‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation;Chapitre 134 sur 158 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

homme, créé pur. Si Thomme aujourd'hui souffre el meurt, c'est qu'il est déchu par sa faute de son primitif état d'innocence et de bonheur. Mais il sait que s'il se repent et s'il croit, Dieu, dans sa miséricorde, lui rendra par le Sauveur tous les biens qu'il a perdus. L'humanité est donc d'une noble extraction; elle est née dans le paradis et non dans la forêt ; le chant des anges et non les cris des tigres et des loups ont retenti autour de son berceau. L'Éternel veillait sur elle avant qu'elle l'eût reconnu , et ce n'est certes pas elle qui a créé l'idée de la Divinité en inventant d'adorer quelque fétiche. Elle part non de l'incrédulité, mais de la foi ; non de r«rreur, mais de la vérité; non de l'ignorance, mais d'une révélation. C'est la calomnier, c'est s'inscrire en bux contre elle-même et contre tous les souvenirs de son enfance, que de prétendre qu'elle menait à son origine la vie des sauvages ou de nos prolétaires.

Mais la corruption du cœur a rempli l'esprit humain de ténèbres, qui ont étouffé la lumière de la vérité. Dieu a été divisé en plusieurs faux-dieux , la nature divinisée en une multitude de Grandes-Mères et de divinités secondaires, l'âme du mort élevée au rang des génies protecteurs. La révélation prophétique a fait place à l'hallucination, et la vision de Dieu aux apparitions des morts ; la prière aux formules magiques ; le sacrifice expiatoire au meurtre, et le repas mystique à l'anthropophagie; Tadoration h un hypocrite formalisme, et la lutte morale contre le péché à des tortures volontaires aussi vaines que cruelles ; le Dieu présent partout à l'idole informe dans le fond du temple , et le symbole translucide au mythe inintelligible, absurde, obscène. Toutefois la vérité reste toujours là , au-dessous de toutes les erreurs du paganisme ; car il n'aurait pas subsisté de siècle en siècle si elle ne lui servait pas de fondement. C'es>lm%\Q^'fe\^

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vérité gît cachée au fond de tout cœur d'homme, même du cœur le plus souillé; autremeut ce cœur serait celui d'un monstre sans nom.

Cependant, cette vérité que nous avons trouvée constamment plus ancienne que Terreur, et qui, de la Dispersion à rère chrétienne, disparaît de partout, sauf de la Judée , sous les myriades de superstitions et de fables qui rétouffent, ne diffère point de celle qu'est venu proclamer le Christ. Le Christ est le Verbe , ou l'unique ei parfaite révélation de Dieu, la lumière du monde, la vérité faite chair, le prophète étemel ; à sa voix nos ténèbres se dissipent, nos doutes s'éclaircissenl, notre foi se consomme, l'idiome énigmatique des types et des symboles disparaît devant le langage simple et profond de la vérité divine, et notre âme est inondée de célestes clartés. Le Christ est la grande victime expiatoire, et son sacrifice apaise cette faim insatiable de pardon qui tourmentait l'humanité. Le Christ est la vie, et l'âme qui croit en lui, qui le contemple, qui se nourrit de lui , sent ses forces morales renaître, les puissances d'en-haut pénétrer en elle, une sève divine circuler dans toutes ses facultés, l'Esprit saint lui communiquer des vertus que toutes les macérations possibles n'avaient pu faire jaillir de son propre fond. Ce Christ qui vivifie parce qu'il pardonne et illumine, répond aux vœux les plus intimes du (*œur humain, et accomplit les antiques promesses de Dieu. Aussi ne se peut-il faire que les peuples païens, à mesure qu'il leur est annoncé sous sa forme véritable, si « pleine de grâce et de vérité, » ne reconnaissent en loi le Fils de la femme, le Vainqueur du serpent, l'Homme- Dieu, et que l'humanité, après avoir misérablement erré pendant la majeure partie de son existence dans tous les déserts de sa vaste demeure, ne reprenne la route do paradis , où àaws ç^e^i^YecàsfcY^ ^xi^^wice elle avait entendu Dieu lui-même \uv p^vVet ^^ ^Qiw'è«».N^>x\ .

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