RÉSUMÉ
3" D*après notre interprétation , les faits historiques i les symboles qui se lisent dans le premier livre de fanéthon, s'expliquent par les traditions corresponbntes des autres peuples païens : la ville de Ko est la ille chinoise de Kio ; la mortalité et les prodiges des emps d'Ouénéphès, de Sémempsès, de Bochus, de Néfcérophès, sont ceux des temps de Gen ; Tosorthrus est tméme que TEsculape phéni(ien, etc. Ainsi TEgypte le garde plus un silence obstiné sur l'histoire du preier monde , et sa chronologie redevient celle de tous » autres pays de la terre.
4« Notre interprétation se confirme par les monulents égyptiens, dont aucun n*a été construit par quelle roi des onze premières dynasties. Le seul de ces lis dont on prétend avoir retrouvé le nom inscrit sur i pierre est Phiops=Apappus. Mais M. Lesueur nous tt qu'on ne saurait affirmer que ce cartouche soit un om propre, parce qu'il n'est jamais immédiatement recédé des titres royaux ; et le Phiops des monuments )partiendrait à la treizième dynastie etnon à la sixièmei. t mot signifie d'ailleurs simplement le Chef on le Grand, ; cette épithète peut avoir été donnée à vingt Phajons. Au reste, on lirait sur les parois des temples ou rr les listes tous les noms des rois de Memphis, ou Eléphantine, ou de This, qui, dans Manéthon, ont îcu avant Nitocris, qu'on ne serait nullement en droit en conclure à leur indigénat égyptien : ce fait prouirait seulement que sur les bords du Nil comme en line, comme partout ailleurs, on plaçait en iHe de dstoire nationale celle du monde primitif, et que l'on isait remonter la série des souverains à Adam. C'est I qui se voit entre autres dans le Papyrus de Turin,
« Chronologie, p. 229, 266.
OÙ les règnes des dieux aboutissent à Menés et à son successeur Atet'. C'est ainsi encore que la nécropole de Memphis offre les noms des trois personnages thinites, Caeéchos (kcho), Séthénès (snt) et Chaerès (chkr)*, et que dans la plaine des pyramides on a découvert, assure-t-on, des cartouches de tous les soi-disant roi» d'Eléphantine.
5<^ Nous avons dit que Ton ne connaissait aucun mo* nument construit par un des cinquante premiers rois de Manéthon , sauf toutefois les pyramides , où 1 on a 11 très-distinctement les noms de Souphis ou Chéops , et de Menchérès ou Mycérinus. Mais ces rois sont précisément ceux qu'Hérodote fait vivre au milieu des temp» historiques , qui abondent en monuments de toute espèce , et les pyramides , par cela même qu'elles fort seules exception au silence de mort que gardent les onze premières dynasties, attestent elles-mêmes qu'Hérodote et Diodore ont raison contre Manéthon et Eratosthène, que Philitis n'est point un antédiluvien, et que Chéops, Chéphren et Mycérinus doivent garder leurs places dans la liste des vrais rois de l'Egypte, soit avant, soit après les Rhamsessides. Ajoutons que, d'après M. Lesueur, le Canon hiératique, dans la partie relative aux cinq premières dynasties, ne contient point les noms inscrits dans les pyramides et les tombeaux environnants ', ce qui semble indiquer que ce Canon aura
* D'après la restauration de ce Papyrus par Lepsius, les noms d» plus anciens rois sont tout à fait différents de ceux du premier livre de Manéthon. M. de Bunsen suppose des dynasties locales antêrieores à Menés. J'y verrais plutôt une tradition d'Uéracléopolis sur le monde antédiluvien, le nom de Sevecotph s'y répétant à proftttio"» et Sévec étant Hercule.
• Lesueur, Chronologie^ p. 270.
s Id. p. 269.