‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation;Chapitre 66 sur 158 · T1IB0LES DILUVIENS · texte numérisé non relu

T1IB0LES DILUVIENS

simplement un temps où les eaux avaient recouvert tous les continents, et où les seuls animaux encore vivants étaient les habitants des mers.

Au Mexique, on disait que pendant Tinondation qui a clos rage de l'eau, tous les hommes ont été changés en poissons (ou noyés), sauf Coxcox. Le Chinois Lopi tient à peu près le même langage. C'était pareillement celui des Syriens : le fils de leur grande déesse Dercéto périt avec $a mère dans les eaux, et se nomme Ichthys ou le Pois- ?on. Vénus=Dercéto , poursuivie par Typhon , se préapile avec son fils Cupidon dans TEuphrate , où ils se nétamorphosent tous les deux en poissons , et ces deux moissons sont ceux du zodiaque. De là vient, ajoute Hy- [in, que les Syriens s'abstiennent de tout poisson. La ^nde ville des Assyriens, Ninive, doit son nom à cet mimai.

Le filet. Dans le mythe de Persée , Dictys , le Filct^ !5t le fils d'une Naïade ou du Déluge, et le frère de Polylectès, ou de Pluton qui a reçu dans son empire la mulilude des victimes du cataclysme. Britomartis, fille de )ersonnages diluviens, est elle-même une Dictynne, une léesse au filet. Tel est aussi le surnom de Diane à Sparte. )icté, nymphe qu'aimait Minos, se précipite dans la mer, nais est sauvée dans un filet. En Egypte , Dictys périt ians les eaux du Déluge.

Tous ces mythes sont d'origine sémitique et phénicienne ; car Dictys vient de dig , doug pêcher *, et la &ète a un autre pêcheur diluvien, Carmanor , dont le nom est pareillement hébreu (cherem, filet). Les livres h&reux de l'Ancien Testament nous ont d'ailleurs familiarisés dès notre enfance avec l'expression figurée : les fktsde la mort*.

' Et pent-être de thiz, être coupé, arraché^ mourir molemmcnt. * 2 Sam, XXII, 6 etpagsun.

Quaod les Péguans disaieat à Turpio que leur royaume a été fondé il y a environ onze cents ans par un pécheur S ils entendaient, selon nous, faire remonter leur empre jusqu'au Déluge.

Le cheval est le symbole des eaux, comme noasl'^ vons dit plus haut. Le cheval diluvien apparaît daoslei mythes grecs d'Hippolyte , dont les cour»ers s'effarouchent, de Glaucus que dévorent ses propres cavales, d'Événus qui avait reçu de Neptune des chevaux ailés, et qui périt dans un fleuve. Céridv^en, qui* est l'Arche pe^ sonnifiée, a , dans le néobardisme, pour attribut un cbe* val avec un bassin renversé.

Les Ausones d'Italie, qui se prétendaient autochtho* nés , ajoutaient que le plus ancien de leur nation avait été un certain Mares, homme à corps de cheval *. Ce q» veut dire que Mares et les Ausones étaient comme sortis des eaux du Déluge.

Le MONSTRE TYPHONiEN qui, parmi les çonstellatious, se voit près des Poissons et menace Andromède, figure l'Océan prêt à engloutir la jeune humanité '. Ce symbole avec le même mythe a été transporté, par les Allophyles, de Joppé en Troade où Hésione prend la place d'Andromède, et de Troade en Sicile où le troyen Hippotas avait emmené sa fille Ségeste pour la soustraire au sort d'Hésione.

Hercule avait passé trois jours dans le ventre du monstre.

Litaolané, chez les Béchuanas, entre dans le corps du monstre qui avait englouti tous les hommes, et les délivre en lui fendant le ventre.

4 Hiêt de Siam, t. ii, p. 25.

« Elien, Var, hist , ix, 16.

» Cette explication est fournie par Âpollodore lui-même : • Neptune envoya une inondation et un monstre. » II, 4. 3.

Les Hindous racontent une ^ble analogue de Crichna, i les Peaux-Rouges de Manabosho.

En 1545» Mendez Pinto a vu représenter à la cour du n bouddhiste de Pégu un drame où un monstre marin enloutissait la fille d'un roi ; par l'intermédiaire du dieu de . mer, des femmes jouèrent sur des harpes célestes des rs si tristes, que le monstre vint échouer comme étourdi ir le rivage, et l'une d'elles, lui ouvrant le ventre, en ra la princesse.

Chez les Celtes, le monstre symbolique s'identifie avec ! dieu du mal, et la cause même du Déluge est un anilal amphibie, un gigantesque castor, qui mine la digue ni contenait les eaux du lac Llion ou du grand abîme. oar prévenir le retour du cataclysme, Hu-Gadam a tiré n lac le castor au moyen de ses bœufs gigantesques, ;ielés au joug sacré.

De même Thor, en Scandinavie, a pris à l'hameçon le Tpent immense qui vit dans les abîmes de l'Océan et ni entoure la terre entière, a élevé sa télé au-dessus de eau, et l'a frappé de sa foudre.

Le serpent du Nord est une simple variante de Typhon, [ai a le même symbole et qui a causé le Déluge. Cependant le monde repose sur un autre serpent, emblème de l'Éternel. Mais l'Éternel , quand il châtie les lommes, devient pour eux un être malfaisant. Ainsi s'ex- )lique le mythe des Battas d'après lesquels le serpent [malfaisant) qui porte la terre, l'avait jetée de fatigue et noyée dans la mer (lors du déluge), et qui de nos jours Aose, en s'agitant, les tremblements de terre. Le Sanglier est le plus important des symboles dîlu- ^ens. Dans le mythe de Vichnou, il figure le dieu qui rei^e avec ses défenses, du fond de l'abîme , la terre que ' géant du mal y avait précipitée. Mais, partout ailleurs, but entendre, par cette béte sauvage quijouille en

tout sens le sol, les bouleversements causés par le Déluge sur la surface de la terre.

Var, qui en sanscrit signifie couler j est, d'après Nork, la racine de verres en latin, verrat, boar en anglais, Eber en allemand, aper en latin et gapros en grec.

Les enfers, nous le verrons, datent du Déluge : de li leurs rivières. Ils se nomment en latin orgus , qui est HORCOS, hercos prwow, en grec, Le dieu Phorcys régnait à la fois sur les fleuves des enfers et sur les monstres de la mer. Phorcys est à la fois orcus et porghs (Ferkel, petit cochon, en allemand). Le porc, Tenfer d \ Teau étaient unis par des liens indissolubles dans Tesprit et la langue des Grecs et des Latins *.

Dans un mythe thessalien , qui paraît être une tradition localisée du Déluge, le sangher est un fleuve: Il y avait sur le mont Olympe, du côté de la Macédoine, une ville nommée Libéthre, près de laquelle était le tombeao d'Orphée. Un oracle avait prédit qu'elle serait détruite par un sanglier lorsque le soleil verrait les os d'Orphée; et en effet, l'urne funéraire ayant été brisée au milieu de circonstances étranges, il tomba du ciel, dans la nuit saivante, une pluie si abondante que le fleuve Sus ou Sanglier, qui est un des torrents de l'Olympe, renversa la ville entière et ensevelit dans ses eaux les habitants avec tous les animaux *.

Le sanglier est bien certainement le symbole du Déluge dans le mythe du rapt de Proserpine. Avec la fille de Gérés disparaissent dans la terre, qui s'entr'ouvre, les laies d'Eubuléus '. Eubuléus, qui est un des surnoms de Plu-

* Nork, art. Schwein. Ottfr. MuUer, Orchomène, p. 155 (allem.).

« Paus. IX, 30.

5 Clém. Alex. Discours aux Gentils. Cette étymologie d'Enbnlo» ou Eabuléus explique de la manière la plus simple les mythes nombreux où figure un liéTOB, \m ^\q\]l ^«^ <i,« xi'c^m. Les trois Trito-

m, est un mot sémitique, et signifie l'homme des pluies olenles (boul) ou du Déluge (maboul). Les laies d'Eualéus sont donc les laies diluviennes ; placées à côté de roserpine , elles sont la clef symbolique de son rapt.

Le sanglier qui dévaste les champs, appelle à sa pourn lite le chasseur. La chasse devient ainsi un symbole iluvien, ce qu'atteste le mythe de Bormus , le jeune et eau Mariandynien ou Bithynien qui a péri, selon les Ds, en puisant de l'eau, selon les autres, à la chasse.

Typhon était à la chasse d'un sanglier quand il trouva s corps d'Osiris, du dieu humanitaire qui a péri par le Mluge.

L'Osiris phénicien, Adonis, périt d'une blessure que lui i faite le sanglier de Mars qui est ici le dieu de la grande atte diluvienne des éléments.

•tores sont : Zagreus, le dieu da monde Primitif; Eubulcus, le dieu la Déluge; Dionysus, le dieu du monde actuel. — Carme, la mère le la déesse Cretoise Britomartis, est fille, soit d'Eubulos, le Déluge, oitd'Ogygès, qui est aussi le Déluge. — Cet Eubulos est fils de Sftrmanor, pêcheur crétois, qui purifia Apollon et Diane du meurtre («serpent Python. Mais ce serpent est un symbole diluvien, et le K>m de Carmanor est sémitique comme celui de son fils. Il vient le Thébreu, gherem, qui a le double sens de filet de pécheur et de Wiécration, et le filet est ici celui dans lequel le Déluge a pris »as les hommes. — Transportons-nous à Eleusis, auprès de la mère le Proserpine. Nous y voyons groupés autour de Gérés : un gardien ie pourceaux, Eubuléus ; son frère Triptolème qui est le premier laboureur, et leur père qui se nomme tantôt Dysaulis , celui qui f^àUte une demeure incommode, tantôt Trochilus, le Roitelet. Cet <ûeaa doit être un symbole du printemps, de la renaissance de la lutare, et ces quatre noms signifient que l'homme laboura de non- ^eaa le sol au temps où la terre, ravagée par le Déluge et encore ^f^hoipitalière, renaissait kla. vie. — Enfin Eubulos ou Eubuléus est l'épithète des dieux diluviens. Adonis tué par un sanglier , Hadès ^^ a ravi Proserpine, Apollon qui a vaincu Python, et Bacchus-

4UC 1C5 juaiius appciaiciii csuvunx^ ics peints iruit

En Allemagne, Odin rencontre un sanglier, q rasse à grand'peine. Il remportait triomphant épaules quand le monstre le blesse de ses défens* meurt (comme Adonis). Dès lors, il ne quitte plu gîon de Tair, où. sous le nom d'Hackelbérend S i sans cesse , suivi de la foule immense des ombr Antédiluviens).

Erymanthe, en Arcadie, est un fils d'Apollon q changé en un sanglier pour avoir vu se baigner et qui , pour se venger de cette ignominieuse ti mation, s'est jeté sur Adonis/ Tamant de cette dée sanglier d'Erymanthe est donc le même que celui d nicie, et Hercule, qui tue le premier, est le héros pi gélique mettant fin (comme Niu-va ou Nitocris) au: dres du Déluge. Cet exploit du fils d'Alcmène est ment lié à sa guerre contre les Centaures (Caïnite Toccasion est un tonneau de vin que nous allons ver ailleurs, et la hure du sanglier cause une telle

Le sanglier d'Erymanthe ne diffère point au fond de ^ui de Calydon, dont la chasse est devenue un des thè* nés favoris des poètes et des artistes grecs, qui ont fini [MU* en rendre le sens primitif entièrement méconnaissa- Ue. Toutefois , la date s'en est conservée dans le nom IXEnée, l'homme du rtw, le Noë de l'Étolie ».

Le vin d'Œnée, le tonneau d'Eurysthée, celui des Centaures et le sanglier sont réunis à l'Arche, à la femme lui se noie, à l'enfant exposé dans un des mythes les plus remarquables des Hellènes. Molpadie ou Hémithée, la iemi-déesse de Castabus en Chersonèse, et ses deux sœurs, Pàrthénus et Rhœo, étaient toutes trois filles de Staphyios, le Raisin y et de Chrysothémis, Isa justice de l'âge for. Rhceo est séduite par Apollon ; son père l'enferme bas un coffre et la jette dans la mer (diluvienne) ; elle iborde à Délos (l'Ararat) et y met au monde un fils, Anius Jaffligéy le malheureux^ du grecANiAÔ', anios, qui est l'hébreu ?anah). Apollon le prive de la vue, et il l'instruit dans l'art de la divination. Cependant les deux Bcears de Rhœo qui gardaient le vin de leur père, car c'était une découverte toute récente, se laissent surprendre par le sommeil; surviennent les truies qu'elles nourrissaient, qui brisent le tonneau. A leur réveil, redoutant h colère de leur père, elles se précipitent du haut des rochers dans la mer. Mais Apollon les sauve et les ra-

* Substituons au sanglier le rat, qi-l est Temblème de toute de> ^ctioQ, et nous dirons que les mystères qui célèbrent la passion ^avienne de l'humanité , ont reçu leur nom d'un Athénien appelé llyus, Rat, qui a péri à la chasse. (Glem. Alex. Cohort. ou Muller. '^fl^m. hist, grœc,^ t. i, p. 430.) Chez les Iroquois, il n*y a ni rat, "î langlier, mais la chasse reste. Messou était à la chasse quand ses ^ens se perdirent dans un grand lac , et que les eaux inondèrent

* Cypria, ft*. xi, dans V Homère de DUbner, p. 593.

Si 6 SYMBOLES

mène dans la Ghersouèse, où elles obtinrent des honneurs divins. Dans leui^ fêtes, ou ne faisait des libatioDS que de moût, et qui avait touché un porc, ne devait pas approcher de Tenceinte sacrée ».

Le sanglier diluvien s'offre encore à nous au nord de ritalie chez les Noriques. Suidas dit c qu'un sanglier ayant dévasté pendant longtemps leur contrée, il se trouva enfin un homme qui entreprit d'en délivrer le pays. 11 abattit le monstre , le prit sur ses épaules et l'emporta (comme Odin et Hercule). Les Noriqu.es, voyant le vainqueur avec sa proie, firent entendre dans la langue do pays l'exclamation Berounous(en latin Yir unus, Vhomm umque)y et de là est venu le nom de Vérone. » Mais, d'après le mythe même, cette ville doit bien plutôt son noni à celui de verres, verrat.

Au nord-est de la Germanie habitaient les Yarini on Werini (de boar, eber, ewer), que nous supposons avoli eu pour emblème, comme Vérone , le sanglier diluvieo Or, ces mêmes contrées étaient occupées, au commencement du moyen âge, par un peuple slave du nom de Rédaire, qui racontait que dans sa ville de Riedegast (& voyait sortir de la mer, à l'approche de quelque révolution, un grand sanglier dont les défenses blanches bril* laient dans l'écume, et qui se vautrait sur le sol qu'il ébranlait fortement*. Le symbole du Déluge est deveM ici celui de toute grande catastrophe. 11 était d'ailleurs fort bien connu des races slaves. Le dieu des Wendes, Podaga, a une face d'homme et une de sanglier, el ob lui immolait cet animal. Il avait en outre, pour attributt» la corne d'abondance et la charrue avec les rayons solaires. Il personnifie donc, comme Osiris, les temps ao-

« Diodore, v, 62.

» /fanuich, p. 120.

iivîens qui commencent avec le Paradis ( la corne )ndance), comprennent les origines de ragriculture lissent avec le Déluge. Aussi sommes-nous fort disà admettre la supposition de Mone que Podaga a été ;é (comme Adonis) par le sanglier. Les Porusses sadent un sanglier, avant leurs pèches annuelles, aux K des eaux , que nous pouvons bien nommer dilu-

i sanglier se voit fréquemment sur les médailles de Iwen*, la Cérès des Kymris et la déesse de l'Arche. » la neuvième des séries bretonnes, t il y a la laie 3lème du Déluge) et ses neuf marcassins (les neuf . de rinondaticm) à la porte du château , leur bouge ;t-à-dire du grand édifice du monde), grognant et isantf fouissant et grognant : Petit! petit! petit! urez au pommier (la terre paradisiaque et antédiluoe), le vieux sanglier (le vieux génie des antiques dysmes du chaos et des soirs cosmogoniques) va faire la leçon»

i sens symbolique du sanglier étant ainsi constaté tant de mythes concordants, nous rendrons aisément pte des cultes où il est la principale pu Tunique vic- !, et de Taversion qu'il inspire à nombre de peuples, ws le mythe de Proserpine, les truies d'Eubule dislissent avec la déesse dans le sein de la terre : dans ilte de Potnies, en Béotie, on jetait des cochons de dans les Mégares , qui étaient, nous l'avons vu, les tés souterraines par lesquelles les eaux du Déluge lient écoulées '.

Mone ne voit d'ailleurs dans Podaga qa*nn héros solaire. T. i,

^. 202 sq. Hanusch, p. i07 sq. 274.

Mone, t. I, p. 90. Ipabog, avec sa chasse de cerfs et de san-

s, est-il an simple dieu des chasseurs? p. 2i2. 215.

Mone, t. n, p. 60i sq.

T. n. \Ks

918 smoLBS

()n sacrifiait des laies à Cérès S qui, t la première, prit plaisir au saiig de la truie pour venger par sa mort les champs qu elle ravage, > c'est-à-dire qu'a ravagés le Déluge.

Le porc était pareillement immolé et consacré : à Gybêle, qui est une autre Cérès ; à Tellus, ou la Terre, qœ le Déluge avait détruite ; à Pluton, qui a ravi Proserpioe; ;i llaochus, auti'e dieu diluvien ; à Mars, le dieu des guerres des éléments ; aux Lâres, qui sont les ombres des victimes du Déluge.

Les Égyptiens axnient en honneur le porc parce qn'O mange ses petits*, ou plutôt parce qu'il figurait le Déluge ou Saturne, le dieu du premier monde, qui a mangé ses propres enfiints. Ce même peuple tenait les pon^ oeaux pour tellement immondes que ceux qui les gsu^ dîiient n'osaient entrer dans aucun temple et ne se mariaient qu'entre eux. Cependant on immolait cet animil à IVicchus=Osiris, au dieu qui a péri par le Déluge, d le sacrifice se célébrait loi's de la pleine lune, c'est-a-dire au moment où la déesse, qui préside depuis cet astre sur les eaux universelles, agissait avec toute sa puissance el semblait menacer la terre d'un nouveau cataclysme'.

» Ovide, Fastes, ii, 349; comp. iv, 414. U dit, iv, 465, qie • Cérès aurait aisément retrouvé sa fille aux empreintes de sespiedi si des porcs ne les avaient détruites. >

* Elien, Hist. antm., 16.

s Herod. il, 47. — Peut-être le culte des Tagales aux Philippines est-il aussi tout diluvien. Il consiste en des sacrifices de eoehoi^p que des prêtresses fatidiques tuent de leurs lances, et se célébrée* des sites extraordinaires, entourés cTeaux, au son des dialomeux dont jouent ces prophétesses. Les idoles sont des arbres grotfi^ ment taillés, dont la face difibrme ofire quatre défenses de soi^f'Âr* (Picard, t. Il, i, p. ISO. R. de Sainte-Croix, Voyage W9 héf | Orient,, t. ii, p. 59.) Tontefbis le poro pourrait Ucq n'ïïftit^ j préféré dans les sacrifices à d*aatre8 animaux que parce qvH ^

Le porc était impur, non-seulement en Egypte, mai s liez les Libyens, chez les Arabes, les Phéniciens et les yriens, chez les Phrygiens et les Hindous. Les Scythes e l'immolaient point et ne voulaient pas même en nourir. Aujourd'hui, les Kalmouks n'en élèvent point non las, quoique le bouddhisme qu'ils professent ne le leur éfende point.

Chez les Hottentots, les hommes seuls mangent des ïupes, les femmes seules des lièvres ou des lapins ; mais es uns et les autres s'abstiennent du porc, ainsi que des koissons sans écailles.

Dans le Nouveau-Monde, les Caraïbes ne mangent jasais du porc ; chez les Manacicas, le médecin examine ivant tout si le malade n'a point jeté aux cochons des morceaux de tortue ou de quelque autre animal.

Cependant les ombres que le sanglier diluvien a entraînées dans les enfers, peuvent annoncer l'avenir aux vivants, et le porc était un animal prophétique chez les Qiypriens et chez les Lettes.

Enfin, par une association d'idées difficile à saisir , le lang du porc avait une vertu expiatoire toute particulière : c'est avec ce sang qu'Apollon purifie Oreste le meurtrier de sa mère, et Circé les Argonautes qui avaient mis en pièces Absyrte.

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