SCÈNE II
M, VANDERK fils.
Pourquoi Antoine a-t-il pris ces clefs? Que vais-je faire? C'est de le réveiller. Je lui dirai... Je veux sortir... 5 J'ai des emplettes... j'ai quelques affaires... Frappons. Antoine?... il n'entend rien... Antoine ?... Il va me faire cent questions: "Vous sortez de bonne heure. Quelle affaire avez-vous donc ? Vous sortez à cheval : attendez le grand jour." Je ne veux pas attendre, moi. Qu'il me donne les lo clefs. {Ilfrappe^i Antoine?
Antoine, en dehors. Qui est là ?
M. Vanderk fils. Il a répondu. Antoine?
Antoine. Qui peut frapper si matin ?
M. Vanderk fils. Moi.
15 Antoine. Tout à l'heure ! j'y vais.
M. Vanderk fils. Il se lève... Rien de moins extraordinaire ; j'ai affaire, moi ; je sors. Je vais à deux pas : quand j'irais plus loin ? — Mais vous êtes en bottes ? Mais ce cheval, ce domestique? — Eh bien ! je vais à deux lieues 20 d'ici ; mon père m'a dit de lui faire une commission. Comme l'esprit va chercher bien loin les raisons les plus simples. Ah ! je ne sais pas mentir.