‹ Le philosophe DamasciusChapitre 28 sur 29 · ADDITIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS

Dans la notice des manuscrits du Περὶ ἀρχῶν, après avoir parlé de l'exemplaire conservé à Sirasbourg (le ms. D), nous avons mentionné celui que posséda la bibliothèque du collége de Clermont, sans pouvoir dire ce qu’il était devenu depuis la vente de cette bibliothèque (p. #5); plus loin (p. 48), nous avons signalé, sous la lettre G, un exemplaire des Premiers principes conservé à la bibliothèque de Middlehill, dont nous avons fait à tort un dépôt communal.

Depuis la publication de cette partie de notre travail, il nous est parvenu un renseignement dont l’auteur ne s’est pas fait connaître, et d’après lequel nous avons tout lieu de croire que le ms. G n’est autre chose que le « Codex claromontanus » consulté par Holstein. En effet, la plupart des manuscrits qui composaient la bibliothèque du collége de Clermont, se retrouvent à Middlehill, résidence de sir Thomas Phillipps.

Nous saisirons l’occasion qui s’offre à nous de rappeler ici le service rendu par M. Phillipps à la philologie, à l’histoire, à l’archéologie, et de faire connaître en même temps les facilités que sa libérale hospitalité donne aux explorateurs de bibliothèques et d'archives.

Dom Pitra, chargé d’une mission historique dans la Grande-Bretagne, écrivait en 1849, à la suite d’un court séjour qu'il venait de faire à Middlehill : « Depuis vingt-cinq ans, M. le baronnet Phillipps amasse, dans cette belle résidence, des trésors littéraires de tous genres... Litteratis aperta, c’est le titre qu’en 1824 le généreux baronnet donnait à son musée. Nous n’avons entendu à Middlehill qu’une plainte : c’étaitt sur la rareté des visiteurs, bien qu’il en vienne des contrées les plus diverses... Plus d’un Français nous y avait précédés. M. Phillipps possède près de 18,000 manuscrits et peut-être autant de livres imprimés. Les fonds divers se succèdent par centaines sans se confondre, et le voyageur admis à parcourir ces vastes salles. passe par les plus illustres bibliothèques d'autrefois, par les librairies abbatiales et les galeries princières; du collége de Clermont à Saint-Victor, à Saint-Germain des Près, puis à Lobbes, à Stavelo, à Saint-Maximin de Trèves, à Saint-Martin de Tournay, à Saint- Vaast d’Arras; du cabinet d’Iriarte ou de la cellule de dom Van Ess aux archives de Muschenbroeck, au musée Meermann. Il peut même, franchissant les Alpes, reconnaître Bobbio, Saint-Marc de Milan, la bibliothèque Colonna, venue de Rome. »

On sait que M. Phillipps fait rédiger et imprimer de temps à autre le catalogue de ses nouvelles acquisitions, et qu’il l'adresse aux principales bibliothèques publiques. Aussi dirons-nous, comme dom Pitra : « Nous croyons remplir un devoir en constatant ces faits honorables, que nous voudrions pouvoir divulguer avec plus de retentissement.» (Rapport à M. le

Ministre de l’instruction publique et des cultes, en date du 15 novembre 1849, dans les Archives des missions scientifiques et littéraires ; année 1850, p. 557 et suiv.)

Nous devons revenir également sur les mss. J, Καὶ, L, M (exemplaires espagnols du Περὶ ἀρχῶν). Iriarte avait bien, comme nous l’avons écrit, préparé les matériaux du second volume de son livre sur les manuscrits grecs de la bibliothèque royale de Madrid; mais l'ouvrage encore inédit de M. Miller sur les manuscrits de cette bibliothèque est une suite de notices faites par le savant académicien d’après les manuscrits mêmes, et non pas, comme notre rédaction l’a fait penser à quelques personnes, une traduction du travail d’Iriarte. M. Miller ne s’est pas servi de ce travail. Nous n’avons pas eu non plus lintention d'attribuer à Iriarte un catalogue imprimé des manuscrits grecs de l’Escurial. Iriarte, dans un passage du catalogue de Madrid que nous avons reproduit, mentionne incidemment un Codex scorialensis des Premiers principes ; il avait même fait le catalogue grec de cette bibliothèque, mais son travail s’est perdu; et, malgré le relevé publié par Hænel, on peut dire en toute assurance que c’est à un savant français, à M. Miller, que l’on doit le premier catalogue des manuscrits grecs de l’Escurial. (Voyez le Discours préliminaire placé par M. Miller en tête de son livre.)

Page 1