‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation; (volume 2)Chapitre 94 sur 108 · RY. IV · texte numérisé non relu

RY. IV

« Id. IV, 276. 367.

» Voyez les excellentes pages de M. Nève, sur Vatch et Sarasvati, p. 87 sq.

rôle religieuse; mais une parole de louange et non de propitiation, parce que le sentiment qui dominait en lui était l'action de grâce et non Teffroi qu'inspire le péché. lia, fille de Manon, e&tVhymne qui loue, qui glorifie, et qu'on chante devant le foyer de terre sur lequel est déposé le feu de Tautel.

Ce mythe fort simple s'est peu à peu développé dans rimaginaiion des Hindous. « A la naissance du fils du (premier) père, les Déwas choisirent lia pour commander aux enfants de Manon , » ou, dans notre langage moderne , ils firent du culte sacré et de la foi le grand mobile de l'humanité. Bientôt après «ils donnèrent comme chef ou conducteur, à Nahoucha (le petit-fils d'ila), Agni, qui, pour le bien de l'humanité, avait pris une forme humaine^.» Cette forme humaine d'Agni, c'est le feu sacré que l'homme produit lui-même par des moyens artificiels , et qui se perpétue sur l'autel au milieu des peuples. « Deviens Manon, dit un poëte à Agni, et enfante la race divine '. » Il y a là un confus pressentiment du mystère de l'incarnation (P. Il, 81).

Mais le mythe, grandissant avec les siècles, aboutit à de monstrueuses fictions.

Manou est « père d'Ila , » ou le culte vient d'être institué , mais le feu n'existe pas encore, et ce ne sont plus les Déwas qui l'allument. Manou, qui en pressent l'existence , « veut produire celui qui fait l'éclat du sacrifice. » A un dieu nouveau il faut une mère et un père, et il n'existe encore sur la terre qu'Ila et Manou. « 11 dit : « Qu'Agni devienne, par ma fille, mon petit- • fils? » Et aussitôt, dans le sein de cette fille, par la vertu d'un père aussi puissant, la libation est devenue

» RV. 1, .^. 55,

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