DÉLIVRANCE
Le monstre divin. Nous avons vu souvent déjà le même symbole signifier les contraires, la lumière et les
^plus commun. Ainsi il est la nourriture habituelle des insulaires ^Célèbes, et le porc que le prêtre y égorgea chaque naissance n*a •biolament rien de diluvien. (Rôttger, Lettres tur rinde Ultérieure, ^rlin, 1844, p. ilO sq., en allem.)
no ST1IB(M.ES
ténèbres, le mal et le bien. Dieu et Satan. Ici encore i*eilains monstres servent d'emblème aux puissances infernales qui détruisent le monde , et d'autres monstres aux divinités qui ont châtié le coupable et sauvé Tinnocent.
Le Capricorne^ qui dans le zodiaque précède le Verseau, est .^ipan, c'est-à-dire le dieu de Vunivers (Pan), qui , dans la moitié inférieure de son empire, ou sur h lerre, a produit une effroyable tempête (figurée parseî pieds de r/ièrre), et qui a frappé les Antédilu\iens (lej Titans) de la première terreur panique.
En Egypte, un crocodile, celui de Sev, ou du dieu deî eaux primordiales, sauve du Déluge Menas , qui est ui Noê.
Vichnou, qui est représenté flottant sur les eaux di chaos, se fait poisson pour inonder la terre et pour sau ver Satiavrata.
Les poissons forment un pont sur lequel le héros dei Coréens échappe aux assassins de son père.
Le gi*and libérateur des Tunquinois, leur Gyrus mythique, étant poursuivi par son oncle, allait périr sous sot cimeterre quand, du milieu du fleuve qui avait arrêté ss course, sortit un dragon jaune qui lui marqua la route, et le jeune homme, marchant sur les eaux, se trouva d( l'autre côté sans être mouillé ^
Crichna, dans une circonstance analogue, traverse de même un fleuve à pieds secs.
Le Cipactli, qui donne son nom à l'un des Noé du Mex^ que, est tantôt un cétacé cornu, comme Vichnou, tantôt un animal à tête de crocodile comme Sev.
Le Capricorne des zodiaques hindous est un crocodile ou un dauphin.
* iWariDÎ, p. 1».
Ce dauphin explique le mythe d'Arion jeté à la mer, et sauvé par le même animal. Le vrai sauveur est Neptune, qui est ici le Vichnou des Grecs, et Arion est un Satiamta, un Menas, un Noë transformé par la poétique imagination des Hellènes en un poète harmonieux, ou plu- \k le symbole des arts antédiluviens que le Déluge n'a pu ensevelir dans ses flots.
Ces mêmes Grecs, pour représenter la terre qui a tra- Tcrsé la crise diluvienne, mettaient à Phigalie, sur les Aains de Gérés, un dauphin et une colombe.