‹ Le peuple siamois ou ThaïChapitre 14 sur 23 · DIAMÈTRE · texte numérisé non relu

DIAMÈTRE

NiTtF

ANCLË

COULEUri

proBl.

ficc.

poad.

Bangkok..

l.fiS

Il ia^

(1 ts?

KH

Chaulabun

oq

n 1KS

Baugkuli. .

11 IMi

[1 itu

ni

IH

l.lb

U-IHl

U.lii:!

Lea D°i 2, 3, â et 6, barbe à peu près nulle : u" 4, barbe un peu plus développée^. Clieveux, cbcz tous, égsiement uoirs et soyeux. raides cbezieiv" ô vW Si,i.>sçXi. ■asi. peu obbitues, Lea n"» 2, a e\, 5 wiuV loîVwa^'Q.'^. -Oi^^aï^^ï par la petite vérole.

56 ETH-VOCBAPHIE Dr SIAM

laquelle ils posent leurs mains surlo sol pour se souleiiir, ce qui leur fait faire les plus singulières contorsions, a été plusieurs fois si-

§ 2. — Nourriture et Hygiène.

La base de la nourrilure des Siamois est le, riz qui remplace le pain chez eux comme chez les Chinois, les Aonamiles, les Coréens, les Japonais, elc. Le fromenl, d'assez bonne qualité, n"est empîoyé que pour fabriquer des espèces de galettes et divers genres de gàleaux. Ils mangent parfois un peu do quelques viandes, telles que celles du cerf, du buflle ou du bœuf : ces viandes sont préalablement séchées au soleil. En revanche, ils font une grande consommation de poisson, de légumes et de fruits de toutes sortes. Les Chinois, établis dans le royaume, sont très am:iti3urs de viande de porc, dont le pris est d'ailleurs peu élevé et la qualité excellente. Parmi les mets qu'ils considèrent comme des friandises, on cile entre autres les grenouilles, les gros rais, les ciiauve-souris, }ûs serpents boas, les crocodiles, les vers à soie et les œufs d'une tet\.aVQ.e ea^'^^^

CAnACTEREa PHYSIQUES a"

de fourmi. Le poisson pourri fist un régal pour les habitants. Dans toutes les classes riches ou pauvres, on se sert d'une sauce appelée nam-prik, dans la composition de laquelle il entre plusieurs espèces de poissons, de l'ognon, de l'ail et du jus de citron. On y ajoute parfois du gingembre, du tamarin et des graines do cucurbilacées.

En l'ail de boisson, les Siamois ne font généralement usage que d'eau pure, ou parfois de thé sans sucre. On ne boil jamais avant ni pendant le repas, et l'habitude est de garder le silence en mangeant. L'eau-de-vie de riz, appelée arak, est très funeste pour les indigènes qui en abusent.

Dans les campagnes et à peu près dans toutes les petites localités situées à quelque distance de la capitale, les paysans ne consomment guère que du riz et des légumes.

Les fruits sont très variés : le plus important est la banane ; mais dans le nord, 11 est assez diflicile de le cultiver, parce que leséléphants, fort nombreux dans ces parages, sont très friands des feuilles qu'ils ravagent partout où ils passant, Les jeunes pousses de bambou sont considérées par lus indigènes comme un mets des plus délicats.

Tous les Siamois £oqV Ms,a?,6 ôdô Ves^^k-Vî*

enfantSj depuis l'âge de cinq à six ans, s'habituent à fumer la pipe ou des espèces de cigarettes pour lesqui^lles dos fouilles sèches de palmier ou d'autres arbres tiennent lieu de papier. Les femmes ne fumentpas, mais elles mâchent du tabac avec de la noix d'arec.

Les Chinois, établis au Siam, fument avec passion le tabac imprégné d'opium : il en résulte les plus aiîreux ravages. Un Siamois qui se livre à cette funeste habitude est soumis à un împûl: on l'oblige à porter une queue k sa chevelure et à se faire Chinois. S'il s'y refuse, il est mis à mort.

Les maladies les plus répandues dans le payssontia petite vérole qui, naguère encore, enlevait un tiers des enfants en bas âge, la rougeole, les fièvres intermittentes et la dysenterie. Le choléra, d'importation récente, y a fait d'assez fréquents ravages. On mentionne également la lèpre qui existait depuis longtemps dans toute la région, et des dartres qui sont réputées incurables.

Page 1