SECTION PREMIÈRE
lies Ariens de la Perse *•
deux sources principales où se trouvent les traprimitives de l'Iran ou de la Perse, sont le Livre $ du poète Ferdousi et le Zend-Avesia.
busi vivait vers Tan iOOO après Jésus-Christ. Son est moins récent que TËdda, et TEdda nous a vé de très-vieux mythes. Mais la Perse avait i huit fois de maîtres et presque aussi souvent IX ; la plupart des anciens livres avaient péri, et rditions historiques s'étaient altérées au point
RCES : Le Zend-Avesta ^ traduit en français par Anqaetil D (1771), et en allemand par Fr. Spiegel. (Première partie, dad. Leipzig, 185^.) - Burnouf, Commentaire sur le Taena — Burnouf, sur le dieu Homa^ dans le Journal cuiatique,
4-7 vol. — Fr. Windîschmann,(2i( culte du Soma chez les clans les Mémoires de l'Académie de Munich, t. IV, part. ii. MuUer, Recherches sur le commencement du Boundéhesch, lême recueil, ni,iii. — M. Haug, sur lalangue peMvi et sur le ïesch (1854, en allemand). — Ferdousi, Livre des Rois, trafrançais par J. Mohl (1838), et en allemand par J. Gœrrès et Fr. de Schack (1851 et 1853). — Fr. Spiegel, Grammaire ( (1851 , en allemand), oii se trouve un extrait très-important khired. — Malcolm, Histoire de la Perse^ traduite en fran- 11). — Herbelot, Bibliothèque orientale (1697j. — Chardin,
(édition de Langlès, 1811).
HZ scientifiques. Outre Greuzer-Guigniaut : Rhode , Tradi-
qu'Alexandre le Grand y est à peine reconnaîssable, et que Cyrus, Cambyse, Darius, Xerxès n'y sont pas même nommés. On peut donc aisément se figurer ce que valent les récits que nous fait Ferdousi des temps primitifs. Toutefois, il ne contredit jamais le Zend-Avesta ; il puise bien plutôt aux mêmes sources, il écrit dans le même esprit, et les détails dans lesquels il entre ne sont point tous à dédaigner.
Le Zend-Avesta contient des lois, des prières, des fragments théologiques et historiques, de valeur et d'âge fort différents. Les parties les plus anciennes ont pour auteur Zoroastre. Ce réformateur a vécu du consentement de tous en Bactriane. Ce sont les traditions bactriennes dont son livre et sa religion nous ont conservé quelques débris; les rois dont il nous parle sont ceux de Bactres, et non ceux d'Ecbatane, ni ceux de Persépolis. 11 ne nomme pas même ces deux capitales, ni les Mèdes et les Perses, ni Ninive et les Assyriens, ni Babyloneetles Chaldéens. Mais si Ton est certain qu'il a vécu sur les rives de l'Oxus, on n'est point d'accord sur son siècle. Malgré l'opinion contraire, qui prévaut généralement
Hon sacrée des Bactriens^ etc. (1820, en allemand). — Arn. Hœlty, Dschemschid, Féridoun^ etc. (1829, en allemand). — Ed. Rœthi Histoire de noire philosophie occidentale (1846, en allemand).— Max. Duncker, Histoire de l'Antiquité (2« vol 1855, en allemand).
— J. Kruger, Histoire des Assyriens et Iraniens (1856, en allem.V
— Tout spécialement les deux excellentes dissertations de R. Roth, sur Dschemschid et sur Féridoun, dans le Journal de la Société Orientale allemande (1850 et 1848). Lorsque je composais le Peufdt Primitif, je ne connaissais pas ces deux articles, dont j*ai pu tirer ici un ample profit ; car nos explications diffèrent, à tout prendre, peu l'une de l'autre. — Dissertation de Spiegel, sur Sam , dans le même Journal (1849).
J'ai fait fort peu usage du Dabistan, source trop récente et trop suspecte*
iujourd*huiy nous pensons qu'il a été contemporain des lerniers rois des Mèdes, et qu'il appartient aux temps TEsdras, de Bouddha, de Confucius, de Pythagore, de fuma, et non à ceux de Moyse, bien moins encore à eux d'Abraham. La chronologie du Boundéhesch nous •araît décider la question dans notre sens, et l'étude irecte du Zend-Avesta semble prouver que ce livre 'est point d'une très-haute antiquité. Quoi qu'il en soit, I religion d'Ormuzd ne fut point adoptée dans sa pureté ar les Mèdes, qui étaient cependant frères des Bacrîens, ni par les Perses de Cyrus, Hélamites médises^ émites arianisés.
Le Zend-Avesta primitif fut, dit-on, détruit lors de la onquéte d'Alexandre. On n'en retrouva que des fraglents quand Ardéschir Babégan rétablit le culte d'Orluzd. De vingt-deux livres, il en reste un seul d'intact, ! Vendidad, que nous comparerons au Pentateuque. Le îste du Zend-Avesta actuel contient des prières lituriques (Izechné, Vispéred, Jetsch-sadé), écrites en zend, 1 pehivi ou en parsi, et le Boundéhesch, collection de agments en pehivi, dont quelques-uns paraissent avoir é traduits des livres perdus de Zoroastre. Aucune 38 parties du Zend-Avesta n'est consacrée spécialement la cosmogonie, ni à l'histoire. A part les premières iges du Vendidad, relatives à Dschemschid, le Jetsch s Taschter, et deux ou trois fragments du Boundéhesch une valeur contestable, nous sommes réduits à glaner ms les prières de courtes et obscures allusions aux pernmages des temps primitifs. Encore nos études manient-elles d'un fondement solide, parce que la traduc- Dn d'Anquetil est fort incorrecte, et que M, Spiegel ai encore publié que celle du Vendidad.