‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation; (volume 2)Chapitre 71 sur 108 · PEUPLES ARIENS. 8S · texte numérisé non relu

PEUPLES ARIENS. 8S

avant leur division, qui se perd dans la nuit des temps, et aussi ont-elles pour nous un prix immense. Nous pouvons les contrôler et les expliquer les unes par les autres avant de les comparer à celles des nations étrangères. La dispersion des Ariens nous oiïre une image en miniature de la grande dispersion de Thlimanité nouvelle après la ruine de la tour de la Confusion.

C'est cette conformité entre les traditions de Flnde et celles de Tlran qui nous a décidé à commencer par ces deux pays Tétude des Japhétites. Indiens, Mèdes, Grecs, Celtes, Germains, Slaves, tous ont transformé en mythes ingénieux et compliqués les souvenirs de l'ancien monde; tous ont laissé périr les antiques récits pour ne conserver que les traductions qu'ils en avaient faites dans la langue des symboles. En pénétrant dans leurs régions, nous nous avançons dans des ténèbres de plus en plus épaisses, et il était prudent d'y commencer notre voyage d'investigation par deux pays voisins, qui nous offriront à plusieurs reprises le même mythe sous deux formes assez semblables pour que l'identité en soit incontestable, assez différentes pour que l'une serve à donner le vrai sens de l'autre.

Voici, dans le domaine restreint des traditions relatives à l'histoire primitive, les personnages identiques du Zend-Avesta et du Rig-Véda.

Meschia et Manou, le premier homme (comme en allemand Mensch et Manm) (P. Il, 8).

Taschter et Etasa , génies de la pluie fertile au temps de la sécheresse de Gen = Gain (Idem, 136).

Vivanghat et Vivaswat, le brillant^ qui est ou un dieu de la lumière ou un Adam=al Orus.

328 PEUPLES ARKNS.

Yima ou Dschemschid, fils de Vivanghat, et Yama, fils de Yivaswat, personnifications des temps postdiluviens (Idem, 319).

Thraétôna ou Féridoun, fils d'Athvîa, et Trèta, fils d'Aptia, génies de la pluie fertile aux temps de la sécheresse postdiluvienne (Idem, 291).

Ashi Dahâka ou Zohak, et Ahi, le serpent infernal de la sécheresse (Idem, 136. 291).

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