‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation; (volume 3)Chapitre 80 sur 120 · I. Création db l'homme · texte numérisé non relu

I. Création db l'homme

Ormuzd avait créé en trois mille ans le ciel avec ses astres, Teau et la terre. Les Mazdéiens, qui étaient tombés dans le dualisme avec leurs deux principes de la lumière et des ténèbres, semblent avoir voulu, par compensation , que Tunité prévalût dans toute leur cosmogonie. Toutes les eaux et tous les liquides, fleuves, mers, pluie, sève, sucs, proviennent d'une source unique, Ardouisour. Le mont Albordj, qui a comme grandi et poussé de terre en huit cents ans, est la racine de toutes les montagnes *. De même, Ormuzd, voulant couvrir la terre de plantes, c mit dans la mer mythique de Ferakh Kand un arbre, germe de tous les autres, qui crut comme le cheveu sur la tête de Thomme, et d'où vinrent dix mille espèces d'arbres qui en ont produit cent vingt mille'. > Suivant un autre mythe, qui est le plus authentique, les plantes non vénéneuses, les animaux non malfaisants et l'homme étaient tous renfermés virtuellement dans un c Taureau pur, lumineux '. » Ce Taureau est la souche de toute la vie organique ormuzdienne. C'est Âboudad (P. II, 463).

Mais Âhriman qui n'a qu'une seule pensée , la destruction des œuvres d'Ormuzd, corrompit dans ss source même la vie en y introduisant la maladie et h mort : « II va sur le Taureau, qui, frappé par son poison, tombe sur-le-champ malade, rend le dernier soupir et meurt. En mourant il dit : c Voici ce qu'il faut faire « pour les animaux qui seront donnés (et qui doivent

* Boundéhesch, dans Anquetil, p. 362. 364.

* Id. 562. 385.

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