I. Réaction agglutinante. — 24 juillet ( 15"^ jour
. — 25 juillet (16'' jour) J Pasderéac-
— 26 juillet (17'' jour) f tion agglu-
— 27 juillet ( 18"= jour) ( tinante à
— 28 juillet (19® jour) | i pour 10.
— 3o juillet (21^ jour) /
— ïl\0 —
2. Ponction de la rate, faite le 3 août. — Le suc splénique ensemencé ne donne aucune culture.
Autopsie 24 heures après la mort, 17 aoiit 1896.
Poumon blanc, exsangue à la partie antérieure, congestionné en arrière et à la base, parsemé à la surface de petits g-rains transparents miliaires comme des gouttes de rosée, quelques granulations semblables très peu abondantes sur la plèvre pariétale.
Coupe: Tissu criblé de granules miliaires, jaunâtres, fermes, plus abondantes au sommet mais non confluentes.
Cœur et péricarde : pas de lésions; quelques petites taches graisseuses à l'origine de l'aorte.
Foie mou, pâle, surface parsemée de petites granulations transparentes. Dans le parenchyme, petits grains jaune d'or et durs (adénomes (?), tubercules colorés par la bile(?)
Bâte grosse: granulations très nombreuses dans son épaisseur et tubercules plus volumineux.
Rein : granulations miliaires disséminées dans le parenchyme.
Cette observation montre les services que peut rendre une réaction négative, lorsqu'elle est recherchée avec insistance. Tout chez cette malade devait faire admettre la dothiénentérie : arrivée récemment à Paris , elle s'était surmenée et avait été prise, i5 jours avant son entrée à l'hôpital, de courbature, d'anorexie, de maux de têtes violents, d'éblouissements, de vertiges, etc. Elle entre dans le service de M. Achard dans un état de stupeur assez marqué, se plaignant de ne pas dormir. Elle présente en même temps une langue saburrale, de l'anorexie, de la diarrhée, du gargouillement dans la fosse iliaque droite, et une légère épistaxis. La rate est volumineuse et la température présente des oscillations progressivement ascendantes
En présence d'un pareil ensemble de symptômes survenus chez une jeune femme habituellement bien portante,
~ l/ll —
n'ayant jamais eu de fièvre typhoïde, il était impossible de ne pas porter le diagnostic de dothiénentérie, même en absence de taches rosées. Or l'examen du sang pratiqué le jour de l'entrée et renouvelé les jours suivants 5 fois de suite n'avait montré aucune agglutination du bacille d'Eberth, bien que cette femme se trouvât déjà à une époque assez avancée de sa maladie (i5'' au 21" jour). Il ne s'agissait donc pas de fièvre typhoïde suivant toute vraisemblance. La marche ultérieure des accidents est venue confirmer cette manière de voir. La malade a été prise de symptômes pulmonaires assez intenses et a succombé bientôt à une granulie, à laquelle l'on avait pas songé pendant tout le premier septénaire, bien qu'on était averti par l'absence de la réaction agglutinante.