III. Livres sacrés
A totale extinction de la foi avant le Déluge a donné I au mythe hindou du vol des livres sacrés par un géant lËdsant.
A tradition de livres plus anciens que le cataclysme trop ancienne et trop universelle pour n'avoir pas un d de vérité. En Chaldée, ils ont été écrits par Xisuus=Noê. Josèphe et Manéthon parlent de colonnes et Qscriptions gravées par les descendants de Seth ou par oth lui-même. Le Taaut phénicien avait chargé de la laction de son ouvrage les Cabires. Mahabad, le preer roi de la terre, a reçu, dans l'Iran , un livre sacré as la langue des cieux. Celui qu'a dérobé le géant, en le, provenait de Manou=Adam. Les Druides avaient lui de Prydain, qui est le même que Hu, et d'après les Uois, l'enchanteur Ganhébou conserve, engloutis sous ; eaux diluviennes, les menhirs de la science, que retira le dieu qui sauvera le monde. Les Étrusques rapftaient à Tagès, fils de Génius=Cam, et à son disciple icchétis leurs livres Achéruntiens, qui contenaient la ictrine mystique de la purification des âmes, et en géîral tous leurs livres rituels ; on attribuait à Tagès le
dogme d'un seul Dieu, chef et modérateur de tous e autres dieux. Enfin, les Juifs et les Musulmans parle de livres laissés par Adam, Seth et Héuoc.
Cette tradition se retrouve, fait très-remarquable, ji que chez des peuples sauvages qui ne savent pas écrii et elle a frayé auprès d'eux la route à TÉvangile. Ds TArracan, sur les rives du Koladon, vivent les Kemmi qui ne se sont jamais souillés par le culte des idoles, et i racontent unanimement qu'un Dieu, dans un temps U reculé, leur avait donné un livre destiné à leur faire ci naître ses ordres, mais qui, malheureusement, avait bientôt après dévoré par un chien (par le monstre di vien ou par l'incendie typhéen qui a suivi le Délu^ Ignorant ainsi la volonté divine, ils ont vécu dep sans prières ni sacrifices, mais dans l'attente des liv qui, selon ce que leur avaient dit leurs pères , devai< leur être apportés de nouveau par des hommes pleins bonté. Aussi nos missionnaires les ont-ils trouvés tr disposés à écouter l'Évangile et à recevoir les sain Écritures. — Une tradition analogue existe chez les Ki rens : Dieu avait écrit sa volonté et ses lois sur unepe de buffle, et rassemblé les peuples pour qu'ils en pr sent copie. Tous le firent, sauf les Karrens, qui étaie occupés à cultiver leurs champs.