‹ Le phénomène de l'agglutination des microbes et ses applications à la pathologie (le sérodiagnostic)Chapitre 36 sur 79 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

IX

XI"

XIIo

Bacille de Nocard.

Le sérum des cobayes infectés avec le coli-bacille n'acquiert donc que difficilement la propriété d'agglutiner ce bacille. Le sérum des cobayes 11° (2'=), XIP, VIIL, IX" et IIl" est resté inactif, même vis-à-vis de l'échantillon qui avait servi à infecter ces animaux et cela après 3 , /i et même 8 inoculations ! D'autre part lorsque le sérum agglutinait un échantillon de coli-bacille il restait sans action sur la plupart des autres échantillons (V. cobaye I", II", V°). Il nous reste à noter que le sérum du cobaye 1° n'exerçait aucune action sur le bacille de Nocard. Le cobaye 111° a mis bas un petit dont le sang, pendant les premiers jours après la naissance, ne possédait pas la propriété agglutinante vis-à-vis de l'échantillon 111°.

On ne peut cependant pas attribuer dans ces expériences les résultats négatifs ni à la faiblesse des doses injectées ni au peu de virulence des cultures. Les animaux ont été toujours malades : plusieurs ont succombé et ceux qui ont survécu ont eu des abcès parfois volumineux.

La comparaison de ces résultats avec ceux fournis par le procédé du réensemencement ne pourra être faite que lorsque les tableaux YIII et IX auront été complétés. Il paraît cependant dès maintenantque les distinctions établies par le sérum et celles fixées par le procédé du réensemencement ne coïncideront pas toujours.

M. Van de Velde (i) a également constaté des différences dans l'agglutination suivant l'échantillon de coli-bacille employé. Sur 25 échantillons de coli-bacille essayés, il en a

(i) Van de Velde. Bull, de l'Acad. loj. de méd. de Belgique, 37 mars

rencontré k qui résistaient à l'action du sérum d'un cheval vacciné depuis i an avec le coli-bacille. Ce sérum était employé dilué dans la proportion de i pour lo.

En résumé, l'agglutination du coli-bacille par le sérum humain, recherchée un certain nombre de fois dans les infections coli-bacillaires, n'a été constatée que 3 fois chez des sujets atteints depuis plusieurs années d'une infection urinaire. Chez les animaux infectés avec le coli-bacille, le sérum n'acquiert que difficilement la propriété agglutinante. Lorsqu'il la possède, il n'exerce cette action que sur un nombre restreint d'échantillons de coli-bacilles, mais pas sur tous. L'étude de la réaction agglutinante dans les infections coli-bacillaires expérimentales permettra peut-être d'établir des distinctions parmi les divers types de coli-bacille présentant d'ailleurs les mêmes caractères de culture.

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