‹ Le phalène: pièce en quatre actes et deux partiesChapitre 37 sur 47 · Scène VIII · texte numérisé non relu

Scène VIII

THYRA, LIGNIERES, M"*' DE MARLIEW

M"* DE Marliew, à Ugnièrcs. — Monsieur, monsieur, je voas en prie... je ne sais pas ce qu'elle est capable de faire! Thyra, regarde-moi! (Lignières s'est élancé.) je t'en supplie... je suis restée... j'avais peur... Ecoute, tu n'es pas raisonnable, vraiment... Ne me fais pas de chagrin... Il ne faut pas me faire de chagrin, ni jouer à m'effrayer... je .suis si vieille maintenant... Ne te penche pas ainsi, tu es si imprudente!... Mon Dieu, je ne sais plus ce que je dis!...

(A ce moment, Lignières a tiré brusquement Tliyra en arrière, il la maintient dans ses bras, presque en la portant, et la ramène au premier plan. M ' de Marliew saisit les mains de Thyra et l'embrasse. Thyra estt immobile, raidie. Quand Lignières desserre son étreinte, elle s'appuie à la vieille ruine tombale, celle sur laquelle Thyra voulait faire s'allonger le

chien. M™' de Marliew, bas, à Lignières.) Merci, monsieur.

Laissez-nous seules, je la reconduirai.

Lignières, bas. — !Mais' comment ferez- vous î Sera-t-elle en état?

M"** DE Marliew. — La voiture a l'ordre de revenir me prendre ; dans un quart d'heure, elle sera ici ; ne vous inquiétez pas! Prévenez qu'on se mette à table.

Elles restent seules.

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