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Jbel lui-même, d'Abel idéalisé, se prolonger jusqu'au md cataclysme, et Manéros se confondre avec d'autres Des gens^ Dictys, Palsestinus, Pélusius, qui se sont ^és dans un fleuve , ou qui sont morts de la terreur 3 leur avait causée Teffroyable ruine du premier nde. Ce Manéros diluvien se retrouve en Bithynie is les noms d'Hylas et de Bormus, qui ont péri l'un 'autre en tombant dans les flots, et dont on célébrait nort par des chants lugubres *.
>^ous placerons ici Memnon , qui ne périt ni dans un ive, ni de la main d'un frère, mais qui était comme dur d'une beauté extraordinaire, qui fut tué comme à la fleur de Tâge, et dont les Éthiopiens pleuraient bas le trépas, tandis que les dieux eux-mêmes, cha- 3 année au jour anniversaire de sa mort, menaient lii et jeûnaient par ordre de Jupiter son père. Sou ps fut brûlé (sur un bûcher) comme celui de Baldur r un navire). Memnon est le Baldur des Éthiopiens ou schites de la Suziane et de la Haute-Egypte. D'ailleurs, 5tait jeune à cent soixante ans, ce qui n'a pu se dire e d'un antédiluvien. En lui donnant l'Aurore pour ;re, les Grecs auront voulu dire qu'il était né à Taure de l'humanité, ou qu'il était adoré par les peuples l'Orient*.
I Ces jeunes hommes ou jeunes dieux dont on déplore le trépas, doivent pas être confondus avec Adonis, Attis et Osiris, dont la ri était aussi célébrée par de grandes lamentations. Ceux-ci res- Ksitent , et dans leurs fêtes, aux cris de la douleur succèdent ceux la joie. Ce sont de grands dieux qu'on a faits hommes, tandis que antres sont de simples mortels, des Abel, auxquels on a parfois idn un culte comme à des héros, mais que les enfers ont retenus ns leurs sombres prisons.
* Voyez pour les sources : Jablonski, de Memnone Grœcorum et 'gyptorum. — Si la déesse Eos des Hellènes est VEuoiJ, le Jour s tgyptiens, et que le mythe soit originaire du "Î^W, \e ^e^i» T. IL ô*
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Revenons auprès du corps d'Âbel. On ignorait alors jusqu'à quel point le sépulcre est sourd à nos prières, et peut-être aura-t-on gardé longtemps l'espoir que li mort rendrait enfin sa proie, et que le fils de tant de pleurs reparaîtrait soudain au milieu de sa famille inconsolable. Une espérance toute semblable vit encore dans le cœur des sauv-ages. Franklin trouva, près du lac de l'Esclave, un chef indien qui lui dit : c On avait annoncé que tu serais accompagné d'un grand chef de la méd^ cine en état de rendre la vie aux morts , ce qui m'avait fait grand plaisir dans l'espérance de revoir les parenls que j'ai perdus ; mais on m'a détrompé, et en abandonnant cet espoir, il m'a semblé que mes parents m'éiaient enlevés une seconde fois. > Entrons dans les sentiments si touchants de ce chef, et nous comprendrons comment se sont formés, chez des peuples très-distants, les mythes qui, pour mieux peindre l'inflexible rigueur du dieu des mânes, le représentent se laissant attendrir, mais faisant des conditions qui rendent sa permission illusoire. Baldnr reviendra parmi les vivants si tous les êtres le pleurent,
MemDon tout brillant de beauté se sera transformé en un diea solaire et physique. Solin dit que les Éthiopiens adorent, avec le soleil, Memnon ou le Jour, fils de l'Aurore, sous remblème d'un jeune homme qui se lève, et dont ensuite on pleure la mort ou la retraite- — Les oiseaux qui s'élancent de son bûcher, et qui se font la guerre, sont-ils, comme le pense Faber, des prêtres déguisés exécutant, lort de la fête de Memnon, des cérémonies mystiques ? — Le culte de Memnon a été certainement transporté par des colonies éthiopiennes, du Nil ou de Suze, par la ville syrienne (inconnue) de Paltoit et par Paphos, vers la Troade et jusqu'en Paphlagonie. Le mythe du dieu éthiopien se sera mêlé à ceux d'Ilion ; Memnon sera deveiiD le petit-fils de Laomédon et le neveu de Priam, et on l'aura fti^ mourir au siège de Troie, où périssent tous les héros. — LeMemnon= Âménophis d'Egypte est une bévue des Grecs contre laquelle protêt* taieut les Thébalns,
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LoU, le grand ennemi des dieux et des hommes, s'y \ise obstinément sous la figure d'une vieille femme, rydice apercevait déjù les premières lueurs du jour, and Orphée se retourne dans un instant d'oubli, et e s'évanouit. Les Iroquois ont un mythe un peu difent : Sayadio va chercher aux enfers , au travers mille difficultés, une sœur chérie ; il la trouve danit avec d'autres ombres devant Ata-Entsik ; elle se ree à le suivre ; avec le secours du dieu des morts, il la sît à grande peine, et l'enferme dans une calebasse e. Déjà il était de retour dans son village, et il pré- •ait le corps de sa sœur à recevoir Tâme, quand un ( assistants ouvre par une vaine curiosité la calebasse, •ù l'ombre s'échappe aussitôt*. Ici c'est le mort qui ne it pas revenir sur la terre; il a oublié ceux qui le surent.
Pour qu'une résurrection soit possible, il faut que le inqueur du Serpent et de la Mort, Hercule, aille en rsonne chercher dans les enfers l'ombre d'Alceste ; Taut que cet autre dieu protévangélique des Hellènes, cchus, descende, par un gouffre diluvien, dans l'em- *e de Pluton pour eu ramener sa mère Sémélé qu'il ut introduire dans l'Olympe' ; il faut que le dieu mêmela médecine rappelle à la vie Hippolyte et Glaucus, ou un autre Glaucus, fils de Minos, est rendu ù la lumière r un simple devin, ce devin était en possession d'une
* Lafitau, t. I, p. 402 sq. Schoolcrafl, t. ii, p. 235. — Les Virgi- 308 ont plusieurs contes d'hommes ressuscites, entre autres celui m homme qui, après sa mort, était aile jusqu'à l'entrée du Popo- 1S80 ou de l'enfer, et qu'un dieu avait sauvé et renvoyé au monde «ir dire à ses amis ce qu'ils devaient faire pour ne pas venir en ce isérable lieu de tourments. (Picard, 1. 1, i, p. U.) C'est la contreirtie de la parabole du mauvais riche.
* Pausan, n, 31-37.