‹ Le phalène: pièce en quatre actes et deux partiesChapitre 47 sur 47 · VOI · texte numérisé non relu

VOI

Le Parthènon :

Gette œuvre a soulevé devant le vertueux Tout-Paris des générales un tollé de réprobation unanime et de pudeur outragée. On est parti en guerre avec un touchant ensemble contre cette pièce immorale, nauséabonde, outrageante... Les épithètes ont manqué sur bien des points. Je suis donc allé voir le Phalène (c'était à la seconde représentation) en ayant pris soin de cuirasser mon âme d'un triple airain et j'avoue que je n'ai pas très bien compris l'indignation générale. J'ai ^uté fort attentivement et, je le dis à ma honte, je n'ai pas rougi un seul instant. Paris aurait-il été victime, une fois de plus, d'un de ces mouvements irraisonnés qui le secouent de temps en temps, ou avait-il été indisposé qu'on eût fait clore les portes de la saile dès le lever du rideau et fait attendre dans les couloirs quelques-uns de ses plus notoires représentants ?... — Louis Payiic.

H Indépendance belge :

La répétition du Phalène a présenté ceci de particulier que la salle témoigna d'un formidable enthousiasme et que les couloirs prirent les allures d'un cirque où l'auteiu- eût été livré aux bêtes. — Hbnbi db Weindbl.

Le Monde ariiste :

U est temps de revendiquer hautement pour le théâtre et pour tous les arts le droit absolu à l'immoralité. Selon la belle parole d'Anatole France, « la moraie est la somme des préjugés de la communauté ». L'art est inutile, s'il n'est qu'un reflet de ces préjugés. D doit les modifier par l'apport des idées nouvelles, car la morale se transforme sans cesse et les artistes sont les pionniers de ces transformations. — Mafbiob Maors.

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