‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation; (volume 3)Chapitre 84 sur 120 · BD · texte numérisé non relu

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C'est lui suFtout qui sème dans les cœurs le& doutes criminels, les mauvais discours, les passions déréglées. 11 parcourt le monde en y portant la mauvaise foi et s\ faisant adorer à la place d'Ormuzd.

Quand Ahriman est asse^ puissant pour créer de toutes pièces une partie considérable du règne animal , et Ormuzd assez faible pour ne pouvoir tuer les êtres que produit TAdversaire ; quand celui-ci ne cesse jamais de vouloir et de faire le mal, et qu'il le fait par ses Dews invisibles, par les éléments, par les plantes et les mimaux, par ses inspirations criminelles, on comprend que le Zend-Avesta ne fasse pas la otoindré aUusioa an sabbat de Dieu et à celui de Thoinme, La lutiç d'Ormai et du mazdeïen contre les puissances multiple» des ténèbres dure sans trêve ni relâche. La terre est le c sé^ jour d'une crainte » perpétuelle, et les grandes fatigues d'Ormuzd datent de la création de Tbomme.

Cependant le Bactrien se souvenait du paradis et d'un temps où Ahriman n'avait aucune puissance sur Thomaie, sur le premier homme.

Nous ne chercherons pas dans le Zend-Avesta la tradition de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, que Dieu lui-même avait fait croître dans le jardin d'Héden. Si Ormuzd avait créé l'arbre, l'arbre aurait été entièrement bon ; Ahriman l'aurait fait entièrement maih vais. Toutefois, nous en retrouverons bientôt les firmlft dans l'histoire de la chute de Meschia. Mais l'arbre de vie, l'ai'bre mystique auquel la vie éternelle était sacramentellement unie (P. Il, 22), occupe une large place dans les traditions et les croyances des Ariens, t Auprès de l'arbre qui est le germe de tous les autres, Ormuzd a mis l'arbre Gogard pour éloigner le mal de la vîeiUesse, et pour que par lui \e monde soit dans l'abondance. > Cet arbre Gogard est le même (vue\e^Q.m ^M>^^<^\(sû^iqfV

GMBATION DE l'HOMME. 3il

iloigne la mort, qui est une source de viB, qui donne. I qui le mange avec pureté, les biens de ce monde, la •ainteté et le paradis (Béhetsch), qui, à la résurrection, fera revivre les morts, les bienheureux*. »

Les quatre fleuves d'Héden n'ont laissé qu'une seule i incertaine trace de leur existence dans leZend-Avesta.

Nous y lisons que tous les fleuves descendent de la ource unique d'Ardouisour, qui est sur TAlbordj, et [ne sur cette montagne, vrai paradis, il n'y a ni nuit ibscure, ni vent froid, ni chaleur, ni mort, ni aucun lal *. Ces paroles ne peuvent-elles point être envisagées Dmme un confus souvenir des récits que nos premiers ftrents faisaient à leurs descendants, du Paradis et de Bs hautes montagnes (de TAlbordj), ainsi que du fleuve nique qui l'arrosait (l'Ardouisour), et qui se divisait en lusieurs fleuves qui circulaient sur toute la surface de \ terre (alors connue) ?

Les Ariens avaient certainement conservé le souvenir u pays d'Héden. On dirait même qu'en arrivant de Bnoaar, sous la conduite de Madaï , ils avaient cru ret)uver l'Héden dans la Médie, en particulier dans la mtrée de Rages. En efîet, le letsch de Behram fait lention d'un pays nommé Héden^ qui est, d'après Aniietil '*, l'Aderbidjan, province de la Médie. -— Le Bounihesch fait naître Zoroastre à Héedeneschy et là tradition 4»^érieure, à Urmia. Héedenesch est inconnu ; mais Urda est situé dans l'Aderbidjan. — Plus à l'est est la Ue d^ Raghès ou Ray, dont le nom, d'après de Bohlen, èugne le paradis dans toutes les langues de cette poran de l'Asie et jusqu'en russe. — Ray, Ragan était

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