II. Chute
Un arbre, deux images d'homme et, au-dessus, ufw léte démon : caractère que les Lettrés chinois n'expliquent is.
Une fille ou femme entre deux arbres, a la signification I convoiter.
La femme, et le dragon qui est le signe du ciel ou de eu, c'est être sourd ', sourd de cette surdité spirituelle int Eve s'est la première rendue coupable en fermant treille et le cœur à la voix divine de sa conscience. La femme avec le signe de se cacher et mourir, c'est rdre, causer la ruine.
La première femme a frappé l'humanité d'un coup neste en vraie ennemie : là femme avec le signe du up, c'est ennemi *.
La femme par sa chute a été la cause de la malédic- )n de la terre ; la terre maudite a produit des plantes inéneuses, et l'agriculture avec ses fatigues est une lite de cette même malédiction (P. II, 56 sq). Le signe ; mère a le sens à la fois de mère et de potsoii, comme la mère par excellence, Eve, était la source de tout
* Piper, p. 91. — Ciel sur cœur, c'est honlCy parce que, selon shang-tsien, • on a toujours à rougir de sa négligence à le lervir. » bai, p. 30S.
* Piper, p. 83.
ce qu'il y a de venins mortels dans le monde moral et dans le monde physique. Le poison de raiguillon des insectes ou des scorpions s'écrit avec les deux signes de mèrey et de soc de charrue : que le soc soit comparé à un aiguillon, cela se conçoit à la rigueur; mais sans la chute d'Eve, que ferait ici le signe de mère *?
Les Chinois rapportaient à la femme et à sa chute jusqu'aux éclipses du soleil et de la lune ; car ils étaient convaincus que ces phénomènes n'auraient point eu lieu si l'homme n'avait point péché, et qu'ils sont en rapport avec la corruption des peuples (P. I, 468). Aussi le caractère d'éclipsé est-il formé de femme et de manger (de l'arbre défendu) *.
Cependant, le protévangile transforme aux yeux d'Adam la femme, source de mort, en une source de vie et de salut : car c'est d'elle que naîtra le vainqueur du serpent. Le même contraste s'offre à nous dans les hiéroglyphes historiques de la Chine. Ce même être qu'on semble ne pouvoir assez humilier, assez injurier, se trouve être subitement comblée d'éloges. Ferme et esprit (l'Esprit de Dieu qui la renouvelle, ou qui la rendra mère) , c'est bonheur, et on lit quelque part que < la femme est la portion de la création la plus divine ^ >
IH. La grande Sécheresse.
Nous n'avons trouvé dans les hiéroglyphes aucune trace (fistincte de la sécheresse de Gen. Nous ne ferons ici que noter les symboles suivants :
Comme Méduse (P. II, 140), po esta la fois une femm
« Piper, p. i06 sq.
< Chi-King, p. 284. Piper, p. 83.
' Racine. 38 sous le signe MiAO. Le texte ajoute : et la ptu$ (*• chanteresse; commentaire profane d'un texte sacré. Piper, p. 83, 84.