‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation;Chapitre 33 sur 158 · Les pleurs · texte numérisé non relu

Les pleurs

Lliîsioîre d'Abd est le germe qui a produit le mytbe scandiiaTe de Bakiar. Ce jeune dieu, le meilleur, le plus sage, le plus beau, le plus brillant de tous les Ases, péril de la main de S(Mi frère Hôdor, le Querelleur, le Haineux, aveugle instrument de Loki=Satan, et il est pleuré des dieux, des hommes, des animaux , des plantes et même des pierres. Loki seul lui refuse une larme, et empêche ainsi sou retour des enfers au ciel et de la mort à la vie.

Pleurer Baldur a certainement le même sens que pieurer Scephrus. Scephrus=Abel est le Linus des Arcadiens. Hérodote a^'ait retrouvé le chant funèbre de linus en Chypre et en Phénicie. Dans la langue des Phéniciens et des autres peuples sémitiques, linv^s, œlinw, signifie malheur à nous^ ai likou. L'objet de ces lamentations nous est indiqué par les livres des Hébreux, qui avaient une complainte sur le Fils unique *, et ce Fils unique était Abel, puisque, d'après Hérodote, le Linus des Égyptiens, Manéros, était le fils unique de leur frtmier roi (ou d'Adam). Ce Manéros avait été enlevé par une mort prématurée, et Ton disait de lui qu'il avait inventé la musique, parce que les airs lugubres que les Égyptiens chantaient en son honneur, avaient été leur première et pendant un certain temps leur unique chanson.

Ce Fils unique, cet Abel, enlevé à ses parents dans la fleur de son âge , était comme un type de l'humanité qu'ont fait périr dans tout l'éclat de sa beauté les flots du Déluge. On ne s'étonnera donc pas de voir la vie

^ Jérém, vj, 26; AmoB,Nm, 10*, XacVx.iAi, 10. il.

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