‹ Le phénomène spirite: témoignages des savants ... Nombreuses figures dans le texteChapitre 14 sur 32 · SANS CONTACT OU POSSIBILITY DE CONTACT AVEC UNE · texte numérisé non relu

SANS CONTACT OU POSSIBILITY DE CONTACT AVEC UNE

PERSONNE PRESENTS, les mouvemeuts ayant lieu dans des directions difT^rentes, et quelques-uns de ceux-ci rfipondant h la demande de divers membres de votrc comity.

La table a 6[6 examinee avec soin, tourn6e sens

66 I.E PHfeN(»Mt:NE SPIRITE

dessus dessous et scrut^e pifece par pifece ; mais on n'a rien d^couvert qui pGt rendre compte des ph6iio* mfenes. L'exp^rimentation a ^16 faite partout en pleine lumi^re du gaz plac6 au-dessus de la table.

En r6sum6. votre sous-comit6 a 616 plus de gin*- QUANTB fois t^moin de semblables mouvements sans contact, en huit soirees diff^rentes, dans les maisons des membres de votre sous-comit6; et chaque fois les 6preuves les plus rigoureuses ont 6i6 mises en oeuvre. Dans toutes ces exp6riences, Thypothesed'un mouvement m^canique ou autre a 616 completement6car- I6e, par le fait que les mouvements ont eu lieu dans plusieurs directions, tant6t d'un cdt6, tantdt de Tautre, tantdt en remontant vers le haut de la chambre, tantdt en descendant; mouvements quiauraientexigg la cooperation d'un grand nombre de mains et de pieds, et qui, en raison du volume considerable et de la pesanteur des tables, n'aurait pu se produire sans Temploi visible d'un effort musculaire.

Chaque main et chaque pied etaient parfaitement en vue, et aucun d'eux n'aurait pu bouger sans qu'on s'en aper^flt imm^diatement.

L'illusion a 616 mise hors de question. Les mouvements ont eut lieu en diflf6rentes directions, et toutes les personnes pr6sentes ont 6t6 simultan6ment t6moins. C'esi Id tine affaire de mestirage ct non d' opinion ou dHmagination.

Ces mouvements se sont reproduits tant de fois, dans des conditions si nombreuses et si diverses, avec tant de garanties contre Terreur ou la supercherie, et avec des r6sultats si invariables, que les mem-

bres de voire sous-coinit6, qui avaient tent6 ces experiences aprfes avoir 6t6, pour la pi u part, aniirieureinent sceptiques au d6but de leurs investigations, ont 616 convaincus qu'il exists line force capable de mouvoir des corps pesanis, sans contact materiel^ force qui depended' line maniere inconniie, de la presence d'itres

hiimains.

Votre 80us-comit6 n'a pu collectivement obtenir aucune certitude relativement a la nature et a la source de cette force, niais 11 a simplement acquis la preuve du fait de son existence.

Voire sous-comit6 pense qu'iln'y a aucun fondcment a la croyance populaire qui pr6tend que la presence de personne sceptiques contrarie la production ou Taction de cette force.

En r6sume, votre sous-comit6 exprime unanimement ropinion que I'existence d'un fait physique important se trouve ainsi d6montr6e, h savoir : que des mouvemenls peuvent se prodtiiretdans des corps solideSy sans contact materiel^ par line force inconnue jtisqu'd prisent, agissant a une distance inditerminee de Vorganisme hiiniain, et tout a fait independante de taction musculaire, force qui doit 6tre soumise k un examen sclentiflque plus approfondi,dans le butde d6couvrir sa veritable source, sa nature et sa puissance.

Mesure de la Force psychique

Cette force, dont I'existence n'est plus niable, si \'on considfere le nombre et Timportance des t6moignages qui Tattestent, a et6 soumise a des mesures pr^sises.

68 LE PHLvOMENE SPtRlTE

Les observateurs d6j& cit^s se sont conteni^s de r^valuer approximativement, mais Robert Hare, en Amdrique, et William Crookes, en Angleterre, Tont

soumise k une investigation rigoureusement scientiilque.

Nous rapportons ici la traduction d Eugene Nus . relative aux experiences de Hare, professeur de physique & I'univbrsil^ de Pe-nsylvanie (1).

« II prit des billes de billard en cuivre. les pla^a sur une plaque de zinc, fit poser les mains des mediums sur les billes, et, k son grand dtonnement,

LA FORCE PSYCHIQUF. OW

la table remua (c'olait pour Sviler I'adhfirence des mains el lesTameux mouvemenls naissants etinconscients de Faraday, Chevreuil et Babinet.

Mode de suspension de la balance.

« I! essaya d'un autre proc6d6 ; le long bout d'un levier fut attach^ 4 une balance spirals, avec un indicateur fixe et le poids marqu6. La main du medium ^tail pos^e sur le petit bout du levier, de fa(;on qu'il flit impossible de faire pression vers le bas et qu'au contraire sa pression, s'il en exergait une, ne pCtt produire que reffel oppose, c'est-i-dire soulcver le long bout. A sa grande stupeur, le poid Tut augments de plusieurs livres sur la balance. » Cette experience est representee dans les figures 1 et 2.

"0 \.v. ph^vomene SPLUII1-:

« Ensuite il ni plonger les mains du medium dans I'eau de mani^re & n'avoir aucune coinmunicution avec la planche sur laquelle 6lail pos6 le Viise iiiii

Fig. 3.

Ensomble de ruppareil oil le modium n'a dc contact avec la planclie

que par l'inlerm£dfaire d'un llquiilu. — L M N support ne tou-

cliant pa< le levi«r B ; t liquldo ; F point d'appui du levler ;

C mo; onnerie ; II levier : C balance ; If E E support da la balance

contenail le llquide, el, a sa grandt: surprise encore, uue rorce de dix-huit Uvres fut exerc6e sur la planche. »

Ges r^sultats ioul ft Tail remarquables ^lablissent ot meaurent neltemenl la force psychique qui 6manent du raiSdium. William, Grookes (1) r^p^ta les experiences du savant americain et obtint les mdmes

- U apirituaiisnte.

L FORCE PSYCHIQL'K

r^sultats; de plus, il employa un appareil trfes simple, mais trfes exact, en usage dans les laboratoirea pour conserver les traces de cetle force. C'est une

feuille de verre a vilre noircie, mue par un m6canisme d'horlogerie qui Toblige i se dfipiacer hurizontalement devant I'index de la balance. Lorsque aucune Torce ne s'exerce, la ligne Irac^e est droite ; si, au conlralre, il se manifeste une force, la ligno trac^e est courbe, at on peut Tacilement mesurer, a chaque instant, I'^nergie exerc^e, autrenient dit Tintensile de la force psychique.

On arrive encore k oblenir des courbes par un

72 LE PHfeNONlfeNE SPIRITE

autre dispositif. Sur un cadre de bois 6!ait tendue une feuille de parchemin. L'exlr6mit6 la plus courte d*un levier B 6tait 6quilibr6e de mani^re a suivre rapidement les mouvements du centre du disque en parchemin. A Tautre bout du levier se trouvait une aiguille faisant saillie horizontalement, de manifere h toucher une lame de verre enduite de noir de fum6e et qu'un mouvement d*horlogerie faisait d6placer lat^ralement.

Crookes s'assura d'abordqu'aucune secousse ou vibration de la table ne pouvait troubler les r^sultats, puis,sansexpliquerlebutderinstrument,ilintroduisit

dans la chiirabre une dame medium et la pria de poser ses mains, non sur Tappareil, mais sur la table qui le supportait. Crookes pla^a ses mains sur celles de cette dame, afin d'6viter tout mouvement conscient ou inconscient de sa part. Bient6t, on enlendit des coups frapp6s sur le parchemin, semblables h ceux qu'auraient produits des grains de sable qu*on aurait jet^s sur sa surface. A chaque coup, on voyait un fragment de graphite, plac6 sur la membrane, 6tre projet6 en Tair, et rextr6mit6 du levier se mouvait l^gerementetdescendait.Quelquefois, les sons sesucc6daient aussi rapidement que ceux d'une machine d'induction, tandis que d'autres fois il y avait plus d'une seconded'intervalle.Cinq ou six courbes.furent ainsi obtenues sur le verre fum6, et toujours on vit le mouvement de Textr^mit^ de Taiguille coincider avec chaque vibration de la membrane.

Les figures num^ros 5 et 6 montrent le dispositif de Tappareil.

« Ayantobtenu ces r6sultats,dit le savant chimiste, en Tabsence de M. Home, j'etais impatient de voir quelle action sa presence produiraitsurlinslrument.

Fig. 5

Vue en elevation de Tappareil de Crookes destin^ h mesurer Tiiitensite do la force psychique. — A feuille de parchemin ; B. D. E. levier ; G pointe qui appuie sur la griace noircie ; E. H. K. appareil produisant le mouvement rectiligne de la glace: L. M. N. O. points oh les mediums posent les m3ins.

« En consequence, je le priai de Tessayer, ma,is sans lui en donner rexplication.

« Je saisfs le bras de M. Home au-dessus du poignet, et je maintins sa main au-dessus de la memdrane, d environ dix polices de sa surface. Un ami tenait son autre main. Aprfes 6tre demeur6 dans cette position environ une demi-minute, M. Home dit qu'il sentait le fluide passer. Alors je fls marcher le mouvement d'horlogerie, et nous vlmes tous I'index qui montait et descendait. Les mouvements 6taient beaucoup pluslents que dans le caspr6c6dent, et n'6taient

LE PHfeNOMfcSE SHIRITE

pas (lu tout accompagnds des coups vibrants dont j*ai parl6. »

Fig. 6. V,iie en plan de Tappareil des Crookes de iin6 k mcsurcr rinteusile

de la force psychique.

Les courbes obtenues se trouvent ci-coiiire :

^'^8' 7- — l^chelle des secondcs.

Courbe obtenue lorsque le medium mettait scs mains dans Teau en

employant I'appareil ropr^sent^ dans la figure 3.

Fig. 8 Courbe obtenue pendant que les mains du medium ne touchaient

pas Ic ptanche (fig. 3).

-/lCl

Fig. 9.

Dans celte experience, le medium fut place a i pied de la planche,

par c6te.

Fig. 10.

Le inedium est place a 3 pieds de distance de I'appareil reprdsente

dans la figure 3 el Ton obtient la courbe ci-dessus.

mjiteu

Fig. II.

Courbes oblenues fiivec I'appareil represents fig. 4 ct 5. Le medium

avail les mains placees en N. O., fig. 5.

Fig. 12.

Courbe obtenue par le medium sans aucun conlaci avec Tappareil.

LE PH^NOMkNK SPIRITE

Fig. 1 3.

Courbes obtenues avec Tappareil de la fig. n« 5 lorsque M. Home a

la main dans la position indlqu^ en P.

Comme on le voit, la force 6manant de certains organismes humains, appel6s mediums par les Spirites, est scientiflquoment contr616e et mesur^e d'une manifere rigoureusement precise.

La Mediummt6

Dans notre investigation, nous arrivons done a une constatation absolument contraire aux theories de MM. Faraday et C*'. La force qui meut les tables n'est pas due h des mouvements musculaires inconscients, elle est produite par certains 6tres dont Torganisme norveux est apte h 6mettre cette force. Cette faculty a 6i& nomm^e par les spirites : Mediumniti, et ceux qui la possfedent : Mediums. Cilons encore le t6moignage de Tillustre inventeur du radiom^tre :

« Ces experiences mettent hors de doute (1) les

(1) Ces mots sont soulign^s par Crookes lui-mSme dans roriginaU

conclusions auxquelles je suis arriv6 dans mon pr6c6dent m^moire, savoir : Texistence d'une force associ6e, d*une manifere encore inexpliqu6e,i Torganisme humain, force par laquelle un surcrolt de poids peul 6tre ajout6 h des corps solides sans contact effectif.

« Dans le cas de M. Home, le d^veloppement de celte force varie 6norni6ment, non seulement de semaine k semaine, mais d*une heure a I'autre ; dans quelques occasions, cette force ne pent 6tre acctis6e par mes appareils pendant une heure ou mftme davantage, et puis, tout a coup, elle reparalt avec une grande 6nergie. Elle est capable d*agir a une certaine distance de M. Home (11 n'est pas rare que ce soit jusqu*a 2 ou 3 pieds) ; mais toujours elle est plus puissante aupr^s de lui.

« Dans la ferme conviction ou j'^tais qu'un genre de force ne pouvant se manifester sans la d^pense correspondante de quelque autre genre de force, j'ai vainement cherch6 pendant longtemps la nature de la force ou du pouvoir employ^ pour produire ces rSsultats.

« Mais, main tenant j'ai pu observer davantage M. Home, je crois d6couvrir ce que cette force physique emploie pour se d^velopper. En me servant des termes de force vitale^ inergie nerveuse^ je sais que j'emploie des mots qui, pour bien des investigateurs, prfitent k des significations differentes ; mais, apr^s avoir 6t6 t6moin de T^tat p6nible de prostration nerveuse et corporelle dans laquelle quelques-unes de ces experiences ont laiss^ M. Home, apr5s Tavoir vu dans un 6tat de d6faillance presque complete, ^tendu

7ft I-E PIltsoMENE SPIRITE

sur le plancher, pftle el sans voix, je puis k peine douler que remission de la force psychique ne soil accompagn^e d'un ^puisement correspondant de la

force vitale. »

« Gette force est poss6d6e probablement par tons les 6lres humains, quoique les individus qui en sont dou6s avec une 6nergie extraordinaire soient sans douie rares. Pendant rann6e qui vient de s*6couler, j'ai rencontr6, dans Tintimit^ de quelques families, .^ cinq ou six personnes qiii possfedent cette force d'une maniere assez puissante pour m'inspirer pleinenaent la conflance que, par leur moyen, on aurait pu obtenir des r^sultats semblables k ceux qui viennent d'etre d6crits, pourvu que les exp6rimentateurs op6rassent avec des instruments plus d^licats et suscepiibles de marquer une fraction de grain, au lieu d'indiquer seulement des livres et des onces. »

M. de Roches vient de faire paraltre (Janvier 1897) uii ouvrage intitule : Les Effluves Odiques qui contient une remarquable s6rie de conferences faites en 1866 par le baron de Reichenbach devant I'acaddmie des sciences de Vienne. Les recherches du savant Allemand 6tablissent avec certitude Texistence de cette force psychique. Dans la notice histurique qui precfede le texte de ces conferences, M. de Rochas relate une quantity d'exp^riences faites sur un pendule special, par M. le D' L^ger et verifiees par M, Gh. Bu6. II ressort de ces travaux : 1* que I'organisme humain pent ext^rioriser la force psychique, 2* que la volenti humaine pout diriger cette force dans une direction d^lerminde.

LA FORCE PSYCHIQUK 79

Deuxieme constatation : La m^diumnit6 n'est pas un don providentiel, une propri6t6 anormale, mais simpiement un 6tat physioiogique qui se pr^sente chez lous les 6tres, mais n*est ires d6velopp6 que chez quelques-uns. G*est ce quo les spirites ont toujours enseigne (1).

La Levitation humaine

ft

En feuilletant la Vie des Saints et les annates des procfes de sorcellerie, nous pourrions citet des cas nombreux, attesles par des quantit6s de t^moins, de 1 ascension de certains personnages. (2) Mais, fiddle a notre m^thode, nous aliens donner la parole k des savants modernes. Cette force psychique n'agit pas seulement sur des objets inanim^s, elle s'exerce souvent sur le medium lui-m6me.

ficoutons le grand naturaliste Wallace icesujet (3).

« Je vais rap porter une stance dont j*ai conserve note. Nous ^tions assis, chez un ami, autour d*un gu6ridon, sous un lustre. Un autre de mes amis, qui 6tait complfetement Stranger pour le reste de la compagnie, se tenait auprfes de Miss Nichol (lo medium; et lui tenait les deux mains. Une autre per-

il) Voir 1« Livre des Mediums, par Allaa Kardec.

(2) Voir de Rochas. — JUcueil de documents relaii/s d la LMiation du corps humain. Paris 1897.

(3) Wallace, let Miracles et le moderne Spirittcalisme, pp; 224

ft tn.

80 LE PHfeNOMENE SPmiTE

Sonne, avec des allumettes, ^tait prdte h faire de la lumi^re au commandement. Or voici ce qui advint :

« D*abord la chaise de Miss Nicbol fut retiree de dessous elle, et la jeune fllle fut obligee de se tenir debout, mon ami gardant toujours ses deux mains. Une minute ou deux apr^s, j'entendis un son I6ger, tel quaurait pu en produire une personne posantsur la table un verre a boire, et, en mfime temps, un tres faible bruissement d'etoffes et le tintement des pendants de verre du lustre. Imm6diatement mon ami medit : « EUe m'a 6chapp6. » Une allumette fut alors frott^e, et nous trouv&mes Miss N. tranquillement assise sur sa chaise^ au milieu de la table ; sa i&ie touchaitle lustre. Mon ami d6clara que Miss N. avait sembl^ glisser sans bruit hors de ses mains. Bile ^tait tr^s forte et lourde ; qu'elle eut pos6 sa chaise sur la table, et qu'elle y fiit mont^e, dans robscurit6, sans bruits presque instantan^ment, et cinq ou six personnes 6tant r6unies autour d'elle, me parut et me paralt encore, i moi qui la connais intimement, physiquement impossible. »

Les sceptiques pourront objecterque dans Tobscurit6 il est mal ais6 de se rendre compte des faits et surtout de la manifere dont ils se produisent ; que, quelle que soit laconflance que Ton puisse avoir dans le medium, ces faits extraordinaires ont besoin d'un contrdle encore plus rigoureux. Pour satlsfaire a cette exigence, voici d'autres attestations rapport^es par Crookes :

a Eh une occasion, je vis une chaise, sur laquelle une dame '^tait assise, s'^lever k plusieurs pouces

du sol. line autrefois, pour ^carter toutsoupQon que cet enlevement 6tait produite par elle, celte dame s'agenouilla sur la chaise, de telle fagon que les quatre pieds en 6taient visibles pour nous. Alors elle s'61eva a environ 3 pouces, demeura suspendue pendant dix secondes ^ pen prfes, et ensuite descendit lentement. Une autre fois encore, deux enfants, en deux circonstances differentes, s'^lev^rentdu sol avec leur chaise, en plein jour et sous les conditions les plus satisfaisantes (pour moi), car j'6tais agenoux, et je ne perdais pas de vue les pieds de la chaise, remarquant bien que personne ne pouvait y toucher.

« Les cas d'enlevements les plus frappants dont j'ai 6le t6moin ont eu lieu avec M. Home. En trois circonstances differentes, je Tai vu s'61ever compl5tement au-dessus du plancher de lachambre. La premiere fois, il 6tait assis sur une chaise longue ; la seconde, ii 6tait a genoux sur sa chaise, et la troisieme il 6tait debout. A chaque occasion, j'eus toute la latitude possible d'observer le faitau moment od

il se produisait. »

L'auleur rapporte qu'il a entendu le comte de Duraven, lord^ Lindsay etle capitaine C. Wyne lui afflrmer quails avaient 6t6, a maintes reprises, t^moins de faits semblables ; nous pouvons done sans crainte inscrire ce genre de ph6nom6ne a Tactif de la force

psychique.

M. de Rochas, administrateur de I'Ecole polytechnique, cite encore plusieurs exemples de Invitation dans son remarquable ouvrage : les Forces non difinies.

Nous arrivons done a cetle conclusion que toutes

ies precautions contre la fraude dtant prises, si la tabie se meut ou si un medium 8*61&ve dans I'air, c^est qu'une force encore peu connue s'exerce. Celte force n'esi pas due k des mouvements musculaires, conscients ou non ; elle^tnane de l*organisme du medium mais n'est pas soumise k sa volont^.

Une etude plus attentive va nous reveler des proprietes nouvelles de cette force.

GHAPITRE II

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