‹ Le peuple souverain histoire populaire de la révolution de 1848, écrite sous le feu des barricadesChapitre 40 sur 47 · CHANT PATRIOTIQUE · texte numérisé non relu

CHANT PATRIOTIQUE

Air de la Marseillaise.

O démence, ô comble d’audace!

D’oii naît partout ce sombre effroi ?

Le crime a suivi la menace.

Punissons l’attentat d’un roi. (bis.)

Voici des fers... voilà des armes I Paris, quel choix pour ta fierté !

Jette un long cri de liberté.

Venge en trois jours quinze ans d’alarmes 1 Aux armes, Parisiens, hàtcz-vous d’accourir !

Mourir (bis), Liberté saiu,Lc, ou le reconquérir !

Vois- lu ccs infâmes sicaires Par le des|)oli$uic abrulis ?

Ils se foui bourreaux mercenaires Contre nous, soldats apprentis ! (Ois. )

Eh quoi! nous les nommions nos frères ?...

Ah ! c'est trop suspendre nos coups !

De lotis côtés entendez-vous Siffler leurs balles meurtrières?

Aux armes, Parisiens, hâtez-vous d'accourir ! Mourir (bis). Liberté sainte, ou te reconquérir!

Le salpêtre soudain s'embrase, •

O Paris, pleure tes enfants !

La mitraille en vain nous écrase :

('.entre elle, ils marchent triomphants ! (bis ) Ils disent : « Gloire à qui succombe !

• Marchons, la mort nous armera,

« Et chacun de nous attendra « Qu’un frère ou qu’un ennemi tombe ! * Aux armes, Parisiens , hâtez-vous d’accourir ! Mourir (bis), Liberté sainte, ou te reconquérir !

Mais quels prodiges vont éclore?

Partout des milliers de remparts !

Partout le drapeau tricolore !

Salut à nos vieux étendards! (bis.)

La Liberté vient nous les rendre.

Nos yeux sont humides de pleurs...

Au seul aspect des trois couleurs,

La Victoire est lasse d’attendre.

Aux armes, Parisiens, hâtez -vous d’accourir ! Mourir (6«), Liberté sainte, ou le recouquérir !

De la nuit employons les heures ;

Arrachons ccs pavés sanglants.

Et du faite de nos demeures Frappons nos assassins tremblants, (bis.)

Elle fuit, leur troupe homicide;

Nos murs sont libres d'ennemis.

Voyons les tous morts ou soumis.

Ces soldats d'un roi parricide !

Aux armes, Parisiens , hâtez- vous d’accourir ! Mourir (bis). Liberté sainte, ou le reconquérir!

Paris, encor des rois qui tremblent ,

Encor des peuples ébranlés ! .

Chez nous les proscrits se rassemblent ; Ton réveil les a consolés! (bis.)

L’Europe entière h ton veuvage S’unit par un deuil fraternel.

Entends!... quel écho solennel Des chants qui brisent l’esclavage !

Aux armes, Parisiens, hâtez-vous d'acconrir ! Mourir (bis). Liberté sainte, ou te reconquérir !

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