‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation; (volume 3)Chapitre 99 sur 120 · RELIGION PRIMITIVE · texte numérisé non relu

RELIGION PRIMITIVE

m le Féridoun bactrien. Reste donc Vivanghat, Âthvia Poroschasp.

Les trois ont extrait pour le sacrifice le Hom , qu'a- •rait Zoroastre. Celui-ci ne veut donc, en réformant la ligion de son peuple , que la ramener à sa primitive ireté. Il revient au culte de Vivanghat comme Luther celui de TEglise apostolique.

La religion de Zoroastre est celle d'un Dieu esprit, mière et pureté, qui ne demande point de sacrifices nglants, et qui communique des forces divines à ses [orateurs par le sacrement du hom , c'est-à-dire par suc de Tarbre de vie et d'immortalité , qui avait disiru en réalité avec le paradis, mais que les Ariens préadaient avoir retrouvé dans cette plante (P. II, 24. â. 421. 427). Le mazdéisme, considéré sous sa face mineuse, est un monothéisme qui prêche et donne la ireté, la sainteté, Ténergie nécessaires pour triompher 1 mal et de Tenfer.

Mais telle n'avait pas toujours été la religion des *iens. On voit parmi les dev^s d'Ahriman un Indra s qui t le dieu suprême des Védas. La Perse arienne a donc Ipré pendant un certain temps Indra et ses frères ; elle été polythéiste ; elle a rendu un culte aux dieux sobres.

Peut-être Indra n'était-il pas le grand dieu des Ariens î riran comme il l'a été de ceux de l'Indus. Peut-être I premiers plaçaient-ils au-dessus d'Indra un Kéwan= »liak= Saturne =:Moloc, à qui ils immolaient des victies humaines.

Ce qu'il y a de certain, c'est que le sacrifice du hom 1 sema existait déjà lorsqu'une partie des Ariens s'est ablie dans le Pendjab ; car le Rîg-Véda exalte le soma

I Vendîdad, X, 17,

autant et plus que le Zend-Avesta. Mais si ce sacrifice avait été une invention dés adorateurs dlndra et de Kéwan, Zoroastre l'aurait aussi peu conservé dans sa religion réformée, que Luther n*a accepté de Rome le purgatoire qu'elle avait inventé. Il faut donc que le hon ait fait partie de la religion primitive que Zoroastre voulait rétablir dans sa pureté.

Voyons maintenant quel est le sens des paroles de Zoroastre, qui nous occupent ici.

Yivanghat est un Adam idéalisé, qui a pour fils Yiina= Yama, le premier homme. C'est donc au berceau même de l'humanité que remonte le culte du Dieu unique qui se communique par une cène mystique, par le hom, et ce culte, c'est la pure religion d'Adam, des Séthites, des premiers Noachides et de Melchisédec (prêtre du Dieu Fort, distribuant le vin et le pain à Abraham' P. Il, 585).

Dschemschid, vers la fin de sa vie, devient idolâtre, et Zohak, qui le détrône, règne mille ans. Ce serait là le temps des sacrifices humains offerts à Kéwan, à Indra.

Puis le sacrifice du hom reparaît sous Athvia et Féridoun : la nation arienne , en recouvrant son indépendance en Médie et en Bactriane, revient à ses anciennes croyances et professe un monothéisme plus ou moins altéré.

Cette religion, qui a été celle des derniers rois Pischdadiens et des Kéaniens , était tombée dans une complète décadence quand Zoroastre , au temps de Cyrus,

< Le Zend-Avesta dit des hommes de la première /ot, des Piseb-

dadieus, « qu'ils étaient dans le commencement instraits par Toreillc

(et non, comme depuis Zoroastre, par layue, par la lecture d'une loi

écrite) ; que leur Vie éta\t touXft \i\ix«\ c^^Us étaient entièremat

Boumiê à la loi, » etc,

HEUGION PRURTin:. 395

i réforma complétemeot, eo développant la doctrioe u mal physique et moral, et en opposant Ahriman et tmuzd (P. 1, 82).

D'après cette interprétation du texte cité plus haut, 3 n'est pas Zoroastre qui aurait renversé la religion Dly théiste , et il aurait conservé un grand nombre des »s et des institutions en ligueur depuis Féridoun jusa'à lui. Je crois le Zend-Avesta inexplicable sans cette ypothèse; car on n'y voit nulle part Zoroastre fouroyer les vieux dieux, qui, au contraire, sembleraient roîr été de tout temps des dews , et nombre des lois a Yendidad supposent déjà une longue pratique des dâtiments qu'elles infligent.

Les Ariens de l'Indus auront quitté l'Iran sous Zobak, près Dsehemschid et avant Féridoun.

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