‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation; (volume 3)Chapitre 70 sur 120 · ll-i · texte numérisé non relu

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3l>4 EGYPTIE^iS.

De ces onze dynasties, la première que nous avons expliquée déjà, contient les traditions relatives aux premiers patriarches^ les plus accréditées, les plus célèbres et les plus répandues en Egypte.

Les cinq dernières dynasties sont à peu près vides : on n'y lit que deux noms de rois.

La sixième attire notre attention par le nom de Nitoeris qui la clôt. Nous Fisolerons de celle d'Eléphantine à laquelle elle fait suite, et la relierons à la quatrième et à la troisième, ainsi qu'à la septième et à la huitième, parce qu'elles portent, toutes cinq, le titre de dynasties de Memphis. Elles nous offriront l'histoire du monde antédiluvien d*après les traditions spéciales de la Basse- Egy^te.

Celles de la Haute-Egypte doivent se trouver dans les deux dynasties d*Eléphantine et de This.

Traditions de Memphis. — Nous avons vu les huit premiers rois de 3Ianéthon ou sa première dynastie correspondre aux sept premiers d'Eratosthène.

Prenons les six derniers rois memphites de Manéthon; comparons-les aux quatre rois d'Eratosthène qui précèdent Nitocris, et nous ne pourrons douter que ces deux écrivains ne nous aient transmis sous deux formes différentes la même tradition.

Manéthon. Eratotthène.

Othoès, a régné 30 ans. = Mosthés , a régné 33 ans.

Pbios, > 53 > =3 Pammés, i 35 > Méthousouphis , > 7 >

Pbiops , » 100 > s= Apappus , i 100 »

Menûiésouphis . » 1 » = Sévéchès, i 1 i

Nitocris, > 12 > = Nitocris, > 6 »

Les derniers et les premiers anneaux des deux dut-

JIANJ^TQON. 305

aes étant de i^éme valeur, il ne se peut que les anneaux otennédiaîres ne soient pas aussi semblables.

Manéthon. Eratotthène,

(échérophès 28

■osorthrus 29

"yreis 7 = Skœchus 6

iésochris 17 = Gosochmiès 30

Mares 26

<^his 16 ==: Âoouphis 20

'tsertasis 19 = Sirius 18

liiès 42

^^"^f^ fU Chnoubus 22

erphérês 26|

iris 29.

tloisès 25 = Rauosis 13

Ichéris 22 = Biyrès. 10

8)erchérès 7

bamphthis 9

La liste de Manéthon est la plus riche. Mais c'est une chesse qui trompe : ici, comme plus haut pour Gain, le téme personnage figure sans doute sous trois ou quae noms différents, qui étaient dans l'origine de simples )ithètes.

Sous Néchérophès, c les Libyens se révoltèrent contre

8 Egyptiens ; mais la Lune, ayant cru d'une manière

itraordinaire, leur inspira une telle frayeur qu'ils ren-

èrent d'eux-mêmes dans l'obéissance. > Dépouillons

i court récit de son masque local. La révolte des Li-

fens doit s'entendre, comme le meurtre du frère de

itocris, de quelque fait très-important du monde anté-

luvien. La grande rébellion de ces siècles primitifs est

Àe de Caïn et de sa race contre le Dieu d'Adam et des

khiteç. Le retour des insurgés à l'obéissance est la

inversion des Gaïnites au temps de Méthusçaël. Leur

frayeur est causée par un de ces prodiges qui s'étaient multipliés sous Sémempsès=Enos, et qui ontmarque les temps de la sécheresse qui força Gen=Caïn à invoquer le Soleil. » Or, le mythe des Gorgones nous révélera de quelle indicible terreur Thomme fut saisi dans ce temps-là à la vue de la lune qui apparaissait immense et sanglante dans Tair chargé de vapeurs.

c Tosorthrus est TEsculape égyptien ; il a en outre découvert la taille des pierres, et il s'est aussi occupe avec soin de récriture. » Ces deux lignes s'expliquent, mots après mots, par Sanchoniathon. UEsculape phénicien a mis par écrit les inventions de Taaut=Seth ; il est Cabire ou Caïnite, et contemporain de Chrysor=Tubalcain ; et c'est de son temps que date le grand perfectionnement de l'architecture. Tosorthrus est le Seth ég^'ptien de la race de Gain ; il s'est approprié l'art de la médecine et celui de l'écriture, qu'avait inventés longtemps avant lui le vrai Seth, et il y a sgouté celui de la taille des pierres.

Tyreis a régné sept ans. Je proposerais de lire Tobéis, et nous aurions ainsi Toobes, le vengeur, d'Eratosthène, avec la durée du règne de son fils, Skœchus.

Au lieu de Mésochris, lisons Mésochmis, et nous aurons le Peuple (mesch) de iC/iem= Pan, en face de Gosochmiès, ï Adorateur de Khem, ou Méthusçaél.

Après Souphis=Anouphis, l'homme débauché^ vient Tosertasis qu'aux années de son règne nous devons croire le même personnage que Sirius.

Ici doit arriver Tubalcaïn=Ghnoubus=Tomaéphtha, l'homme aux instruments tranchants. Or, Achès signifie hache (ares), sefe dans Séphouris, glaive, faux, et Soris, le Destructeur (schor, assiéger, désoler, détruire), — Peut-être Thamphthys est-il un Tomaêphtha déplacé.

Nous n'avons rien à dire de Ratoisès, de Bichéris, de éberchérès, et nous arrivons ainsi à Othoès, qui c fut us à mort par ses propres gardes. » Mais ce n'est pas itout ce que la tradition savait de lui. Nous le retrouerons sous sa vraie forme à Héracléopolis. Phios est le grand chef y pe , ape (la tête) , comme ammès.

Méthousouchis (au lieu de Méthousouphis) est (d'après ne étymologie mi-sémitique, mi-copte, qu'il est perds de tenter) Vhomme de Souchi ou Sévec, le dieu diivien qui a sauvé Menas =Noë et qui a succédé à orus.

Phiops est Apappus qui a régné cent ans (moins une sure), ou mille ans moins trente et un ans. Mais pourloi est-il monté sur le trône à six ans ? Serait-ce peutre parce qu'il est né, d'après la chronologie de la Geise, en l'an du monde six cent et tant? Son successeur, dont le règne n'est que d'un an, et li se nomme dans Eratosthène l'homme de Sévec et de )kari ou du dieu qui, par le déluge, a précipité les )mmes dans l'empire des morts, porte dans Manéthon 1 nom qui dit plus clairement la même chose : Amenésouchis (pour Menthésouphis) , l'homme des enfers 1 de l'Amenthès, et de Sevec=Souchis.

Pour mettre la clef à la voûte de nos explications, Maithon place après ce roi tout diluvien la déesse victo- «tôe, Nitocris, qui, d'après Hérodote, a noyé les Egypens.

Mais au delà de Nitocris que trouverons-nous? Une ftième dynastie qui a duré soixante-dix ^oars. Le chiffre pt marquant la perfection, cette dynastie, qui est une » croix des Egyptologues, signifie par ses deux sept, l'elle boucle et parachève l'histoire du monde primif, et le génie symbolique du peuple du Nil a substi-

tué a Tannée du dél^ge le nombre mystique de 7x10 jours.

La huitième dynastie, qui est encore memphite, et qui a duré cent quarante-six ans, comprend peut-être le temps qui s'est écoulé du déluge à la grande dispersion des peuples.

Puis nous nous trouvons transportés à Thèbes, dans la ville de Tarche, où régnent seize princes, après lesquels vient Mitsrée=Myrtée=Amménémès, par qui finit le premier livre de Manéthon et qui commence enfin Thistoire égyptienne. — Ces seize princes thébains sont probablement les personnages antédiluviens d'après une tradition de Thèbes un peu moins riche que celle que nous a conservée Eratosthène.

Nous croyons avoir solidement établi :

10 Que les dynasties P«, III^ 1V« Vl« VII« et Vlir de Manéthon correspondent aux vingt-trois premiers rois et au trente- deuxième d'Eratosthène.

2» Que ces deux séries parallèles de soi-disant rois égyptiens est un résumé très-succint et assez correct de l'histoire du monde primitif depuis Ménès=Adam et Athothis=Seth à Nitocris et à Mitsrée.

Passons à la tradition d'Héracléopolis, Il existait deux villes de ce nom : Tune surnommée la Grande au sud de Memphi$, l'autre, la Petite, près de Péluse. Peu nous importe à laquelle des deux cités se rapporteut les quelques lignes de Manéthon.

Deux dynasties, Tune de quatre rois et de 409 ans, l'autre de dix-neuf rois et de 185 ans.

De ces vingt-trois rois, Manéthon en nomme un seul, qui est le premier : Ochthoës, dont il dit c qu'il fut le plus cruel des rois qui avaient vécu jusqu'alors ; qu'il accabla de maux l'EIgypte tout entière ; que la démence

enûn s'empara de lui, et qu'il fut tué par un crocodile. » Ce tyran est la personnification des Néphilim. Le crocodile qui le tue, est celui d'Amenthésouchis, de Menas et de Mcnès=Manou=Noé. Par son nom, il est identique avec rOthoés=Mosthès de Memphis qui fut massacré par ses propres gardes, et comme Eratosthène, d'après notre correction, ajoute au nom de Soikounius celui d'Othoès, tyran, et que le dernier des rois d'Eléphantine est un Onnus, nous avons cette longue équation : Soik Ounius= Onnus =Ochthoès=Othoès= Mosthès , laquelle unit en un même faisceau toutes nos histoires égyptiennes du monde antédiluvien.

Les trois successeurs anonymes d'Ochtoës pourraient bien être Phius, Âpappus et Amenthésouchis. Les dixneuf rois de la dynastie suivante seraient ainsi des postdiluviens. Ils ont régné cent quatre-vingt-cinq ans. Mais dans la tradition de Memphis, la première dynastie postdiluvienne (la huitième de Manéthon) a duré cent quarante-six ans, sous dix-neuf (ou 9 ou 5 ou 27) rois. L'une n'est probablement que la variante de l'autre.

Cependant la tradition d'Héraclcopolis soulève plusieurs questions qui ne sont point sans intérêt.

Pourquoi Ochthoës, étant un roi antédiluvien, n'a-tilpas été placé avant Nitocris? Parce qu'on avait oublié la signification primitive d'Ochthoès, ou parce que la première dynastie d'Héracléopolis ne devait pas être séparée de la seconde, et que la seconde, étant postdiluvienne, ne devait à aucun prix être placée avant le règne de Neith vengeresse.

Quand les autres traditions remontent à Cain ou à Adam, pourquoi celle d'Héracléopolis ne commence-telle que quatre règnes avant le déluge? Parce que cette ville était consacrée à Hercule=Chon=Sev=Sévec, et (pie Sévec ou Souchis, comme nous venons de le voir,

était le dieu qui avait tout spécialement régné sur les temps diluviens. L'ère diluvienne du cataclysme est celle de Sévec, et la dynastie de la ville de Sévec ou d'Hercule, ne devait donc pas remonter plus haut que cette ère.

Mais pourquoi la dynastie qui a suivi le déluge, porte-telle encore le nom de ce dieu ? Parce que ce dieu, qui est Saturne = Baal = Moloc, n'a jamais été adoré avec plus de crainte que précisément dans ce temps-là, Sanchoniathon nous Ta appris ; c'est alors qu'ont commencé les sacrifices humains en l'honneur du Dieu du déluge dont on voulait à tout prix désarmer la juste et terrible colère.

Cette double dynastie d'Héracléopolis ne jette-t-elle pas quelque lumière sur l'histoire de l'humanité, ainsi que sur les autres traditions de l'Egypte? et ne reconnaîtra-t-on pas le tact avec lequel elle a été placée entre les dynasties de Memphis et celles de Thèbes, entre Nitocris et Amménémès, et sur les confins des deux mondes qu'elle unit et sépare à la fois?

Tradition d'Eléphantine. — Une dynastie et neuf rois.

Nous avons dit plus haut que ces neuf rois correspondaient aux huit d'Eratosthène (24 — 3i) qui séparent Myrtée = Mi tsraïm d' Amménémès = Mitsraïm .

Manéthon, Eratosthène.

Ouserchérès. 1 Tosimarès.

Séphrès. 2 Sélhinilus.

Népherchérès. 3 Semphoucratès.

Sisirès (a régné 7 ans) = i Chouter (a régné 7 ans).

5 Meures.

Chérès. = 6 Tomaêphtha.

Rathourès = 8 Pétéathyrès.

Menchérès.

Tanchérès (TatchérèsLepsius) Oddus, = T Sovk Ounius.

L'identité de ces deux listes résulte à première vue : I" de ce que le quatrième roi, dans Tune et l'autre, a •égné le même nombre d'années. 2» De ce que le sixiène d'une part, Rathourès, et le huitième de l'autre, Péiéathyrès, ont étymologiquement le même sens. 3» De -*e que le dernier et l'avant-demier s'appellent tous deux )nnus ou le Guerrier Ounius.

Je ne sais ce que signifie le mot d'Ouserchérès qui toit être l'Adam d'Eléphantine.

Séphrès serait-il unSeth-rès, un Seth-inilus?

Après Népherchérès vient Sisirès, l'homme haut, grand, wperhe (ssisi, jise) qui, par ses sept ans de règne, est le nême que Chouter, le tyran, que Tyreis, que Skœchus, i qui est un représentant de Gain ou des Caïnites dont a vie, d'après Hésiode, avait été considérablement abré- |ée par leurs crimes.

Chérès doit être le Tubalcaïn d'Eléphantine, et en efétCHER, c'est battre, frapper, et chera, le soc de la charne est un des instruments (choresch) fabriqués par le ils deLémec *.

L'homme d'Hathor=Vénus résume fort bien l'ère de hhéma ou des séduisantes filles des hommes.

L'ère des Néphilim est représentée par les trois noms •oivants *, ou du moins par Onnus qui est le tyran bel- Iqueux Ounius dans Eratosthène.

Onnus, le dernier roi d'Eléphantine, est le même

i On me dira que Chérès doit avoir le même sens qae dans Tatliérès, Menchérès. Népherchérès et Ouserchérès. Mais cela est im- KMsible, car Tatchérès signifie établi {t Kl) par (ke, hhe) le soleil lÉ), et les trois antres noms qni ont la même désinence sont certailement formés d*un participe et de ke re ; mais jamais homme ne lera appelé ke re sans verbe qui précède.

s Tanchérès viendrait-il de tenhhro, qui signifie fouler aux pieds, Wiser, écraser?

3i:>>:i:âi:êî' jvL zm< llaiiKbc*iL est censé lui succéder, ■t*: h. tTïiîD:»! i*fs ir.inthrr^ ôe la Nnbîe se complète par

T-ùL r ,>F i; r» .f, — r^r ^jnistje et Deaf rois.

OrîCr trix:5>i 5r bi 7^3^ uxôenne ville du Nil offre BLL ii.:-:^: ;:•-: ;iiLri.:-aIkT, Midbeareusement EratostbrOr i>e :#^:-^< :'i >:.iat iViOs-rTrée, et nous n*avons nnl n>:>r-ii >ir •-■•>:itr\*r!'. de rectifier, dTexplîquer la liste de

L^ j^vEikr n:4 ^"îî R^tIIks ou Bocbos <de boj, fracli.'^, TJinjv « s*:4is qui se fomui près de Bubaste un p-juÛTd '>ù r«eauovup de gens périrent. > Est-ce encore un des f»n>il^es qui ont accompagné sous Sémempsès et s-T'US >"evhcT»:»f:»hes le pnind fléau du feu?

« >>us Rii-echos ou Rechous ou Chous, on mit an rsn^ des dieux le Njeuf Aj:>is à Memphis, le bœuf Mné- \is à Heliop^>lis et le bciuc de Mendès. > Ces deux bœub nous rappellent Maebaês Vami du Miirrau, et Chouter, taure'su ; Muevis , le roi Mnevis avec qui cessa la vie simple des premiers bommes. Mais nous savons que Mné\is« Cbouier et Maébaès sont Gain. Caîn=Gen es Phénicie a le premier adoré le vrai Dieu sous une image visible, et c*est pareillement Kécbous qui passe en Egypte pour avoir introduit le culte symbolique de la divinité. Cette soi-disant réforme prouvait chez celai qui l'avait faite, un grand aveuglement, et en copte on dit pour aveuglement^ ténèbres^ ile&e, d*où Kécbous.

Binothris, < sous qui les femmes ont été admises aux honneurs de la royauté, » personnifierait assez bien Tère de Nahéma= Pandore.

Tlas et Séthénès, qui sont-ils? Tlas ne serait-il point AtIas=Idris=Hénoc? Séthénès qui est sàte, fondement, hase^ ne descend-il point de Seth qui a le même sens?

tfAMÉTHON. 313

Chaerès est le Chérès d'Eléphantine , le Chrysès, le Chnoubus et le Tomaêphtha d'Eratostliène , TAchès et le Séphouris de Memphis, le Chrysor des Phénieiens, hibâlcaïn.

« Sous Népherchérès , le Nil a coulé mêlé de miel lendant onze jours. > Le miel est, avec les abeilles, un ^mboie universel et primitif de la renaissance du monde hns la grande crise diluvienne (P. II, 224 sq.). Les wrs ont été substitués aux mois qu'a duré le cataiysme , parce qu'il eût été absurde de dire que le Nil «ait pendant onze mois roulé du miel dans ses flots. Népherchérès serait ainsi le roi diluvien dans la plus ■cienne tradition , et le symbok du miel , qui n'a rien ■e d'orthodoxe , aurait plus tard fait place au myihe klâtre qui attribuait à Neith, à Nitocris, la destruction ■ premier monde par le cataclysme et la renaissance • la nature.

Le successeur de Népherchérès va nous apprendre si lire interprétation est fondée. 11 nous faut im roi postibvien, et nous avons un Sésochris qui était un homme I cinq coudées et trois palmes. Mais nous lisons dans même Manéthon que le troisième roi de la douzième faastie, Sésostris, était haut de quatre coudées trois ihnes et deux doigts, et Sésostris est rarrière-petit-fils &mménémès==Mitsraïm. Reconnaissons donc dans le isochris de la tradition de This le fameux Sésostris qui régné à Thèbes, et ♦ qui venait immédiatement après iris dans l'estime des Egyptiens. »

ie ne sais quel roi historique se cache sous le nom du rnier des Thinites, Chénérès.

De toiutes les interprétations possibles du premier

ve de Manéthon , la seule qu'ob n'eût point encore

T. ni. 14

31 i ÉGTPniNS.

tentée, est celle que noas venons d'exposer, et qui consiste donc à chercher dans les onze premières dynasties des Pharaons une histoire multiple du monde primitif.

Si nous croyons cette interprétation la plus plausible, c'est :

1'^ Qu'elle explique Manéthon et Eratosthène l'un par Tautre, sans leur faire la moindre violence. Nous avoM accepté sans y rien changer les dynasties de l'un, lei étymologies de Tautre ; nous avons déplacé à peine ub ou deux rois ; et si nous avons proposé quelques cor» rections aux textes des manuscrits grecs, nous sommet bien loin de nous être permis autant de liberté que tel de uos prédécesseurs. Puis, les cinquante et un roi» que Manéthon nomme dans son premier livre , se trouvent éli'e les cinquante-deux descendants anonymes de Menés dans Diodore, tandis que Nitocris d'Hérodote explique fort bien celle de Manéthon et d'Eratosthène. Les quati*e écrivains gi*ecs sont, en un mot, pleinement d'accord sur Thistoire primitive de Thumanité.

:2 * Les traditions égyptiennes reproduisent avec une grande exactitude les principaux traits de cette histoire. Elles commencent à Menés, et il faut, nous le répétons, fermer les yeux ù Tévidence pour ne pas reconnaître dans Menés le Manou=Mauès= Mann des peuples indoceltiques. Elles linissent a Nitocris et au déluge, à M\rtée = Mitsraïm. Entre ces points extrêmes sont Atct=Selh, Chr\sès = Chr>sor = Tubalcaïn, Othoès= Onnus=les Néphilim, ainsi que plusieurs personniiges dont nous croyons avoir établi quelque peu solidemeat la valeur historique. D'ailleurs chacune des ti*adiiioDS égyptiennes nous a fourni ces noms de rois dans l'ordre où nous \eû aurions nous même rangés pour les faire concorder avec la Genèse,

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