‹ Le peuple siamois ou ThaïChapitre 15 sur 23 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

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§ 1". — Le U\sGt

La langue siamoise a été classée parmi les langues monosyllabiques. Au premier coup d'oeil, un bon nombre de mois de son vocabulaire présente, il est vrai, toutes les apparences du polysyllabisme ; mais une élude plus approfondie permet d'y reconnaître des mois composés, dont l'écrilure seule a rapproché les éléments généralement inaltérés. Une réserve est néanmoins nécessaire. L'emploi de l'écriture alphabétique pour noter les mots, dans les langues monosyllabiques, entraine nécessairement dans certains cas, quelques modiUcations euphoniques qui font converger celles-ci vers le système des langues agglutinantes ; et si le chinois a jusqu'à présent résisté à peu près seul à toute altération phonétique de ses monosyllabes dans les grouçeTO.e.wV^^e.^KvçjNa,, il faut altribuer celte feVoMvaalfc Xtosox^».-

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bilité au système exceptionnel de ses caractères iigtiralifs ou idéograpiiiijues. En siamois, où l'ûii fait usiigo d un tilphabel dérivû de celui de l'Inde arienne, l'influence de l'écriture sur le langage a été plus ellîcaco ; et si nous ne trouvons pas encorti le siamois passé B l'agglulinalioa, cela est dû k la persislancc eslraordinaire des idiomes de ce groupe à conserver le principe essentiel du monosyllabisme.

A côlé du monosyliabismo, il faut pincer, parmi les parlicularïlés les plus caraclérisliques do la langue thaï, le système d'intonations musicales qui se manifeste do la manière la plus frappante dans tout le matériel du vocabulaire. Ces intonations musicales, dont le chinois et l'annamite nous fournissent égiilemcut de curieux exemples, et qui se retrouvent encore, bien que très amoindries, dimslcbarman, ont en siamois une importance considérable. En clTct, s'il est souvent possible de se faire entendre à la Chine en parlant le kouan-hoa (langue mandarine) sans tenir compte ries cinq tons adaptés à cet idiome, on ne peut en dire autant du tbaï dont les roots prèleraient sans cesse à des équivoques s'ils étaient prononcés sans égard aux noies masioales qui leur sont affec\,&65ça5\mi

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