‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation;Chapitre 75 sur 158 · MYTHES DILUVIENS · texte numérisé non relu

MYTHES DILUVIENS

peuples sont, d'abord, ainsi que les Sethites, « amis de la vertu et modestes dans leur prospérité. > Mais la nature divine s'éteignit en eux, leur beauté intérieure s'altéra, et Jupiter, voyant la déplorable corruption de celte race autrefois vertueuse, résolut de la détruire en la submergeant. L'histoire de l'Atlantide est dans ses traits fondamentaux celle du monde antédiluvien.

Platon suppose que cette île a péri en un jour dans les flots comme celle de Maurigasima en Chine, et comme la cité d'Is en Bretagne , et qu'elle avait complètement disparu. Mais l'île Inaccessible que Ptolémée place parmi les Canaries, indique que les Anciens croyaient à Teiistence , au delà de l'Océan, d'une terre occidentale qui était entourée de montagnes si escarpées qu'on ne pouvait y aborder. Dans ce même océan Atlantique, les Anciens plaçaient l'île d'Érythie ou de Gadir, région imaginaire qui passait pour la demeure de l'Antédiluvien Géryon, le pasteur des bœufs=nuées d'Apollon, que lui dérobe Hercule=Mercure. Les Irlandais prétendent avoir retrouvé Érythie dans leur Ruadiat. D'après les Kymris, il y avait dans l'Atlantique des Iles Vertes où demeurait la Belle Famille , c'est-à-dire les Druides vertueux qui n'ont pu entrer dans le ciel des Chrétiens, et l'Ile Enchantée où la fée Morgane a transporté Arthur. Ou connaît aussi la fable de cet abbé écossais qui, vers le milieu du sixième siècle, étant allé à la recherche de certaines îles où des infidèles jouissaient des délices du Paradis, aborda enfin à une île, Ima, et y trouva, étendu dans un sépulcre , un géant qu'il ressuscita, et qui lui parla d'une île de Saint-Borodan, défendue par des mors d'or si resplendissants qu'ils brillaient comme du cristalf mais auxquels il ne se trouvait pas d'entrée; il offrit i l'abbé de l'y conduire, mais une tempête les obligea de retourner.

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