TOME H
2 l'histoire
elles sont, elles aussi, trop circonstanciées pour trouver place dans le texte , nous les avons réunies dans notre dernier livre, qui comprend ainsi nos pièces justificatives les plus importantes.
Les symboles ou métaphores que nous offriront les poétiques et fabuleux récits des temps Primitifs, nous sont à peu près tous bien connus. Nous y verrons, sous leurs emblèmes ordinaires. Dieu, la nature, le prince des ténèbres intervenir dans les destinées des mortels. La chute et le Déluge ont bien donné au serpent, au pommier, au figuier, au cyprès, au corbeau, à la colombe, à l'olivier, un sens moral tout particulier ; mais ce sont là des objets sacrés plutôt que de vrais symboles. Les seuls emblèmes de quelque importance qu'aient inspirés les souvenirs de l'histoire primitive, sont, comme nous le verrons en son lieu , le monstre marin, l'abeille et l'enfant exposé.
Le nombre des mythes est proportionné soit à la vivacité de l'intérêt qu'inspire à l'homme l'histoire de sa famille, de sa nation et de sa race, soit à la foi de l'homme primitif qui cherchait en Dieu ou dans ses dieux la cause immédiate de tout le bien et le mal qui lui arrivaient. Mais comme au point de vue panthéiste les dieux ont produit de leur substance l'homme non moins que la nature, l'histoire de la Primitive humanité s'est parfois entièrement identifiée avec la terre. Ainsi ce ne sont plus les habitants de la terre qui périssent dans le Déluge, c'est leur dieu lui-même, c'est Osiris, Adonis, Atys.
Autant les mythes historiques sont nombreux, autant le sont peu les dieux-hommes qu'on a imaginés pour leur confier tout spécialement la direction des choses humaines.
Nous l'avons déjà dit : la protection de l'humanité , de la famille, de la caste ou classe, de l'individu a été attri-