XIII. NOË ET LA VIGNE
i la Genèse, le vin, si ce n'est la vigne, est postéu Déluge, et la découverte en a été signalée par nd scandale.
esse de Noë se retrouve dans le mythe kyniry de in et dans la légende diluvienne de Cuba. Mais on ettre en doute Tauthenticité de ces deux récits, verrons, en expliquant le mythe de Bacchus, que les Grecs , les dieux avaient donné aux mortels s après le grand cataclysme, fables du Lycurgue thrace, du Lycurgue arabe nt quelle résistance Fintroduclion de cette culrencontrée en plusieurs contrées, împs de Bacchus vivait en Assyrie, d'après Nonnus, taphylus ou la Grappe. Mais Staphylus est le nom ànebus, le Raisin, qui est un des rois postdilu- 'Assyrie.
Ilgyptiens avaient même imaginé une relation indirecte entre la vigne, et la destruction du prelonde, au milieu de laquelle avait apparu cette le vin (rouge) était pour eux le sang des Titans ;édiluviens) qui s'était mêlé à la terre après que les eût foudroyés, et qui avait produit le premier issi n'offrait-on point cette liqueur aux dieux ; les" ^ant Psammétiqne, n'en buvaient pas, au dire lote , et les prêtres s'en abstenaient presque ennt.
les mages, le vin était un don d'Ahriman, et cette : adoptée par les Gnostiques.
ait que Mahomet a interdit cette liqueur à ses
f06 LES FAITS
En Inde, on ne buvait point de vin, si ce n'est dai les sacrifices.
D'après Athénée, le vin était détesté anciennement e Grèce et en Italie, où Fusage ne s'en introduisit que pe à peu et avec diverses restrictions.
Chez les Basques, une loi qui est restée en viguei jusque dans ces derniers siècles, défendait de cultiver d la vigne et de boire du vin.
Le vin de la Chine est une espèce de bierre. On en b remonter l'invention jusqu'au temps de Yu qui en fi affligé au point de verser des larmes, parce qu'il prév combien elle serait funeste aux générations futures. 0 réserva longtemps ce vin pour les cérémonies, pour k hôtes et pour les vieillards.
Au Mexique, où la nation formait un grand phaiaiu tère , on ne buvait de liqueurs fortes qu'après en avoi obtenu la permission du magistrat , et on ne l'accordai qu'jaux vieillards et aux malades. 11 y avait cependai une grande fête où des officiers en distribuaient à cha cun; mais, qui s'enivrait, était rasé publiquement, et se biens étaient confisqués.
Les langues viennent d'ailleurs combler les lacunes di la tradition , et attester que le vin était pour tous lei Noachides, bien moins un don de Dieu, qui soutenait leun forces, qu'une boisson dangereuse et toute terrestre Jajin, en hébreu, c'est oïnos en grec, vinum, vin; œaiî JAVEN est boue. De même vinum et venenum , vin et venin ; viTis et viTiUM, vigne et vire. Ainsi encore en hébreu, CHEMER, vin^ CHOMER, bouc, et cu grcc PÊLOS a les deux mêmes sens. Le nom hébreu du raisin^ matsa, qui est le MAïsi des Boukhariens, le masi des Esthoniens, et qui se retrouve dans la Mandchourie sous la foriâe de moutghou, grappe de raisin^ se confond dans les langues indo-celtiques avec la racme ^k\^ > ^k&t^^ Ure ivre, l6S
dérivés de cette racine sont fort nombreux : en grec HETHU , tnn ; en allemand aieth , boisson enivrante ; m latin temetum , vin » temulemtus , ivre ; en sanscrit ■ADAS, ivresse^ folie, en irlandais màdha, meadh, folie. Les Égyptiens inventèrent pour le nom du vin un mot nouveau (emris, êrp, élp), mais appelèrent le rentn ma- THOUi y MATOU , quI cst METHU. Commc le vin séduisait l'homme par sa douceur, en sanscrit le miel, le nectar se nomme madhu, et le sucre sagghar, qui vient de la même racine que le sghakar sémitique, s'enivrer, et que le 8IKERA des Grecs, vin artificiely cidre.
An milieu de cette réprobation universelle qui pèse sur le vin, on est surpris de voir, d'une part, les Grecs, par le culte de Bacchus, fonder une religion où l'exaltation que produit cette liqueur, est un enthousiasme divin qu'accorde à ses adorateurs le dieu du salut, et, d'autre part, les écrivains inspirés d'Israël comparer à la vigne le peuple Élu, et les grâces spirituelles au vin, dont le Sauveur a fait choix pour l'assimiler à son sang dans le mystère de la Cène.