I. Les premiers sacrifices
>ans la Genèse, le sacrifice est le premier acte meumé après l'expulsion d'Adam et d'Eve hors du Para- : sacrifice des fruits de la terre par Gain, de brebis ' Abel. De même, le Rig-Véda fait remonter cette titution à Manou=Adam, la Ghine à Fohi^Abel , jypte à Thoth=Seth, les Grecs à Phoronée, qui est »si Seth, les Latins à l'antique Janus, les Kymris à leur uHu,
U)el offrait des brebis ou agneaux que devait consur le feu. Dans la religion des Védas, le sacrifice fait quelque manière à lui seul tout le cuUe, et le dieu du rifice est Agni ou le Feu, Or Agni est représenté monté ' un (agneau ou) bélier ; en latin Vagneau se dit agnus le feu iGNis; en grec hagnos signifie "puTy chaste, saint. ilà donc, du Gange au Tibre, trois nations indo-eeVlVss qui àéàgûent par le même moi le feu, Vagueau ^V. T. n. ft
\ii CAÏN ET ABEL.
la $aint<4r. Ajoutons qu'en groënlandais Vesprit du fint se dit i(;nf:rsoit, igner signifiant feu. Mais cette méoie association d'id«'»os se retrouve et chez les peuples sémiii(|ues, et chez la race mongole. Le verbe hébreu 'J/n pury saint (QADEScn), nous parait signifier étymologi- (jUiMnent se prosterner (qad, qadad) devant le feu (esch). (liiez les Chinois, le langage hiéroglyphique nous permet dt» ptMiéti'er très-avant dans leurs intimes pensées.
Ainsi nous voyons que V amour, là miséricordey lacbari lé, le dévouement était pour eux la vertu suprême ob (1(1 moins le plus pur de tous les sentiments; car ils écrivent ce mot d'amour par un homme et une croix aud<»ssus d*un cœur, et nous savons que la croix design* la perfection, U homme parfait est celui qui aime.
Mais n'exigeons pas de lui une sainteté rigoureuse. Selon les Chinois, comme selon nos saintes Écritures, l'homme n'est jamais par lui-même juste; il ne peut 1< devenir aux yeux de Dieu que s'il confesse ses fautes et cherche à les expier par les sacrifices. Or l'agneau estb victime par excellence, la plus ancienne, la plus innocente. Aussi , la croix qu'une main tient sur le vase it» sacrifice, et un agneau, marquent une grande, une pa^ faite justice.
Ainsi donc, si justice et homme signifient loi, règki modHe, l'homme juste qu'on propose pour exemple an peuple, est celui que le sacrifice a justifié. Et, en effet» dans ce hiéroglyphe complexe, l'idée de justice est figurée par les deux signes d'agneau et de mot. Je suis jtfiti si je me suis identifié avec la victime pure que j'ai cba^ gée de mes péchés.
Cependant l'agneau qu'on immolait à l'autel est deveoi le type del homme parfait, aimant, miséricordieux, qui se dévoue pour ses frères, qui souffre, qui meurt pour eiii* Ce àéwuemeal est si bien connu des Chinois que le «-