TROYENS
fiodnr du Phénicien Chrysor=Tubalcaïn. L'inondation qai motive son émigration , n'est pas autre que le déluge.
Laomédon est le représentant du monde primitif, et en particulier de la méchanceté des Antédiluviens. Il refuse à ses deux ouvriers, Apollon et Neptune, leur , JHSte salaire. Le premier envoie une peste, celle qui a tût périr la diluvienne Niobé ; le second, un monstre, le monstre diluvien de Joppé. Hercule le tue, délivre Hésione, et réclame le prix convenu, les coursiers diluviens de Tros. S'ils avaient passé aux mains du dieu lauveur, ils n'auraient causé aucun mal aux hommes. L'impénitent et aveugle Laomédon traite Hercule avec la même ii^ustice qu'il avait fait Neptune et Apollon. Nais cette fois il n'échappe pas au juste châtiment de ses forfaits : sa cilé ou le premier monde est détruite , et lai-méme périt avec tous ses enfants, sauf Hésione et Priam. Un mythe racontait même qu'il avait été dévoré par ses propres coursiers (P. 1, 500).
Hésione = Andromède correspond à Chloris, la seule sipylienne que Diane ait épargnée.
Priamapour fils Paris, qui est exposé et sauvé, comme une foule innombrable de personnages mythiques qui figurent l'état des hommes après le déluge ( P. 11, 237). Paris semble d'ailleurs avoir été un dieu troyen, réduit dans la tradition grecque à l'état d'un simple mortel. Il est Sémite par son nom ordinaire, qui signifie le Violent (parits), le Ravisseur. Par son nom grec d'Alexandre il est, au contraire, le protecteur des hommes. Il est un Typhon=Satan quand, avec la pomme de la discorde (P. Il, 36) il devient la cause de la ruine de toute sa race; — un Typhon solaire (260), quand, armé d'une flèche mortelle comme celles d'Apollon , il fait périr Achille ; — un Typhon-serpent, quand \V \>V^%%^ ^«^^^^«^'Ql T. nu ^
ce héros protévangélique des Phthiotes(P. Il, 69). D'autre part, son caractère forme de courage et de mollesse rappelle celui de Sandan ou de THercule lydien, et à ce titre il pourrait être un défenseur des hommes et un sauveur.
Le vieux Prîam, qui avait été sauvé du déluge, reparaît aux temps de la gloire et de la ruine de Troie, comme Sémiramis diluvienne se confond avec Sémiramis Atossa.
D'après notre interprétation des mythes troyens, entre le cataclysme et le fameux siège dllion, les Berbyces auraient vu d'abord arriver, depuis TArcadie ou depuis TAssyrie, Dardanus, qui construit sa ville sur les flancs de Tlda ; puis, chez les Dardaniens se serait établie une colonie de Phéniciens adorateurs d'Ilus=Saturne ; et ensuite la ville de Troie aurait été baiie dans la plaine. Enfm, après un long temps d'une prospérité paisible, les Achéens ont renversé de fond en comble cette cité sacrée , aux larges rues et aux forts remparts.
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