‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation; (volume 2)Chapitre 73 sur 108 · Création de l'homme · texte numérisé non relu

Création de l'homme

Ormuzd avait créé en trois mille ans le ciel avec ses astres, Teau et la terre. Les Mazdéiens, qui étaient tombés dans le dualisme avec leurs deux principes de la lumière et des ténèbres , semblent avoir voulu , par compensation , que l'unité prévalût dans toute leur cosmogonie. Toutes les eaux et tous les liquides, fleuves, mers, pluie, sève, sucs, proviennent d'une source unique, Ârdouisour. Le mont Âlbordj, qui a comme grandi et poussé de terre en huit cents ans, est la racine de toutes les montagnes *. De même, Ormuzd, voulant couvrir la terre de plantes, € mit dans la mer mythique de Ferakh Kand un arbre, germe de tous les antres, qui crut comme le cheveu sur la tête de l'homme, et d'où vinrent dix mille espèces d'arbres qui en ont produit cent vingt mille *. > Suivant un antre mythe, qui est le plus authentique, les plantes non vénéneuses, les animaux non malfaisants et l'homme étaient tous renfermés virtuellement dans un c Taureau pur, lumineux '. » €e Taureau est la souche de tonte la vie orgam'que ormuzdienne. C'est Aboudad (P. Il, 463).

Mais Âhriman qui n'a qu'une seule pensée , la destruction des œuvres d'0rmu2d, corrompit dans sâ source même la vie en y introduisant la maladie et h mort : t II va sur le Taureau, qui, frappé par son poison, tombe sur->le-champ malade, rend le dernier goupir et meurt. En mourant il dit : c YoicI ce qu'il faut foire < pour les animaux qui seront donnés (et qui doivent

« Bonndéhesch, dans Anquetil, p. 362. 3d4.

• Id. 362. 385.

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