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SCÈNE VII

TIIYRA, LA COMTESSE STÉPHANIE, LIGNIÈRES, ARTACHEFF, Mlle FOREAU, Mme DE MARLIEW

LA COMTESSE

Bonjour, ma chère petite. Nous vous surprenons dans votre travail !

LIGNIÈRES

Nous avons suivi... C'est tout à fait indiscret de notre part, mais nous n'avons pu résister...

ARTACHEFF

Nous ne faisons qu'entrer et sortir. Rassurezvous !...

THVRA, à lu comtesse, on enlevant sa blounc.

Je m'excuse de.vous recevoir dans ce costume.

LA COMTESSE

Je VOUS apporte le souvenir de notre gracieuse souveraine qui a été très sensible à votre récompense; dans sa retraite tous ceux qui ont ennobli et honoré notre patrie la touchent toujours infiniment.

Mlle FOREAU L'année prochaine, elle aura sa première î

LIGMÈRES Sa première... quoi?... petite fille?...

Mlle FOREAU Oh ! non 1 sa première médaille !

LA COMTESSE, finement.

Mais, petite fille aussi, je l'espère bien! N'est-ce pas, nous l'espérons bien !

THYRA, souriant.

Mlle Foreau est mon ancienne émule d'atelier.

LA COMTESSE

Je sais. On me l'a présentée.

THYRA

Vous connaissez tout le monde, d'ailleurs !

LA COMTESSE Je crois bien!... Ah! monsieur Lignières, comme votre voix nous a charmés l'année dernière sur le Bosphore ! Son Altesse en a gardé un souvenir palhélic^ue. Nous en parlons quelquefois ensemble.

ARTACHEFF

Monsieur a chanté sur le yacht de la reine ?

LTGNïl^RES Mais oui, la princesse Éléonore a daigné m'inviter et j'ai été en croisière de Corfou au Bosphore.

Mme DE MARLIEW Je vois que, quoique très ferré sur nos mondanités, le fils de notre cher ambassadeur de Russie ignore que M. Lignières est un chanteur mondain des plus connus.

LIGNIÈRES Oh ! oh 1 chanteur mondain ! Thorrible expression !...

ARTACHEFF

Au fait, je me rappelle maintenant...

LA COMTESSE Il y a peu de voix professionnelles aussi remarquables que celle de M. Lignières. Ghanterez-vous chez la comtesse de Fitz-Jamcs dimanche procliain?

LIGNIÈRES Je dois accompagner la petite Mme Vallette qui chante avec moi le duo de Tristan.

LA COMTESSE Mais nous ne sommes pas venus pour causer de nous et déranger la grande artiste. Je suis venue pour voir son œuvre en train, uniquement.

ARTACHEFF et LIGNIERES

Nous aussi...

LA COMTESSE Montrez-nous, je vous prie, cette petite statue, dont votre mère nous a fait une description enthousiaste.

Mme DE MARLIEVV

Oh! ce sera superbe... Vous allez voir...

THYRA, met les mains sur l'œuvre absente. Elle la tapote joyeusement.

Je m'excuse, vraiment, comtesse, mais je ne peux pas vous la montrer. C'est, du reste, rien... moins que rien.

LlGNIÈRES Voilà qui n'est pas chic. On ne peut pas voir un petit bout, un petit coin? Soulevez le bas de sa robe... C'est un monsieur?... une dame?...

THYRA

Du reste, je ne pense plus déjà à cette statue. Mes yeux sont déjà tournés vers autre chose, vers un autre sujet dont vous entendrez parler, et ce sera bien plus beau 1

LA COMTESSE Qu'est-ce (jue c'est?

LIGNIERES Dites-nous le titre, au moins?

96 LJi PHALENE

TIIYRA

Oh ! ça n'aura pas de titre,, ou alors un titre bien vaste : a la Vie ! »

LIGNIÈRES

Simplement 1 Voyez-moi cela? Cette petite fille dit « La Vie » comme elle dirait un verre d'eau.

LA COMTESSE Mais qu'avez-vous aujourd'hui, méchant parisien?

ARTAGHEFF

Et le buste que vous deviez faire de moi?... Voilà un an que j'attends un signe de vous...

LA COMTESSE Le fait est qu'il y aurait un buste admirable à faire de vous, mon cher Artachefï. Est-il beau cet animallà!...

ARTAGHEFF

Oh ! vraiment, vous allez me faire rougir, comtesse.

LA COMTESSE Mais, pas du tout. Je comprends que Thyra ait été très emballée... sculpturalement, veux-je dire! 11 a une tête de Marsyas, le fils de notre cher ambassadeur?...

Mme DE MARLIEW Tout à lait !..

THYRA

Oui, je voulais faire justement un buste lauré... ou avec un casque de gladiateur.

ARTACHEFF

Voilà véritablement un portrait diplomatique !

Mlle FORE AU

Monsieur a une tête très intéressante.

LIGMÈRES, bas.

Elle cherche une commande, la malheureuse I... Hum ! ça a jeté un froid !

Allons ! puisque vous ne voulez rien nous montrer,

je n'insiste pas; mais, enfin, ce n'est pas gentil. Nous

vous quittons, nous allons redescendre chez votre

mère. Dites-moi seulement si j'aurai le bonheur

d'être à Paris pour votre mariage? Je voudrais tant

y assister !

THYRA

Nous n'avons pas encore fixé la date.

Mme DE MARLIEVV

Mais nous pensons que ce sera dans deux mois.

LA COMTESSE

Oh ! je ne serai plus à Paris ... quel dommage I...

J'éprouverai une grande déception.

A cet instant la porte s'ouvre. Entre un jeune homme aux cheveux blonds qui se précipite en se miillipliant.

CORMEAU On m'a dit que tout le monde était là... Je me suis permis... Coucou par-ci, coucou par-là.

Mme DE MARLIEW

Comtesse, M. Pierre Corneau, le poète Pierre Corneau.

Ah ! c'est vous, monsieur, qui écrivez ces jolis vers qui paraissent un peu partout? Mais vous êtes tout petit, tout petit, tout petit...

CORNEAU

J'ai dix-huit printemps... et pas un automne...

LIGNIÈRES, lui serrant ia main.

Il a tant d'esprit ! L'autre soir, au dîner, chez cette bonne Ernesta, il a été étourdissant. Mais qu'il se dépêche, car vous connaissez le proverbe... Corneau, vous mourrez jeune 1 II faut que vous mouriez jeune?

CORNEAU

J'aimerais assez cela. Ne laisser derrière soi que des regrets I

LIGNIÈRES

Ou des déceptions. Dcpêchez-voûs .

CORNEAU, àThyra.

Oh ! Je suis allé l'autre jour au Salon. Votre œuvre est inouïe. C'est d'une brutalité et d'une audace ! J'étais avec Nijinski... j'ai cru qu'il allait bondir... Je n'ai pas pu m'empccher, ayant à la boutonnière un bouquet de myosotis, de le déposer comme une palme au pied de votre statue!...

LIGNIKRES

Vous voilà palmée !... Gorneau vous a décerné les palmes !...

GORNEAU

D'ailleurs, je me suis permis... demain ou aprèsdemain, vous allez voir dans un journal, une indiscrétion... que j'ai envoyée moi-même... quelques vers griffonnés sur le catalogue en sortant de l'exposition.

LA COMTESSE

Oh ! dites-nous ces vers, monsieur, sur la prédestinée. Je vous prie !

ARTACHEFF Sur l'œuvre ou sur l'artiste ?

GORNEAU Salomon, monsieur, n'aurait pas pu les séparer !

LA COMTESSE

Comme il est tout de suite intéressant, ce jeune homme, quoique tout petit! Quel buste aussi on ferait de lui, Thyra !...

Mlle FOREAU C'était ce que j'étais en train de me dire.

LA COMTESSE

C'est à vous... vraiment... ces cheveux, monsieur? C'est leur couleur naturelle?...

GORNEAU

Mais, comtesse, vous ne voudriez pas que je les teignisse ?

LA COMTESSE

Non, en vérité, ce serait dommage! Dites vos vers, monsieur, dites vos vers !

Nous sommes tout ouïe !

GORNEAU

Sa tête apollonienne et cryséléphantine

A la vétusté ardeur des dieux adolescents.

Elle mêle l'orgueil à la grâce enfantine

Et son pouvoir est tel qu'il rend déliquescent

Tout ce que fixe son regard d'ange moderne.

Tout veut se faire beau. Tout a l'horreur du terne.

Méduse vivifie au lieu d'annihiler.

Le bois se sent chargé d'églantiers spontanés

Du moment qu'elle y met le printemps de ses joues.

Quand elle passe et vient les choses font la roue !

Tout veut être choisi, plus artiste et plus rare...

Le silex du chemin se sent être carrare.

Et cette femme est telle, en dehors ou dedans

D'elle-même, qu'elle pourrait parfaitement,

Tant son regard est mâle et son fluide ardent.

Bleuir l'hortensia, rien quen le regardant.

Tout le monde s'exclame : « Charmant ! Charmant ! »

LIGNIhRES, à Thyra, qui est restée absente et rêveuse.

Ne regardez pas cet éphèbe, vous allez le passer au bleu comme les hortensias I...

LA COMTESSE Vos vers sont d'une préciosité et d'un naturel à la fois!

THYRA, se levant, vague et souriante.

Je suis confuse !

CORNEAU Mlle de Marliew est la seule femme sculpteur qui ait été jolie. A part Vigée-Lebrun, toutes les femmes artistes ont été des monstres.

LIGNIÈRES, bas, montrant Mlle Foreau.

Hum!... Hum !... Epargnez la dame à la toque de velours!...

THYRA

Et ce n'est pas vrai. Je ne suis pas jolie.

lignii^:res Si vous pouviez vous voir dans l'expression de votre joie, dans le rayonnement d'un bal... Au bal, vous êtes quelquefois d'un éclat unique. Vous avez l'air de flamber...

THYRA

Comme un pudding !

LA COMTESSE

A propos irez-vous au bal costumé de la comtesse de Chatriaud ?

Mmô DE MARLIEW Nous ne sommes pas invitées, nous ne la connaissons pas.

LIGNIÈRES Du reste, tous ces bals mondains sont assommants. Il n'y a que les bals d'artistes où il y ait encore la joie du costume. Je vais, ce soir, dans un endroit très commun, mais qui est vraiment, après tout, le seul bal de l'année.

CORNEAU

Les Quat'z'A-rts?

LIGNIÈRES

C'est toi qui l'a nommé !...

CORNEAU

Nous y allons en bande, ce soir. Nous nous y verrons...

LIGNIÈRES

Eh bien, moi, j'y vais tout seul, mélancoliquement, en vieux célibataire, pour le plaisir. Les premiers ont été fort beaux. Il y avait la beauté de l'improvisation, la folie de la jeunesse. {A ce moment, Thyr a, qui s'était éloignée, a tiré an accord de harpe dans le fond. Lignières se retournant.) Bon, je sais ce que cela veut dire ! Nous l'ennuyons!...

CORNEAU Et elle joue aussi de la harpe ! Que ne fait-elle pas d'ailleurs?

J'en jouais... Pauvre Perdita! C'est ainsi que j'ai appelé cette harpe qui me servait d'accompagnatrice.

ARTACHEFF Pourquoi ne jouez-vous plus?

THYRA

Parce que j'ai perdu ma voix.

ARTACHEFF

Vous aviez une belle voix ?...

Mme DE MARLIEVV, s'exclamant.

Si elle avait une belle voix !... Ah ! ne lui en parlez pas... ça lui fait trop de chagrin! Une voix prodigieuse !... Et vous savez, elle n'avait pas pris de leçon. Elle chantait librement...

THYUA

Avant la sculpture... le cheval et le chant, c'était toute mon âme... Oui, j'avais une voix, je crois, extraordinaire... C'était un don de Dieu... 11 me Ta retiré...

LIGMI>RES

Un de mes amis qui vous a entendue à Nice m'a dit que vous aviez une voix de soprano d'un timbre remarquable.

LA COMTESSE

Et, de cette voix, il no reste rien?

THYRA Rien du tout !

1U4 LE PHALENE

CORNEAU

Mais si peu que ce soit... si peu que ce soit...

THYRA

Je vous dis rieu (tout à cozip), ou plutôt si..', si... une chose affreuse, comique et tragique à la fois... un cadavre de voix qui me fait mal... mal à entendre moi-même.

On se récrie.

LA COMTESSE Oh I vous devez exagérer. On ne peut pas l'entendre!

THYRA se met à rire nerveusement.

Si vous me promettez de ne pas rire comme moi et même d'être tristes, je vous donnerai cette minute.

CORNEAU Mais nous n'avons pas envie de rire !

THYRA, appuyée à la harpe. Elle tire toujours quelques arpèges.

Voilà. Un soir à Rome... en revenant du Pincio... je chantais et ma voix ce soir-là était si belle que quelqu'un... un poète qui se trouvait parmi nous... m'a dit : « Il faut qu'elle soit immortalisée, cette voix-là. Il faut voler cette minute à la vie qui passe et qui emporte tout ». Eh bien ! voyez, les poètes sentent toujours juste, Corneau, voyez comme il prophétisait ! Ma voix a disparu. Je l'ai perdue et il en est resté un souvenir presque goguenard qui a la tristesse des fantômes... Ah I vous ne riez pas! Vous at-

tendez avec aaxiété... Vous êtes tous bien sages, messieurs, mesdames ?... Eh bien! nous allons faire comme Méphisto. Nous allons rouvrir les sources du passé... (Elle se met à rire de nouveau. Elle va à gauche dans le fond de la pièce^ fait manœuvrer un coffre phonographique. Quelques noles^ très pures, s'en échappent; on écoute très surpris. Au bout de quelques secondes Ja voix enjle, et Mme de Marliew se lève subrepticement et fait signe aux personnes qui sont là. Elle montre Thyra qui^ assise, pleure. On s émeut. Sa mère, sur la pointe des pieds, va jusqu'au phonographe et l'arrête. Thyra, se levant.) Le passé !... Quelle caricature! Et cela aussi n'a eu qu'un temps...

Klle prend le rouleau des main^ de sa mère et le jette à terre.

CORNEAU, se précipitant.

Oh ! quelle méchanceté ! c'est affreux !

D'autres personnes s'exclament.

THYRA Mais non, mais non... Vous voyez, ça me faisait toujours trop de mal à entendre. Du reste, rassurezvous, je suis plus économe que vous ne le croyez! J'ai deux ou trois rouleaux encore en provision. (Elle se met à rire.)

ARTACHKFF Mais c'est un crime ce que vous venez de faire là !

CORNE.\U, bas, à Lignières.

Je trouve cette minute d'un tragique moderne ex-

traordinaire. La femme écoutant sa propre voix disparue 1 la confrontation de Fâme et de la machine.

Mme DE MARLIEW, s'approchant de Thyra.

Thyra 1 Thyra ! Tu as de la peine, je te sens énervée.

THYRA, excédée.

Rien. Allez-vous-en, voilà tout. Emmène-les, je t'en prie !

Mme DE MARLIEW, bas, aux uns et aux autres. Venez...

THYRA, appelant Lignières.

Lignières ! Un mot, s'il vous plaît; vous avez dit que vous alliez à ce bal ce soir. C'est intéressant ? Une femmedu monde peut-elle y aller?

LIGNIÈRES, la regardant.

Peuli I avec un masque, pourquoi pas !

THYRA

Vous y allez seul ?

LIGNIÈRES Oui.

THYRA Eh ! bien, il est possible que vous receviez de moi un coup de téléphone après le dîner. Je ne promets pas, c'est possible voilà tout. Me piloteriez-vous incognito?

LIGNIÈRES Avec joie, mais...

THYRA

Quoi?

LIGMKRES

Mais si le prince apprenait cette escapade ?

TIIYRA

Je suis libre, mon cher. Et puis ! Et puis...

En disant cela, elle secoue les lilas du prince et les émiette. A cet instant juste le prince entre. C'est un beau garçon, très distingué, à la figure énergique et douce à la fois.

Il rit de toutes ses dents.

SCEXE VIII

Les mêmes, LE PRINCE PHILIPPE DE ÏIIYESTE

Mme DEMARLIEW

Ah ! voilà le prince !

LK PRINCE

Bonjour, madame! Bonjour, comtesse.

Il serre les mains.

Mme DE MARLTEW

Mais vous nous aviez annoncé votre visite pour quatre heures aujourd'hui !

LE PRINCE J'ai pu m'échappcr phis tôt que je ne pensais. Bonjour, Thyra.

108 Ï^E PHALENE

TIIYRA

Bonjour.

LA COMTESSE

Je ne vous ai jamais vu une mine aussi prodigieuse.

LE PRINCE

Je ne cache pas mou bonheur ! Je suis un pauvre homme assez content.

LA COMTESSE

Ils feront un couple adorable. {A voix basse, à Mme de Matiiew et aux hommes.) Laissons-les seuls, ces jeunes gens.

Mme DE MARLIEVV, tout haut.

Voici qui va la consoler. Venez prendre mon chocolat.

LA COMTESSE, bas, à Ligiiières.

Nous l'avons énervée, cette pauvre petite... Quel dommage qu'elle ait perdu sa voix !

LIGNIÈRES

Bah I II lui reste tant de choses !... C'est vrai, tous les dons elle lésa!... Mais vous, comtesse, n'avezvous pas une voix charmante... On me l'a assuré ?

LA COMTESSE

Je sais quelques petits airs nationaux. Il y en a de

très beaux.

LIGMÈRES, très haut.

La comtesse veut bien nous chanter en bas, dans le

salon de î\lme de Marliew^, quelques airs nationaux.

LA COMTESSE, se défendant.

Je n'ai pas dit çal.. . Je n'ai pas dit ça !

LIGMÈRES

Si, si, venez... Je vous accompagnerai moi-même au piano.

LE PRINCE Bon! Nous descendons, et je serai enchanté de prendre quelque chose.

THYRA, s'approchant du prince.

Restez, il faut que je vous parle. {Haut et riant aux autres.) Je vais aller moi-même lui chercher sa tasse

de chocolat

On entend la voix delà comtesse qui dit an jeune poète.

LA COMTESSE Oh! que c'est curieux encore cela! Vos cheveux frisent aussi naturellement ! Je ne l'aurais pas cru !

CORNEAU Je suis né ondulé... comtesse...

Mlle FOREAU, en s'en allant.

Thyra î... Je vous envie de vivre dans un murmure d'admiration ! Que ce doit être beau d'être ainsi fêtée...

THYRA

Mais ce que je donnerais, moi, pour avoir votre talent ! [Au prince.) Vous restez, Philippe !

LE PRINCE

J'attends !

Thyra s'en va. Lignicrcs reste le dernier. Il cause quelques instants avec le prince sur le pas de la porte.

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