ACTE III. SCÈNE I
M. Vanderk fils. Va ouvrir le volet.
Son domestique. J'y vais... le voilà ouvert.
M. Vanderk fils. Eh bien ! les clefs !
Son domestique. J'ai cherché partout, sur la fenêtre, derrière la porte ; j'ai tâté le long de la barre de fer, je n'ai 5 rien trouvé : enfin j'ai réveillé le portier.
M. Vanderk fils. Eh bien ?
Son domestique. Il dit que M. Antoine les a.
M. Vanderk fils. Et pourquoi Antoine a-t-il pris ces clefs ? 10
Son domestique. Je n'en sais rien.
M. Vanderk fils. A-t-il coutume de les prendre?
Son domestique. Je ne l'ai pas demandé: voulez-vous que j'y aille ?
M. Vanderk fils. Non... Et nos chevaux? 15
Son domestique. Ils sont dans la cour.
M. Vanderk fils. Tiens, mets ces pistolets à l'arçon, et n'y touche pas. As-tu entendu du bruit dans la maison?
Son domestique. Non. Tout le monde dort : j'ai cependant vu de la lumière. 20
M. Vanderk fils. Où?
Son domestique. Au troisième.
M. Vanderk fils. Au troisième ?
Son domestiquk Ah ! c'est dans la chambre de mademoiselle Victorine : mais c'est sa lampe. 25
M. Vanderk. fils. Victorine... Va-t'en.
Son domestique. Où irai-je ?
M. Vanderk fils. Descends dans la cour, écoute, cache les chevaux sous la remise à gauche, près du carrosse de ma mère : point de bruit surtout j il ne faut réveiller 30 personne.