PEUPLES ARIENS
langue que les Mèdes. Cette langue était celle du Zend- Avesta, qui est le livre de Zoroastre. Or le zend est frère du sanscrit, et le sanscrit a été importé au milieu des aborigènes de rinde par les Ariens adorateurs d'Indra, à leur descente des hautes et froides contrées de rAfganîstan. Ces Ariens s'étaient d'abord établis sur les bords de rindus, et ils n'avaient point encore franchi, les limites du Pendjab lorsqu'ils chantaient Indra, Agni, Soma dans des hymnes dont le recueil forme le Rig-Véda. Plus tard ils se répandirent dans les fertiles plaines du Gange et sur les plateaux ou le long des côtes du Décan, et leur antique religion fit place à celle de Brahma, à qui s'associèrent Vichnou et Chiwa. Les Indiens, qui ont pour dieuis suprêmes la Trimourti, les Brahmanes pour prêtres, pour langue sacrée le sanscrit, sont ainsi des fils de Madaï aussi bien que les Bactriens et les Mèdes, et voilà pourquoi nous réunissons dans ce même livre, sous la désignation commune de peuples Ariens, les habitants de riran et ceux de l'Inde.
Les Ariens orientaux se sont séparés de fort bonne heure des Ariens occidentaux, et ces deux grandes familles se sont développées sous des influences tellement différentes, que les croyances de l'une sont entièrement opposées à celles de l'autre. Le nom de Dew signifie, en Inde, Dieu, en Perse, Démon, Ici le sentiment du mal est si vif, qu'on croit en un principe mauvais, Ahriman, toujours occupé à nuire et à séduire ; là règne le panthéisme qui renverse les barrières entre le mal et le bien. Ici la religion païenne la moins éloignée du monothéisme juif; là un polythéisme effréné. Cette contradiction dan? les croyances religieuses de ces deux races rend d'autant plus remarquable leur accord sur certaines traditions relatives au peuple primitif. Ces traditions communes existaient déjà nécessairement chez les Ariens