IMAGINATION
Source des d6sirs^ idealisation du rM par un juste senlimenl du beau.
Nous bornons li, bien i regret, ces citations, car nous voulons parler d'une production nouvelle et curieusede la table ; elle dicta de la musique, voici comment elle s'y prit :
« Un coup frapp^ signiRait ul^ deux coups ri, trois coups miy quatre /a, etainsi de suite.
« Ordinairement, la table commengait par nous dire decombien de notes se composait la m^lodie, presque toujours trente-deux, son nombre favori pour la phrase musicale, commedouze pour la phrase parl^e,
« Cette formality remplie, elle dictait consecutivementles notes, que nous 6criyions en chiffres ; puis elle les divisait en mesures, en nous d^signant, Tune l^pr^a Tautre^ la quantity que chaque mesura devait contenir ; aprfes quoi, elle nous donnait la valeur de
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runil6, blanche, noire ou croche, et successivenient la valeur de chaque note qu'elle nous indiquait en scandanl la mcsure sur le parquet avec son pied.
« Venaientensuite I'indicationdes accidents, di^zes ou b^mols, a telle ou telle note, de telle ou teHe mesure, puis le ton, et enfln le tilre du morceau, qu'elle avait la nianie do ne nous r^vdler qu'apr^s complet achevement.
« La dict^e finle, Bureau ex^cutaitla m61odie sur un orgue que nous avions lou6 a cet effet. Le gu6ridon, sur iequel nos mains restaient pos6es, indiquait le mouvement en battant la mesuro, et reclifiait au besoin les erreurs. Apres quoi, notre ami meltait le morceau dans sa poche, et piochait chez lui raccompagnement, qu'il soumettait ensuite a la table, loujours anim6e, bien entendu, par Tapposition de nos mains.
« L'audition termin^e, si elle 6tait contenle du travail de son coop6raleur, elle maniiestait sa satisfaction en frappant plusieurs coups sur le parquet; sinon elle se dressait et restait immobile, signe habituel pour indiquer une erreur; alors Bureau recommenQait, et le gu^ridon signalait, en se levant, les accords qui lui d^plaisaient. Quand c*6tait Taccompagnement tout entier que la table rejetait, elle laissait encore aller une fois son collaborateiir jusqu'au bout et se levait ensuite. II comprenait alors que c*6tait a recommencer et remportait sa musique. »
Les lecteurs trouveront les melodies ainsi obtenues dans le livre d6j^ cit6.
MEDlUMNlxfeS DIVEBSES i25
Parfois les Esprit9 font de la musique au lieu de la dieter. Void ce que rapporte Oookes de ses experiences sur ce sujet, e^i cotnpdgnie du c^l^bre medium Home (1) :
« Parmi les remarquables ph^nom^nes qui se produiseiit sous rinfluence de M. Home, les plus frap-
paals et ceux qui se pr^ient le mieux h rexamen scientiflque sonl : 1" ralt^ralion du poids des corps ; 2" lex^cution d'airs sur des instruments de musique
(g6n6ralement sur I'accord^on , i cause de !a facility de transport) sans intervention humaine directe, et
(t) Crookea, Becherchta aur le SpirituaUtme, pp. 16 ^ 21-