FLOCON
M. Flocon (Ferdinand). Il n’est point d’homme qui joigne à une plus grande douceur de moeurs, à autant d’aménité dans les relations privées, une plus grande sincérité de conviction dans ses principes républicains et un caractère plus ferme. Or, ce n’est pas d’aujourd’hui que M. Flocon a adopté, proclamé ses idées républicaines; il ne s’en cacha jamais sans toutefois en faire parade comme le font d’ordinaire ceux qui ont besoin de se faire croire eux-mêmes à leur opinion. Depuis la révolution de juillet il n’a pas cessé d’être franchement républicain sans se créer des ennemis parmi ses antagonistes. Uniquement préoccupé de l’avénement d’une république, chose dont il n’a jamais douté, pour lui tous les autres intérêts s’effacèrent devant celui-là. Pouvant
• ? par son talent choisir ses journaux, il préféra toujours ceux
* dont les idées étaient le plus avancées. Ainsi il quitta le
Courrier pour le National, le National pour la Réforme qu’il rédigeait au moment de la révolution qui renversa le dernier gouvernement. Pour sa capacité réelle, pour sa fidélité religieuse au principe républicain, M. Flocon devait faire partie du gouvernement provisoire. 11 est un des élus du département de la Seine à l’Assemblée nationale. ^
LOUIS BLMC.
Né à Madrid en 1813, de parents français, M. Louis Blanc fut amené en France en 1814. A peine ses études finies, il annonçait déjà les plus heureuses dispositions lorsque n’ayant pas encore vingt ans il vint pour la première fois à Paris. Quand éclata la révolution de février, sa réputation était grande, mais elle n’était pas ancienne; elle ne remonte en effet qu’à la publication de sa très-remarquable Histoire de dix ans. Cependant M. Louis Blanc avait été précédemment principal rédacteur du Bon sens. 11 a publié aussi deux volumes de l'Histoire de la révolution française; mais son titre réel à son admission dans le gouvernement provisoire était la série d’articles sur l'Organisation du travail qu’il publia dans la Revue duprogrès. C'était une brillante et séduisante théorie; M. Louis Blanc a été appelé à en- tenter l’application. Qui oserait dire que jusqu’à ce jour cette tentative au moins téméraire ait été couronnée de succès?
Comme tous les autres membres du gouvernement provisoire, M. Louis Blanc a été élu à Paris représentant à l’Assemblée nationale, mais c’est celui qui a eu le moins de voix.
SX TEXTE CHEZ LES KSKES ÉDITEURS,
Révolution de 1848. In-8" 4 »
Révolution de Berlin. In-8.® » 25
Révolution de Vienne. In-8 0
Révolution de Pologne. SS
Révolution d’Italie. In-8° SS
Révolution de Madrid. In-8® * 25
République (l'Andorre, în-8® «25
République de balnt-Marln. In-8®
République de Platon. In-8° >23
I>e Peuple souverain. In-8®. Orné du portrait de
Lamartine «50
Avec les portraits des membres du gouvernement provisoire,
25 centimes en sus chaque portrait.
Politique d'Arlatote. In-8" «25
Céstar aux. élections, ou le Suffrage universel. In-8".. . • 25
Mirabeau ft la Constituante. In-8" >25
Le» Barricades». Iti-8“ >25
Avec dessin représentant la barricade du faubourg Montmartre le 24 février 4848 » S0
la» Peuple en action# in-8" >30
Avec un dessin représentant la prise du Château-d'Eau le
24 février 4848 >50
Jé»u»-Cbrl»i ! Liberté, égalité, fraternité » 25
Orné de la sainte face » 50
Pie IX, régénérateur du monde >25
Orné de son portrait. >50
I/Arbre de la liberté# In-8° -25
Citants» nationaux et patrlofiqne» >25
Ornés du portrait de Béranger. .
Poésies» nationale» et républicaine» >25
Ornées du portrait de Lamartine. > 50^
S.-Cf ül.n. ÎAIPRIM. DP. CEUN-.MANDAR