HIÉROGLYPHES
'• grande beauté et le démon de la sécheresse. Il s'écrit par mme et par tirer, qui a sans doute ici le sens de sousaire à la terre toute son humidité *.
Le sang d'Uranus mutilé est la grande pluie qui met 1 au fléau du feu et rend à la terre sa fécondité. Les linois disent de Teau qu'elle est le sang de la terre (et i marais sa respiration).
Pluie et soupir, c'est pluie obtenu par des vœux, teUe que t celle qui mit fin vers Tan 1750 avant Jésus-Christ H au temps de Joseph) à une famine de sept ans sous hing-tang qui était allé dans un désert faire sa prière.
piété que montrent les Chinois dans de tels fléaux, ille en plein dans Tode du Chi-king relative à la séeresse de Tan 822*. Cette ode donne la clef des myîs védiques des Angii*as allant sur les pas de la Chienne
la Prière à la recherche des nuées dérobées par les
mons.
Eau et descendre du ciel, c'est une pluie extraordinaire.
Eau, bouche (la parole de Dieu), et huit (les huit per-
mes dans l'arche) : déluge, inondation générale.
Bouche, barque et huit : navigation heureuse.
Eau et vaisseau sous le triangle divin : favorise^', sauver,
\apper au péril.
KUU-TGHA est un radeau ou navire en poutres équarries
i flottait sur la mer d'Occident,
Piper, p. 87 Au cycle de Médase appartiennent les Grées, par (aelles nous entendons l'océan de sable, ou le Sahara à la surface §e : puo désigne la face ridée de la mer et d*une vieille femme^ récrit par femme et par le signe de po, qui a le même sens de e ridée t p. 93.
Le corbeau est allé à l'eau, disait-on proverbialement en Grèce des gens qui s'attardent en chemin (P. Il, i94). PouH en Chine est une particule négative, et s'écrit par le signe d'un oiseau qui s envole vers le ciel, plane longtenip dans les airs et ne descend pas *. Comment méconnaître à ces traits le corbeau de l'arche qui ne revint pas? et par quelle autre association d'idées un oiseau aurait-il le sens de non? Mais aussi quel vif et net souvenir les Chinois n'avaient-ils pas de l'histoire et de la révélation du monde primitif pour faire du corbeau de Noé une négation, et de l'oiseau planant sur le chaos le symbole de l'accomplissement (P. I, 217)?
L'arche était faite de cyi^rès, et le cyprès ou le pin est partout l'arbre diluvien (P. II, 189). Le pin, en Chine, est l'arbre par excellence, et le signe du bois qui est un des cinq éléments ; il fut aussi l'a^^bre sacré de la dynastie des Hia, qui est la plus ancienne de toutes et la plus voisine du déluge.
Huit, hov4ih^, homme, aliments, c'est un sacrifice ancien, dont on ne sait rien (P. 11, 202).
Descendant avec huit ou avec deux, c'est postérité. Le genre humain est donc issu ou des huit personnages de l'arche ou des deux du paradis. Fils au milieu de huit : tirer son origine,
Lopi, à l'article Soui-tchi, après avoir raconté que les saisons furent changées, le jour et la nuit confondues, ajoute : < Il y eut alors de grandes eaux dans tout l'univers, qui réduisirent les hommes à la condition des poissons. » Ce qu'un seul caractère peint avec bien plus d'énergie *. Il est fort remarquable qu'au Mexique !'%<' du déluge est figuré par des hommes nageant coninK* des poissons dans la mer (P. II, 388).
» Piper, p. 35.
s Mémoires, t. I, p. 158.