la chambre inondée en succède une où le feu a passé. Cette seconde chambre est , comme la première, notre terre. Or nous avons vu des incendies du sol modifier, depuis le déluge, le relief des pays du Nil (HT. 146. 173). Ces révolutions appartiennent bien à l'histoire de la terre, ou de Neith, dont le règne*vieni interrompre l'histoire de l'homme. En Chine, Nîu-va contient avec des cendres les débordements des eaux longtemps après le déluge.
Les rois qui ont vécu de Nitocris à Mœris ne se sont distingués par rien , et de Menés à Sétbos , d'après le
calcul (l'Hérodote, il se serait écoulé onze mille trois cent quarante ans. Nous retrouvons ici la même profusion de rois fainéants et de siècles que dans Bérose, et la même absence de toute action d'éclat pendant les premiers siècles de l'histoire de l'Egypte. Sur les bords du Nil comme sur ceux de TEuphrate, il y a souvenirs confus, pures fictions et calculs astrologiques.
Moeris est la personnification de tous les rois de la basse Egypte qui ont travaillé au lac qui a pris son nom. Ce nom signifie simplement : Veau ahondantCy Vt7iondation
(mer, MERE)*.
Hérodote nomme ensuite le grand conquérant Sésostris , qui fit le partage des terres entre ses sujets. A ce dernier trait on a reconnu depuis fort longtemps le Pharaon dont Joseph fut le ministre.
Son fils Phéron est le Pharaon de l'Exode, dont l'histoire a été dénaturée par l'orgueil national, sans cesser toutefois d'être reconnaissable. <i Le Nil qui, sous son règne, submerge toutes les campagnes, » c'est la mer Rouge submergeant toute l'armée égyptienne. Le vent « qui agita les flots du Nil avec violence, » est celui qui sépara pendant la nuit les eaux du golfe devant les pas des Hébreux. L'endurcissement de Pharaon, qui, du rivage, assiste à la ruine de ses guerriers, est bien rendu par « ce javelot que Phéron , dans sa folle témérité, lance au milieu du tourbillon des eaux.» La cécité dont il est alors subitement frappé, est un souvenir de la neuvième plaie qui plongea l'Egypte dans d'épaisses ténèbres. L'honneur de l'Egypte exigeait que son roi ne mourut pas aveugle et qu'il fût guéri par quelque moyen extraordinaire.
* Lepsius, Chronologie^ p. 263.
Phéron eut pour successeur un citoyen de Memphis, Protée, qui fit arrêter Paris, retint Hellène et la rendit à Ménélas. Avec ce roi, l'histo'ïre des rois d'Egypte prend un (îaractère tout nouveau et se mêle à celle de la Grèce. Ce n*est pas seulement une nouvelle dynastie qui monte sur le trône , comme le disaient à Hérodote des prêtres plus jaloux de la gloire de leur patrie que fidèles à la vérité; c'est un peuple étranger qui prévaut dans la basse Egypte; et ce peuple, Diodore nous le fait connaître en donnant à Protée le nom de Kétès : ce sont les Héthiens ou Ghittim de la Bible, les Gananéens, les Phéniciens*.
L'histoire de l'Egypte ne se débrouillera complètement que lorsqu'on aura reconnu l'existence dans le Delta et l'importance historique de peuplades et de colonies de langue sémitique, qui tenaient par leurs racines au Liban, et qui ont couvert de leurs rameaux la Grèce.
Rhampsinite, le successeur (et non le fils) de Protée est égyptien par son nom, qui rappelle celui de Rhamsès, et par sa vénération pour Phtha. Mais il est phénicien par l'architecture de son fameux Trésor, qui n'a rien de commun avec les monuments du Nil, tandis que Trophonius en a construit un tout pareil en Grèce (128. 132) ; phénicien par la prostitution de sa fille, qui est une allusion (comme les dérèglements des mères de Samemroumus et d'Hypsuranius, 116) aux fêtes infâmes des Phéniciens, et peut-être même par sa descente aux enfers , qui est toute semblable à celles de Bacchus, de Thésée, d'Hercule et d'Orphée.
« Avec Rhampsinite fmissent les beaux temps de l'Egypte, » et commence la dynastie des fondateurs des pyramides, qui furent construites « au temps que le
> Movers, les Phéniciens^ t. III, p. 190 et suiv.
berger Philitis menait paître ses troupeaux dans l'endroit où elles sont. » Ce nom de Philitis , qui est celui des Philistins ; la forme dès pyramides , qui n'est pas égyptienne ; les étoffes qui enveloppaient les corps déposés dans ces tombeaux, et qui étaient tissées en laine contre l'usage et la loi sacrée des Egyptiens ; la prostitution de la fille de Chéops; l'aversion des Egyptiens pour ce roi et pour Chéphren, qui avaient feraié leurs temples et qu'ils ne voulaient pas même nommer : tout atteste que ces deux princes étaient des étrangers, mais des étrangers depuis longtemps établis sur les bords du Nil , dont ils avaient adopté la langue et l'écriture. Mycérinus met fin à la persécution religieuse commencée par son père Chéops.
Si Phéron est le Pharaon de l'Exode, Chéops et ses successeurs ont dû être contemporains des Juges. Sous ces rois tyranniques, l'Egypte a été sans doute réduite à une complète nullité politique, et ainsi s'expliquerait comment elle n'a pas porté une seule fois ses ai*mes en Judée pendant les siècles où ce pays était tour à tour asservi aux Araméens ou Syriens, aux Moabites, aux Cananéens, aux Madianites, aux Hammonites et aux Philistins.
Nous ne poursuivrons pas plus loin le récit d'Hérodote. Nous y retrouverions à peu près tout ce que nous savons de l'Egypte par la Bible : la domination éthiopienne, la destruction miraculeuse de l'armée de Sennachérib , l'anarchie qui a précédé le règne de Psammétique et qu'avait prédite Esaïe*, enfin les règnes de Néchao et d'Ophra=Apriès.
Si nous ne connaissions l'histoire de l'Egypte que par la Bible et par Hérodote, rien ne serait plus aisé que de
1 Esale, XIX.
mettre d'accord ces deux récits. Hien en même temps ne serait plus simple et plus naturel que les destinées du peuple du Nil grandissant dans Tobscurité depuis le déluge à Mœris, s'élevant à un haut degré de puissance sous Sésostris ou les Sésostrides , asservi plus tard aux Philistins de la basse Egypte , et après eux aux Ethiopiens, et se relevant avec le secours des auxiliaires grecs sous Psammétique, pour être enfin conquis parCambyse. 11 y a là trop de vraisemblance pour qu'il n'y ait pas plus de vérité qu'on ne le pense communément aujourd'hui.
DiODORE.
La véracité d'Hérodote est garantie par Diodore , qui ne fait que dessiner avec plus de soin le tableau qu'avait tracé le père de l'histoire. C'est ainsi qu'il marque mieux que celui-ci les trois dynasties des Sésostrides, de Protée-Kétès et de Chéops ; en particulier il place entre la première et la seconde une invasion des Ethiopiens et un temps d'anarchie, et accuse par là fortement la décadence de la race égyptienne, qui a précédé et amené le triomphe des Phéniciens de Memphis ou de Protée. Mais cette domination étrangère n'a pas duré longtemps , et les Phéniciens ont fait place aux I%ilistins ou à Chéops.
Diodore compte entre Menés et Busiris cinquantedeux rois qui ont régné quatorze cents ans. Ces rois, dont il ne nous dit rien , correspondent aux cinquante premiers rois de Manéthon , dont les règnes comprennent quatorze à quinze siècles ou une période sotbiaque. Cette période est celle du monde antédiluvien qui a duré, d'après la Genèse, seize siècles et demi.
DIOOORE. 281
Nitocris manque dans Diodore; mais le mythe du déluge s'y retrouve dans une page où Ton n'aurait jamais songé à le chercher. A propos des crocodiles *, Thistorien nous parle d'un roi ancien , Menas , qui, poursuivi par ses chiens, s'enfuit vers le lac Mœris, où se présenta à lui un crocodile qui le transporta sur l'autre bord. Ce Menas est un autre Menés. Ménès=Manou est aussi bien Noë qu'Adam. Le chien, c'est la canicule, c'est la grande et unique sécheresse des temps de Méhiyahel. Le lac que le représentant du premier monde doit traverser, c'est la mer diluvienne. Le crocodile, c'est Sévec, le dieu du monde primitif, le Saturne des Egyptiens, leur Bélus sauvant Xisuthrus , leur Vichnou se transformant en poisson pour conduire sur les eaux l'arche de Satiavatra (P. I, 333, 378, note; II, 232).
Les Busirides, si notre interprétation est vraie, doivent représenter les temps postdiluviens. Ces temps, d'après Sanchoniathon, sont ceux des sacrifices humains (141). Or Busiris, qui a fondé Thèbes ou la ville de VarchCy est célèbre par la cruauté avec laquelle il égorgeait les. étrangers, et par la vengeance que tira de lui Hercule. Mais ce roi d'Egypte qui joue un rôle dans un mythe grec, n'est pas un indigène, un vrai mitsréen; il doit appartenir en quelque manière à la race commerçante des Phéniciens qui ont colonisé la terre des Hellènes. Aussi, que nous raconte encore de lui Diodore? Qu'il exerçait le métier de pirate : ce qui convient mieux aux habitants des côtes de la Syrie qu'à ceux du Nil pour qui la mer était impure. Qu'Osiris lui avait confié le gouvernement des lieux maritimes et de la contrée voisine de la Phénicie , et c'est précisément là la seule demeure que nous lui aurions assignée si Diodore ne nous l'avait pas indiquée*. Il parait donc, d'après cet bisto-
i Diod. 1, 17, 45, 67, 88 ; IV, 18, 27.
982 ÉGYPTIE16.
rien, que dès les temps les plus anciens, les côtes de la basse Egypte ont été occupées par un peuple navigateur et pirate, à demi égyptien, à demi sémitique, dont les BUtsréens confondaient lliistoire avec la leur. Mais on sait d'ailleurs, et en particulier par l'Ancien Testament, que l'angle sud-est de la Méditerranée, on les côtes de l'^^T^ ^^ ceUes de la ludée, ont été le point de contact des Gamites et des Sémites. Là vivaient les nûlîstÎDs, que les Septante nomment les Allophyles ou les gens de toutes trthus, et qui étaient mitsréens par leur origine et sémites par leur langue.
Ce culte sanguinaire de Busiris ne serait-il point celui qu'on rendait à Osiris? Osîris n'aurait-il point été dans l'origine un Baal, un Moloc, qui exigeait des victimes humaines? Busiris signifie (/'0^ri«, et c'était dans la viUe de ce nom que ce dieu était né et avait son tombeau le plus célèbre. Chaque année il s'y réunissait , pour la fête d'Isis, jusqu'à sept cent mille hommes et femmes, sans compter les enfants. Le culte de cette déesse et de sa famille se serait répandu de très-bonne heure, au sud jusqu'à Syène, au nord jusqu'à Byblos. Byblos ne figure pas dans la généalogie que la Genèse nous donne de Canaan , et peut ainsi avoir été fondée par des descendants sémitisés de Mitsraïm.
Après Busiris vient, dans Diodore, Uchoréus, dont le nom est sémitique d'après Lepsius, et qui a fondé la seconde capitale de l'Egypte, Memphis. Selon d'autres, Memphis était le nom de sa fille , qui eut du Nil , transformé en taureau , iEgyptus. Cette généalogie relie Uchoréus au Bélus des traditions grecques, qui est raieui de Busiris et le représentant ou le dieu de ces populations sémitico-camites de la basse Egypte, dont toute l'histoire est à refaire.
Douze générations après Uchoréus a régné Mœris,
qui est le premier roi vraiment égyptien. C'est ainsi que dans Diodore la dynastie indigène de Mœris-Sésostris est précédée non moins que suivie de dynasties sémitiques. Mais il est évident que son histoire d'Egypte n'est pas ceUe qu'on avait à Thèbes, et qu'il nous transmet les traditions des Bélides et des Âliophyles plus que celles des vrais Mitsréens.
Eratosthène nous transporte dans la haute Egypte ; c'est d'après les prêtres de Thèbes qu'il a composé sa liste des rois du Nil.
11 les nomme théhains. Mais le premier de ces princes, Menés, est thinite. Par rois théhains, il faut donc entendre non ceux qui ont régné à Thèbes, mais ceux dont Thèbes avait conservé la mémoire. Cette observation a pour nous une grande importance.
Cette liste était de quatre-vingt-onze noms. Les trentehuit premiers seuls nous ont été conservés.
Eratosthène joint à la plupart des noms de ces rois leur signification en grec. En voici la liste avec les corrections de nos prédécesseurs qui nous ont paru les plus probables, et celles que nous proposons à notre tour :
« Voyez pour Eratostliène et Manéthon notre Tableau synoptique des traditions égyptiennes relatives au monde primitif.
mi
Texte d'Braloslhèiie.
i. Menés, de This» ^luvic;