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CRÉATION DE i/HOMMR. 3^7
:ant témoi^age contre Tunité de la race humaine et »ntre la tradition juive ! Mais dans le Zend-Avesta, les Lriens, les Touraniens et les Hélamites ont pour aïeux rois fils de Féridoun, qui lui-même descend de Mechia ; et Frévak=:Noë fut, comme Japhet, père ou grand ■ lère des quinze peuples qui ont peuplé les sept Keschars (continents), c'est-à-dire la terre entière. Meschia
si ainsi la souche de toutes les nations connues des
iM^triens. Qui sont donc les neuf autres espèces d'horti-
les sorties de Kajomorts? * Ce sont, dans le Sind, les
ommes à une oreille et à un pied ; dans le désert les
ommes à queue, etc. * » Les Bactriens, ou plutôt les Per-
ws, ainsi que les Grecs et les Romains, que les Arabes
tahométans, que les Hindous, que les Chinois, que
Mite l'Europe chrétienne, ont cru à l'existence de races
unaines monstrueuses, qu'on reléguait dans les con-
ées inconnues. Et comme ces races différaient tout à
ît de la nôtre, il était très-naturel de leur donner à
lacune leur propre Adam. Mais comme elles n'ont ja-
ais existé que dans l'imagination des peuples ignorants
crédules, leurs Adams s'évanouissent comme de vai-
18 ombres, et il ne reste plus que Meschia = Adam,
re unique de l'humanité tout entière.
La création de l'homme, qui, dans la Gfenèse, est im-
édiatement suivie du repos du septième jour, est pour
mazdéien , au contraire, le signal du grand combat
'Ahriman engage avec Ormuzd. Auparavant, le dieu
mal, à la vue des Esprits et des cieux resplendissants
lumière qu'Ormuzd avait créés pendant les trois^
emiers mille ans, s'élait borné à produire, de son
té, les Dews, sans oser commencer la bataille. « FI
ïit attendu pour le faire, le temps où deux hommes,
BD. p. 380.
331$ ÂtU£NS DE LA PERSE,
OÙ un homme et une femme s'uniraient, et, terrassé par la puissante parole d'Ormuzd, abattu et lié, il était resté dans l'inaction pendant trois mille ans encore, qu'Ormuzd avait passés à créer les êtres organiques*.» Les six mille ans cosmogoniques écoulés, € Ahriman fit le compte de ses Dews, et transporté de joie , il s'élança de l'abattement où il était plongé, et se jeta sur le Taureau d'abord, puis sur Kajomorts*. »
C'est alors aussi sans doute que < sautant du ciel sur la terre, sous la forme d'une couleuvre, il alla sur les arbres, qui prirent une peau (raboteuse) et des épines, et dont plusieurs devinrent vénéneux. Lui qui s'est mêlé à tout ce qui existe, s'est mêlé beaucoup plus aux arbres, car le mal qu'ils font est au-dessus de tous les autres maux par le poison qu'ils renferment, et qui donne la mort à l'homme et à l'animal qui en mange^> On peut sans doute dire que lesBactriens, faisant d' Ahriman l'auteur de tout mal, ont imaginé que la terre d'Ormuzd, avant d'avoir été souillée par Ahriman, ne produisait point de végétaux vénéneux ni épineux. Mais il est permis aussi de voir dans ce passage du Zend-Avesta un souvenir de ces temps où Satan n'avait pas encore séduit Adam, et où la terre ne se couvrait point encore de ronces et de chardons , c'est-à-dire n'avait point encore de déserts arides (HS. 97, 100) *.
i BD. 347.
* Id. 351 . — Il y a dans la doctrine mazdeienne une contradictioa inconciliable entre la tradition véridique des six jours cosmogouques et les mythes du Taureau et de Kajomorts. C'est pendant lei trois derniers mille ans qu'Ormuzd crée les plantes, les animaux et l'homme, et cependant ce n'est qu'après cette période qu'Ahrimin tue le Taureau d'où sont sortis tous ces êtres.
s BD. 403.
* Id. 403.
CRÉATION DE L*HOMMË. 339
Ahriman, de qui proviennent tous les poisons du règne
gétal, a pareillement créé les Kharfesters, c'est-à-dire
5 animaux qui déchirent, comme le lion, le tigre, le
up; ceux qui sont venimeux, comme les serpents, les
orpions, les crapauds ; ceux qui font des trous dans
; champs et les jardins, comme les souris ; les insec-
j tels que les fourmis et les mouches ; certains ani-
lux aquatiques non désignés ; les vers qui se multi-
ent dans les cadavres ; sans compter le chat aveugle
jour, la tortue, le lézard*. Aux Kharfesters, Ormuzd a
posé ses animaux à lui. «Les bêtes fauves, les oiseaux,
poissons ont été donnés, chacun, comme ennemis d'un
arfester particulier : le faucon détruit la couleuvre ;
pic-vert, la sauterelle ; la belette, le lézard ; le héris-
1, les fourmis ; le chien, le loup ; le vautour, les corps
•rts *. • Le mazdéien fait une oeuvre très-méritoire en
int les animaux ahrimâniens.
tfais ce ne sont pas là les seuls maux causés par le
uvais Principe. Il habite au nord avec ses dix millions
Dews, et il envoie de là vers les pays du midi « le
it violent qui anéantit. » 11 soulève toutes les tempé-
. Il a produit l'hiver et les chaleurs excessives de
é. Les déserts lui appartiennent '.
ia mort et ses miasmes infects viennent de lui. « II a
duit dans le monde dix mille espèces de maladies,
tre lesquelles Ormuzd a fait sortir de l'arbre primitif
nombre égal de plantes *.
'est lui qui rend petit, faible, stérile, ou empêche la issance, la vigueur, la multiplication des êtres ^, qui d pauvres les hommes et les provinces.
ZA. I, 281. 335. 388. II, 30i. — BD. 386. 389. 398. BD. 373. 375. 388 sq.