PSYCHIQUE
Les pb^nomenes no sont pas dus a une force aveugle. — Quelques experiences le prouvent. — Les objections des incr^ules. — La transmission de la pensee. — Kecberches de la Societe psychique de Londres. — Discussion. — Preuve absolue de Texistence des esprits. — Les enfants morts dans I'Inde. — Un t^l^grapbisie d*outre-toml)e. — La plancbette clairvoyanle. — I e cas d'Abrabam Florentine. — Le tailleur ^cras6. — Le capitaine Wbealcroft.
Nous avons vudans la stance rapport^e par Augruste Vacquerie que le p)i6nom5ne est dirig6e par une intelligence ; si nous avons n^glig6 sciemment le c6l6 intellectuel, c'6tait pour 6tablir nettement Texislence de la force psychique. Maintenant qu'elle ne pent plus 6tre s6rieusement contest^e, arrivons h r^tude de rintelligence qui se manifesie ainsi.
La premiere constatation qui s'impose, c'est que les mouvements de la table sont sbuvent produits intentionnellemenl, et les coups que Ton entend ne sont pas dus au hasard, mais frapp6s avec une premeditation fividente de manifester une volont6. Recoarons encore aux observateurs rigoureux et sans parti pris. Voici ce que nous lisons dans les Reelierches snr le Spiritualisme :
« Dfes le premier d^but de mes recherches j'ai
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M*^ Marshall (le medium) pour la premiere fois, et mon noBi,aus8i bien que ceuxdurestedes assistants; ^taient inconnus de celle dame, sauf un, ceiui de ma soBur, marine, et dont le nom n'^tait done point un guide pour arriver au mien.
« En la mdme occasion, une jeune OUe pr^sente fut avertie qu'une communication allait lui 6tre faite. Elle prit Talphabet, et, au lieu de pointer les lettres une a une, elle mut le crayon doucement le long des lignes avec la plus parfaite continuity. Je la suivais et dcrivais k mesure les lettres qu'indiquaient les frappements. Le nom obtenu 6tail extraordinaire, les lettres disant : Thomas Doe Tacker, le nom du p6re de la jeune nile; chaquo lettre 6tait exacte. Nombre d'autres noms, lieux et dates furent d^chiffr^s en cette occasion avec une 6gale jusiesse; moi, je donne ces deux seuls cas, parce que je sms'HAr que nuUe clef n*6lait donn^e par laquelle les noms eussent pu fltre devin^s, mfime par Tintelligence la plus extranaturellement aiguG.
« En une autre occasion, j'accornpagnais chez M"' Marshall ma sceur et une dame qui n'y 6tait jamais all(5e, et nous eiimes une tr^s curieuse demonstration de I'absurdite qu'il y a a imputer le d6chiffrement des noms h Th^sitation du consultant et h la flnesse du medium. Cette dame souhaita qu'il lui fflt donn^ le nom d'un ami particulier d6c6d6, et pointa les lettres de I'alphabet suiVant le proc6d6 usuel, pendant que j'^crivais a mesure celles indiqu^es. Les trois premiers caractferes furent y, r,n* « Oh ! dlt la dame, cela n'a pas de sens ; nous avions'
l'intelligence de la force psychique 87
obtenu mieux tout k Theure. *» Juste en ce moment vint un e, et, m'avisant, je jugeai ce que c*6tait. « S*il vous plalf, dis-je, eontinuez; je comprends cela. » La communication entiere fut ensuite donn^e ainsi : yrnehhco'e f fe j. La dame ne 8*y recpnnaissait pas davantage, jusqu*a ce que je s^parai de la sorte : — rjrn eh kcoeffej.on Henry Jefifeock, le nom de Tami qu'elle voulait, exactement 6pel6 a Tenvers. »
Les communications par la table sont tr^s communes, et nous croyons que c'est par T^tude de ces ph^nom^nes que la plupart des incr^dules sont devenus spirites. II existe une 6norme quantity de t6moignages relatifs k I'obtention de noms de parents, d*ami8 d6c6d6s, venant informer ceuxqui sontrest^s sur la terre que tout ne meurt pas avec le corps et qu'iis sont, par-dola le tombeau, aussi vivantsqu'icibas. Les revues et journaux spirites fourmillent d'exemples de manifestations semblables; nous ne croyons done pas utile de nous 6tendre plus longtemps surce sujet.
Nous lerminerons ces citations en reproduisant les declarations faites par Cromwell Varley, alors ing^nieur en chef des lignes t^I^graphiques de I'Angleierre, devant le comity de la Soci6t6 dialectique (1).
« J'ai employ^ le i^rm^ esprits^ lors m6me que Je n*ignore pas que la possibility de communiquer avec nosamis qui ont quitt^ leur corps materiel n'est pas g6n6ralement admise. Les motifs qui me permeltent
(I) Qardy, Cherchons^ p. 231.
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d'afflrmer que les esprits de nos proches viennent r^ellement nous rendre visite sont ceux ci :
« 1*. — J eu ai vu distinclement en plusieurs occasions (1).
« 2*. — Des choses qui n'^taient cCnnues que de moi-mfttne et de la personne d6c6d6e qui 6tait cens6e secommuniquera moi, etdontj*ai reconnu inexactitude, m'ont 616 divulgu^es plus d'une fois, alors que le medium n'en avait aucune connaissance.
« 3". — Adiverses reprises, des choses qui n'^taient connues que de nous deux, et dont j'avais completement perdu le souvenir, m'ont 616 rappel^es parTesprit qui se communiquait, en sorte que 1^ il ne puuvait pas y avoir transmission de pens6e.
« 4'. — Lorsqu'il m'ost arriv6d'obtenir des comniunications dece genre, j'aipos6, en plusieurs occasions, des questions mentales auxquelles le medium, dame de position tres ind^pendante, r6pondait par 6crit, tout en restant complfetement inconsciente du sens des communications.
« 5*. — L'^poqueet le genre de certains 6v6nements impr^vus, inconnus, soit de moi-m6me, soitdu medium, m*ont 6i6 annonc6s plus d*une fois, quelques jours a Tavance, et se sont parfaitement r^alis^s. Comme ceux qui m'ont fourni ces renseignements disaient vrai quant k des 6v6nements futurs, qu'ils se donnaient pour des Esprits et que nul mortel present ne pouvait avoir connaissance de ce quMIs communiquaient, je ne sais aucune raison de ne pas les croire. »
(1) Nous verrons plus loia l*6tude ddtaiUde de ces ph^nomftDes.